Après le CPE, Abrogation du Contrat Nouvelle Embauche.

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Une nouvelle enquête du ministère de l’Emploi fait le point sur la mise en oeuvre du CNE. On pourra faire un bilan complet et totalement valable au mois de Mai ou Juin, c’est à dire 2 ans après la création de ce nouveau contrat, qui allonge justement à deux ans la période d’essai. Mais les premières conclusions de  cette étude montrent que seulement un salarié sur deux a effectivement été recruté au bout d’un an.

De plus, un CNE sur deux est rompu avant un an ; c’est moins bien que pour les CDI classiques, et à peine mieux que pour les CDD. En tout cas, le CNE, c’est de la précarité en plus et absolument pas, une façon de  décomplexer les chefs d’entreprises pour embaucher.

Ce contrat miracle, n’a pas booster la création d’emplois.

Lorsque le CNE a été lancé en août 2005, on dénombrait 785.000 intentions d’embauches ; dix-huit mois après, ce sont finalement seulement 400.000 salariés qui ont été engagés sous cette forme de contrat de travail. Certes, le CNE a permis d’accélérer le processus d’engagement du personnel mais n’a  pas créé d’emplois. Dans l’enquête, seulement 8 % des chefs d’entreprise expliquent qu’ils n’auraient pas embauché si ce CNE n’avait pas existé. C’est très peu, surtout en regard de la dégradation induite du droit du travail !

Près de 20 % déclarent que ce nouveau contrat leur a permis d’anticiper
l’embauche, mais les autres – soit plus de sept sur dix – reconnaissent
que, de toute façon, ils auraient recruté au même moment avec un autre
contrat.

C’est toujours la même rengaine; le Medef et les libéraux promettent
que la flexibilité ou les allégements de cotisations sociales vont
créer des masses d’emplois. En réalité jamais cela n’a été vérifié. Au
contraire le salarié est fragilisé, l’Etat ou la sécu sont spoliés et
les actionnaires sont les grands gagnants.

Alors la gauche doit dire haut et fort qu’elle supprimera le CNE pour
restaurer la généralisation de CDI. Il faudra instaurer des malus de
cotisations sociales pour les entreprises en fonction du nombre
d’employés précaires, avec un effet suffisamment dissuasif. Pourquoi ne
pas négocier par branche un taux d’emplois " atypiques" (temps
partiels, intérim, Cdd) maximal à ne pas dépasser dans les entreprises?

Si la candidate du PS ne dit pas clairement qu’elle remettra en cause
les décisions néfastes de la droite, certains seront tentés d’y voir
une acceptation, de fait, de réformes que la gauche a vigoureusement
combattu. Ils renforceront leurs convictions que nos positions sont
purement des affichages de forme, dans l’opposition et qu’au fond, nous
accepterions ces dérives " inéluctables.

Je pense tout le contraire, ces réformes étaient dangereuses,
totalement inacceptables, hier , aujourd’hui et j’espère que non,
demain!

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