Reprenons l’initiative pour la Gauche et la France. Mon intervention lors des vœux de la Gauche Républicaine et Socialiste.

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Chers amis,

L’année 2025 a été une année difficile, difficile pour le monde, pour la France, pour la gauche. Vous avez tous en tête les nombreux conflits, les nombreuses déstabilisations qui traversent notre continent et la planète : Ukraine, Gaza, République démocratique du Congo, Somalie.

La seconde élection de Donald Trump a finalement révélé deux réalités.

 D’abord, la montée dans le monde des pouvoirs autoritaires, le recul de la démocratie et de la défense des droits de l’homme. Elle est soutenue, accompagnée par le progrès de la pensée illibérale, des thèses de l’extrême droite et une forme d’acceptation de la déshumanisation des politiques menées. La formule n’est pas excessive, même les évêques américains la dénoncent.

Dans le même mouvement, le recul du camp progressiste de la gauche est très général, même s’il y a des lieux où certains résistent mieux que d’autres.

J’avais dit deux réalités. La seconde est que de grands empires se consolident, cherchent à se répartir le monde, non sans tensions présentes ou à venir, en mettant hors-jeu le multilatéralisme, les institutions qui l’incarnent, et s’en prenant à ceux qui refusent d’être vassaux de l’un ou de l’autre. C’est évidemment ce qui se joue actuellement en Europe.

L’instabilité politique provoquée par cette folle dissolution en 2014 et la gestion délirante par Macron du résultat des législatives non seulement affaiblit notre pays mais aussi obére d’autres débats sur des évolutions inquiétantes et les réponses qu’il faudrait y apporter. Ce devrait être une priorité.

En France, l’augmentation de la pauvreté et le chômage qui repart, la désindustrialisation qui se poursuit, montrant l’échec annoncé de la politique de l’offre, l’agriculture à son tour engagée dans une spirale de déclin, les services publics qui se dégradent avec un point d’attention et d’inquiétude particulière pour l’éducation et la santé, une dette publique très importante et la faiblesse de nos investissements, la cohésion nationale toujours mise à mal par l’accroissement des inégalités et l’insuffisance défense de notre modèle républicain, avec, on le voit encore davantage, la montée du racisme et de l’antisémitisme. Sans compter la prise de conscience sans cesse accrue de notre perte de souveraineté, souveraineté économique, technologique en particulier.

Les Français paraissent tétanisés avec un double sentiment d’impuissance face au désordre et menaces dans le monde et face à la dégradation de leurs conditions de vie et à l’état de la France.

Ils vont se désespérer ou s’égarer davantage si nulle alternative n’apparaît, à la fois crédible, mais aussi engageant des ruptures permettant de poser de nouvelles fondations pour une France forte, une France libre, une France fraternelle et qui offre à chacune et chacun de nos concitoyens la possibilité de maîtriser son destin, de participer à la destinée commune, de bâtir une vie meilleure.

Ce serait une grave illusion d’imaginer que l’on peut empêcher la victoire du RN aux prochaines échéances si l’on se contente d’agiter l’épouvantail de la peur ou de proposer seulement quelques mesures immédiates qui, même utiles et positives, ne convaincront pas, car chacun a bien conscience.

  1. Qu’on a à faire à des bouleversements majeurs qu’il faut sérieusement prendre en compte.
  • Que nous payons les erreurs du passé, que nous avons des responsabilités dans ce qui se passe et que sans se couvrir de cendres, nous ne pouvons pas faire l’économie d’une analyse de nos erreurs passées, d’en tirer les leçons pour engager un chemin résolument différent.
  •  Qu’il faut donc un nouveau projet, en tout cas une nouvelle stratégie avec des points saillants de changements politiques, économiques et sociaux, et pas seulement quelques discours lénifiants ou un tombereau d’eau tiède au motif de ne pas trop bousculer alors que la peur s’immisce partout.
  •  Le fait national ne peut être contourné ou détourné, car la France, notre nation, demeure le cadre que nous maîtrisons collectivement le mieux, où nos concitoyens peuvent se faire entendre et compter, où ils peuvent être protégés, défendre leurs droits et inscrire leur présent comme leur avenir en se sentant membre d’une communauté, d’un projet collectif pour eux et leurs enfants. C’est un phénomène que l’on observe partout.

En réponse à cette globalisation libérale débridée qui a déstabilisé et appauvri beaucoup de peuples, de citoyens, mis chacun en concurrence avec l’autre, la nation est de retour, elle est attendue. Partout, les peuples réagissent et se retourne vers les communautés ou les nations, souvent dans un repli identitaire mais pas seulement. Et ce serait une grande faute que de confondre volonté de consolider la nation et promotion d’un nationalisme étroit et excluant. 

C’est d’autant plus important en France où nous avons la chance que notre projet national ne soit pas un repli sur soi, un rejet de l’autre, puisque nous le savons, notre nation a comme fondement la République. Ce concept à sa création, a été largement porté par la gauche et Jaurès lui-même a rappelé que l’internationalisme n’était pas la négation des nations et des patries. Dans notre pays, il y a un challenge majeur à ne pas laisser dériver l’idée républicaine de la nation qui est tout l’inverse d’une nation ethnique.  Il y a pour la gauche et la France un enjeu majeur à réinvestir le fait national sous ce prisme et non celui du RN.

Partout face à l’immédiateté, tant promue par les réseaux sociaux et technologies actuelles, mais aussi par les marchés qui négligent toujours le long terme, l’État, la Nation sont de plus en plus importants pour porter une vision d’avenir et mettre en œuvre des politiques qui s’inscrivent dans la durée pour garantir la pérennité de notre cadre collectif.

On aurait pu attendre de la gauche qu’elle s’attelle à tout cela. Force est de constater que rien n’a avancé en un an, ni pour son unité, ni pour établir un programme commun, première étape vers un projet plus global.

Jean-Luc Mélenchon et LFI poursuivent leurs dérives, rendant une réelle dynamique de rassemblement de toute la gauche de plus en plus difficile.

 Non seulement, la gauche n’a pas su conjurer ses divisions mais elle n’a pas, non plus, créé une nouvelle dynamique d’élargissement permettant de sortir d’un score global particulièrement bas, ni de faire reculer le RN notamment dans les catégories populaires.

Nous avions souhaité, dès l’an dernier, un large rassemblement des forces de gauche et écologistes allant du PC jusqu’aux différentes composantes du PS et place publique en passant par d’autres mouvements. Considérant d’ailleurs qu’il fallait très rapidement travailler à des convergences programmatiques permettant de constituer à un socle commun en vue des présidentielles et du choix d’un candidat commun, nous souhaitions y apporter notre contribution.

Force est de constater que cela n’a pas réellement progresser.

 Ni aux municipales, où l’éparpillement est trop souvent la règle avec des alliances à géométrie variable sans grande cohérence, et moins encore au niveau national.

On notera que le processus de Bagneux, déjà assez limité au début, s’est progressivement réduit avec le départ du PC. Ainsi, la primaire annoncée pour octobre paraît à ce stade bien limitée dans son périmètre, d’autant qu’une partie importante du PS ne semble pas y adhérer. De plus, les personnalités qui semblent bien placées dans les sondages n’y participent pas !

Il est donc difficile de savoir comment tout cela va évoluer.

Néanmoins pour notre part, à la GRS, Nous restons particulièrement mobilisés pour que le rassemblement de la gauche soit large et s’opère autour d’un programme qui ne soit pas minimaliste, mais manifeste des « ruptures réelles » avec les politiques suivies sur des questions majeures. Et cela doit en tout premier lieu, s’attaquer aux enjeux qui ont largement contribué à l’assèchement politique et sociologique de la gauche. Enjeux aussi essentiels pour l’avenir de la France.

Je veux d’abord insister sur la question majeure de la construction européenne et de l’avenir de l’Europe.

Il faut être clair et net :  nous ne pouvons valider une poursuite de la stratégie européenne qui depuis de nombreuses années non seulement a affaibli l’Europe dans le monde, mais plus encore affaibli la France dans notre continent et sur la scène mondiale surtout sur le terrain économique et social. Au niveau européen, les inégalités se sont accrues entre pays et entre citoyens, la souveraineté des peuples a reculé, et nos modèles sociaux ont été mis à mal. En France ces dérives ont plus encore qu’ailleurs percuté notre pays en mettant en cause notre modèle républicain, les services publics, en installant le primat du marché sur le politique, la relégation des Etats rendus impuissants ou disqualifiés. 

 la social-démocratie et les socialistes ont tout laisser dériver accompagnant la logique libérale et la plongée dans une mondialisation débridée, renonçant ipso facto au projet initial de la gauche d’une Europe sociale, de progrès partagé et renonçant à imposer des convergences sociales et fiscales vers le haut, la préférence communautaire qui s’est avérée une vaste fumisterie.

Comment s’étonner que tout cela se paie aussi politiquement aujourd’hui.

Sans compter qu’en France, nos concitoyens avaient vu juste, comprenant que le chemin pris nous conduisait dans l’impasse en votant non au projet constitutionnel en 2005 et ils considèrent à juste titre que la façon dont on leur a imposé le traité de Lisbonne, copie conforme du texte qu’ils avaient rejeté est le signe manifeste du profond déni démocratique sur laquelle est fondée l’union européenne.

Bien avant déjà, les catégories populaires et singulièrement le monde ouvrier subissaient les conséquences des choix européens- comme les délocalisations, la pression à la baisse des salaires- qui ont lourdement contribué à la désindustrialisation mais aussi de tous ceux qui sont attachés aux services publics ont vu les sinistres conséquences de la généralisation de la concurrence dans tous les domaines. On leur disait qu’il fallait accepter tout cela pour que l’Europe avance, progresse et hélas elle a plutôt reculé ! Trop de politiques ne voulaient pas voir cette réalité et ce n’est pourtant pas faute d’avoir alerté.

Mais aujourd’hui, il faut cesser de faire semblant de ne pas voir aussi nous défendons avec force trois exigences

  • Une reconfiguration majeure de la construction et de l’architecture européennes, et de rééquilibrer l’UE
  • Une mobilisation de notre pays pour savoir engager des rapports de force pour se faire entendre et défendre ses intérêts en Europe mais aussi pour mieux tirer notre épingle du jeu dans le cadre actuel en étant moins naïfs
  • Un refus absolu de tout basculement vers le fédéralisme qui ne fera que consacrer la loi des plus forts dans l’UE et particulièrement de l’Allemagne et écrasera tout ce que nous défendons par exemple une certaine idée de l’autonomie par rapport aux autres puissances.

Et il faut bien dire que cela soit du côté des dirigeants du PS et des écologistes, ces partis  

ne semblent tirer aucune conséquence ni des échecs de l’actuelle construction européenne, ni du décrochage politique des couches populaires, largement provoqué par les choix européens qui ont été largement responsables d’une détérioration de leur situation.

Nous souhaitons qu’un débat ait lieu sur ce sujet et qu’une partie de la gauche ne continue pas tête baissée dans une direction qui a largement contribué à sa perte et qui n’est pas approuvé par les Français. Et de toute façon rien ne serait pire pour la gauche de n’avoir aucune nouvelle stratégie pour l’Europe au regard des profonds bouleversements politiques actuels.

Oui l’Europe pourrait et devrait s’affirmer comme une force économique militaire indépendante et autonome et sortir de sa vassalité aux USA.

Mais cessons de prendre nos désirs pour la réalité et faire comme si ce projet, cette ambition était partagée par les 27 et même par nos voisins directs comme l’Allemagne .la réalité est toute autre on le voit encore récemment ne serait-ce qu’avec le retrait des soldats allemands du Groenland dès que Trump a fait la grosse voix pour comprendre !

Aussi notre stratégie doit être fonder sur 3 piliers :

  • Une Union européenne profondément transformée et rééquilibrée,  
  • Des coopérations par sujets, par projets avec des partenaires européens voire élargies à d’autres (ex: le royaume uni ou d’autres pays méditerranéens) à condition que cela n’entache pas la souveraineté des pays européens concernés
  • La France doit pouvoir agir seule si sa souveraineté l’exige et ne doit pas se laisser embourber ou paralyser par des règles ou pressions européennes qui aujourd’hui comme hier nous affaiblissent

Qu’on soit clair il ne s’agit pas de prôner un repli national qui d’ailleurs n’aurait aucun sens et aurait de graves conséquences. Il s’agit d’arrêter les discours et les pratiques qui nous ont amené dans le mur et profondément affaibli nous l’Europe, nous la France et notamment la France dans l’Europe !

Il s’agit de condamner ces théories fumeuses selon laquelle devant l’attitude de Trump, devant les risques qui se confirment et les périls qui s’approchent, l’Europe va s’unir et œuvrer à sa souveraineté !  Peut-être, elle le devrait et sans doute faut-il tenter de l’en convaincre mais force est de constater qu’il n’y a rien d’automatique.  Non nécessité ne fait pas loi ! Et actuellement en dépit de frémissements, rien de significatif ne montre que l’UE avance dans ce sens.  Au contraire et Trump qui n’est pas dupe sait régulièrement attiser les divisions. Il n’y a rien d’automatique car nos intérêts ne sont pas spontanément convergents, ils sont même parfois divergents.  Ne serait sur certains points majeurs pour nos économies, Les Allemands exportateurs sont prêts à d’importantes concessions aux USA, voire aux chinois pour préserver leur marché au détriment des autres comme on l’a vu lors du scandaleux accord Trump- Von der Leyen  avec des taxations américaines et zéro taxations européennes ! On l’a vu avec le Mercosur ou l’industrie allemande a eu gain de cause sur les agriculteurs français et polonais ….

Donc soyons lucides et donnons-nous les moyens de ne pas subir, de faire avancer l’Europe sans affaiblir la France, de faire avancer la souveraineté européenne sans affaiblir la souveraineté française notamment dans des secteurs clés. Ne soyons ni les ravis de la mondialisation ni les ravis de l’Union européenne actuelle.

De ce point de vue il faut tordre le cou à l’illusion d’une Europe fédérale qui nous renforcerait ! L’exemple du mercosur est l’exemple type du danger du fédéralisme européen !

1 la compétence des négociations commerciales internationales est retirée aux États membre notamment le suivi des négociations qui font l’objet d’un vague mandat donné à la commission

2 l’approbation des traités concernés est ratifiée à la majorité qualifiée des Etats et par le seul parlement européen et non par les parlements nationaux. Dans le cas du Mercosur, la majorité qualifiée a été atteinte au niveau des conseils des ministres. Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que le parlement européen ne ratifie pas.

Le fédéralisme sans des règles sociales, fiscales et autres politiques communes, sans transfert financier massif et redistributif, sans financement de grands projets industriels, technologiques répartis sur l’ensemble du territoire, sans emprunts communs. C’est purement et simplement la loi du plus fort qui s’impose au sein d’un grand marché européen qui mets toujours les peuples et les états en concurrence.

Je pourrais prendre moultes exemples de ces désaccords franco-allemands – on pourrait parler de la défense – on ne pourra repartir sur de nouvelles bases qu’à la condition de mettre clairement sur la table ce qui pour nous est décisif et retrouver des marges de manœuvre. Rappelons que la France est contributeur net au budget de l’union et ce serait criminel de continuer des financer des choix économiques et politiques qui nous sont défavorables, qui empêchent notre réindustrialisation et nous appauvrissent. De ce point de vue le marché de l’énergie est une pure honte dont il faut se libérer au plus vite. On peut évoquer aussi les règles de marché publics qui ne permettent pas de privilégier le local ou le made in France ( et même parfois le made in UE)

Nous souhaitons approfondir ce sujet de la réorientation de la construction européenne avec nos partenaires de gauche.

D’autres points nous paraissent décisifs, en particulier la politique économique et sociale.

Nous plaidons en faveur d’un développement du capital public et du rôle de l’État en particulier pour la réindustrialisation et la reconquête de souveraineté dans des secteurs clés.

C’est quand même un comble. Dans un monde où le capital est de mieux en mieux rémunéré, où il a de plus en plus de pouvoir dans les entreprises, il faudrait que des personnes privées en profitent et pas les États et leurs peuples ! Évidemment il ne s’agit pas de tout étatiser ou nationaliser mais de retrouver une conception qui a plutôt dans le passé réussi à notre pays à savoir celle d’une économie mixte (secteur privé/ intervention publique/ économie sociale)

 Il est urgent de restaurer des visions à long terme avec une nouvelle planification, et  en accordant une priorité majeure aux investissements publics et privés au service d’une croissance soutenue et décarbonée, de l’adaptation au changement climatique, de la recherche, de notre défense  

Sans croissance, nous ne pourrons pas financer notre protection sociale, nos services publics !  

La politique dite de l’offre- à savoir des cadeaux fiscaux ni ciblés ni conditionnés n’ont pas permis le redressement du pays- et une baisse du « coût » du travail ont été contre performants, il faut donc, là aussi, tirer les leçons de ce constat et changer de cap.

En tout cas, on voit bien qu’il est grand temps que la gauche reprenne une réflexion et engage de nouvelles orientations sur sa stratégie économique et sociale qu’elle donne trop souvent l’impression de placer au second rang tant elle parait d’abord préoccupée par les questions sociétales.

 Heureusement, elle s’est mobilisée sur un enjeu majeur à savoir la redistribution des richesses à travers la fiscalité mais on voit bien qu’il faut attacher à la production de richesses une attention aussi soutenue.

Nous sommes convaincus que ces sujets sont essentiels pour retrouver la confiance des salariés, des catégories populaires, des salariés de la fonction publique qui veulent comprendre comment nous pouvons assurer une vie meilleure pour eux et leurs enfants, garantir pour l’avenir la vitalité du modèle républicain et l’indépendance de la France

Nous souhaitons apporter notre pierre à cette réorientation économique et sociale.

Ces champs ne sont bien sûr pas exhaustifs !  

Je veux toutefois, pour conclure, souligner un point très important ; restaurer la confiance en la science, développer la culture scientifique et technique, affirmer notre rang de grande nation scientifique et en matière de recherche.

C’est à la fois un enjeu de société à l’heure où se développe un peu partout dans le monde les obscurantismes de tous poils, les complotismes, la négation du réel quand il gène et un enjeu de développement économique et technologique.

C’est encore un enjeu de souveraineté certes mais aussi une contribution au progrès des connaissances au service de l’humanité.

Nous sommes les enfants des lumières et devons le revendiquer et surtout le manifester concrètement.

 Chers camarades, au fond le fil conducteur de notre projet demeure la République Sociale qui doit affronter le monde contemporain avec lucidité et détermination mais en sachant qu’elle garde toute sa vitalité et son actualité. J’ai l’intime conviction que cette perspective est de nature à rassembler une majorité de français à condition de ne pas demeurer une simple incantation. Travaillons-y ! bonne année 2026

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