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	Commentaires sur : SOUVENONS NOUS DE JEAN JAURES	</title>
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		<title>
		Par : Bog citoyen, socialiste et républicain		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bog citoyen, socialiste et républicain]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Aug 2008 20:40:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Un grand merci à Marie-Noëlle Lienemann de saluer l&#039;actualité du Grand Jaurès. A mon tour j&#039;ai réagi sur le blog citoyen, socialiste et républicain aux articles de nos amis de Gauche Avenir.
Xavier Dumoulin, en sympathie socialiste et républicaine.
A l&#039;occasion de la date anniversaire de l&#039;assassinat de Jean Jaurès, Paul Quilès et Gilles Candar, tous deux signataires de l&#039;appel de Gauche Avenir, publient chacun leur approche jaurèsienne dans les pages Rebonds de Libé. Cette heureuse initiative de la part de ces citoyens souligne la pertinence de la synthèse socialiste et républicaine qui n&#039;a rien perdu de sa force propulsive.
On ne saurait reléguer Jean Jaurès au musée des antiquités socialistes ou en faire une sorte de supplément d&#039;âme dans la tradition du socialisme de la chaire. La pédagogie de Jaurès qui toujours joigna l&#039;acte à la parole, reste au contraire d&#039;une pertinence certaine pour porter haut l&#039;exigence républicaine aujourd&#039;hui. S&#039;il existe à l&#039;évidence une approche renouvelée des sciences sociales permettant d&#039;enrichir les approches critiques du monde actuel, la pensée de Jaurès n&#039;en demeure pas moins incontournable.
En ce sens, nos camarades ont raison d&#039;insister sur la nécessité de se ressourcer dans cette oeuvre féconde et géniale. La regrétée Madeleine Rebérioux a  beaucoup oeuvré comme historienne et militante pour faire connaître cet héritage vivant dans ces bulletins de la société d&#039;études jaurésienne. Mais il n&#039;est point besoin d&#039;être érudit pour s&#039;abreuver aux sources de cette pensée. On pourra avec profit et à notre humble manière découvrir une part du grand Jaurès en parcourant quelques recueils de textes à l&#039;image de celui, encore inégalé, intitulé “L&#039;esprit du socialisme”, préfacé par Jean Rabaud et publié aux éditions Gonthier en 1964. On y lira notamment le célèbre discours à la jeunesse qui résume d&#039;une certaine façon le rapport du philosophe à la société et à la vie. Les riches et nombreuses biographies invitent aussi à pénétrer cette puissante force intellectuelle et morale. Des plus simples, comme celle de Marcelle Auclair, aux plus élaborées, telles celle de Georges Tétard. Toujours disponible sous le numéro 220 de la collection “Découvertes Gallimard” ce concentré fort bien illustré et magnifiquement écrit sous la plume de Madeleine Rebérioux, ce “Jaurès - La parole et l&#039;acte -” recèle un vrai trésor d&#039;enseignements.
Si l&#039;esprit le réclame, on ira plus avant dans la lecture des six tomes de l&#039;Histoire socialiste de la révolution française en sept fasicules, réédités aux éditions sociales à l&#039;occasion du bicentenaire. Avec l&#039;armée nouvelle, ces oeuvres constituent le socle d&#039;une solide référence intellectuelle. Les plus avisés goûteront avec ravissement les bonnes pages des oeuvres de Jean Jaurès dans le fac similé des textes rassemblés, présentés et annotés par Max Bonnafous. Sans oublier les publications en cours qui traduisent le vif intérêt actuel pour cet acteur et penseur majeur de notre histoire contemporaine. A l&#039;évocation de ces belles références nous mesurons pour notre part le large chemin à parcourir. Car il ne s&#039;agit pas tant de relire que de lire …
Mais ces lectures ne prennent sens que dans un engagement de tous les jours avec cette perspective citoyenne courageuse toute entière contenue dans ce passage du discours à la jeunesse qui ne nous inspirera jamais assez : “  Le courage, c’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale. Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou à tisser, pour qu’aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés. Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes. Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.”]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un grand merci à Marie-Noëlle Lienemann de saluer l&rsquo;actualité du Grand Jaurès. A mon tour j&rsquo;ai réagi sur le blog citoyen, socialiste et républicain aux articles de nos amis de Gauche Avenir.<br />
Xavier Dumoulin, en sympathie socialiste et républicaine.<br />
A l&rsquo;occasion de la date anniversaire de l&rsquo;assassinat de Jean Jaurès, Paul Quilès et Gilles Candar, tous deux signataires de l&rsquo;appel de Gauche Avenir, publient chacun leur approche jaurèsienne dans les pages Rebonds de Libé. Cette heureuse initiative de la part de ces citoyens souligne la pertinence de la synthèse socialiste et républicaine qui n&rsquo;a rien perdu de sa force propulsive.<br />
On ne saurait reléguer Jean Jaurès au musée des antiquités socialistes ou en faire une sorte de supplément d&rsquo;âme dans la tradition du socialisme de la chaire. La pédagogie de Jaurès qui toujours joigna l&rsquo;acte à la parole, reste au contraire d&rsquo;une pertinence certaine pour porter haut l&rsquo;exigence républicaine aujourd&rsquo;hui. S&rsquo;il existe à l&rsquo;évidence une approche renouvelée des sciences sociales permettant d&rsquo;enrichir les approches critiques du monde actuel, la pensée de Jaurès n&rsquo;en demeure pas moins incontournable.<br />
En ce sens, nos camarades ont raison d&rsquo;insister sur la nécessité de se ressourcer dans cette oeuvre féconde et géniale. La regrétée Madeleine Rebérioux a  beaucoup oeuvré comme historienne et militante pour faire connaître cet héritage vivant dans ces bulletins de la société d&rsquo;études jaurésienne. Mais il n&rsquo;est point besoin d&rsquo;être érudit pour s&rsquo;abreuver aux sources de cette pensée. On pourra avec profit et à notre humble manière découvrir une part du grand Jaurès en parcourant quelques recueils de textes à l&rsquo;image de celui, encore inégalé, intitulé “L&rsquo;esprit du socialisme”, préfacé par Jean Rabaud et publié aux éditions Gonthier en 1964. On y lira notamment le célèbre discours à la jeunesse qui résume d&rsquo;une certaine façon le rapport du philosophe à la société et à la vie. Les riches et nombreuses biographies invitent aussi à pénétrer cette puissante force intellectuelle et morale. Des plus simples, comme celle de Marcelle Auclair, aux plus élaborées, telles celle de Georges Tétard. Toujours disponible sous le numéro 220 de la collection “Découvertes Gallimard” ce concentré fort bien illustré et magnifiquement écrit sous la plume de Madeleine Rebérioux, ce “Jaurès &#8211; La parole et l&rsquo;acte -” recèle un vrai trésor d&rsquo;enseignements.<br />
Si l&rsquo;esprit le réclame, on ira plus avant dans la lecture des six tomes de l&rsquo;Histoire socialiste de la révolution française en sept fasicules, réédités aux éditions sociales à l&rsquo;occasion du bicentenaire. Avec l&rsquo;armée nouvelle, ces oeuvres constituent le socle d&rsquo;une solide référence intellectuelle. Les plus avisés goûteront avec ravissement les bonnes pages des oeuvres de Jean Jaurès dans le fac similé des textes rassemblés, présentés et annotés par Max Bonnafous. Sans oublier les publications en cours qui traduisent le vif intérêt actuel pour cet acteur et penseur majeur de notre histoire contemporaine. A l&rsquo;évocation de ces belles références nous mesurons pour notre part le large chemin à parcourir. Car il ne s&rsquo;agit pas tant de relire que de lire …<br />
Mais ces lectures ne prennent sens que dans un engagement de tous les jours avec cette perspective citoyenne courageuse toute entière contenue dans ce passage du discours à la jeunesse qui ne nous inspirera jamais assez : “  Le courage, c’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale. Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou à tisser, pour qu’aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés. Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes. Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin. Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.”</p>
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