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	<title>Merci pour ce changement &#8211; Marie-Noëlle Lienemann</title>
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	<title>Merci pour ce changement &#8211; Marie-Noëlle Lienemann</title>
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		<title>Entretien dans la Revue Charles : « Je voulais un titre accrocheur et ironique »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 May 2016 14:02:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[La gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Merci pour ce changement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Revue Charles &#8211; mardi 31 mai 2016 Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste, qui se dit davantage «résistante» que «frondeuse», publie Merci pour ce changement !, un livre à charge contre la politique menée par François Hollande. Autour d’un café dans les salons du Sénat, la candidate à la primaire des gauches nous a accordé un [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/05/logo_revue_Charles.jpg"><img loading="lazy" class="alignright size-medium wp-image-10545" src="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/05/logo_revue_Charles-300x95.jpg" alt="logo_revue_Charles" width="300" height="95" srcset="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/05/logo_revue_Charles-300x95.jpg 300w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/05/logo_revue_Charles.jpg 462w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a>La Revue Charles</em> &#8211; mardi 31 mai 2016</p>
<h3 style="text-align: justify;">Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste, qui se dit davantage «résistante» que «frondeuse», publie <em>Merci pour ce changement !</em>, un livre à charge contre la politique menée par François Hollande. Autour d’un café dans les salons du Sénat, la candidate à la primaire des gauches nous a accordé un moment. Merci à elle.</h3>
<p style="text-align: justify;">Par Margot Hess</p>
<h4 style="text-align: justify;">Pour quelles raisons avez-vous écrit <em>Merci pour ce changement</em> ?</h4>
<p style="text-align: justify;">L’objectif était d’expliquer pourquoi je suis candidate à des primaires de gauche. J’ai souhaité proposer une analyse globale du quinquennat et montrer qu’il n’y a pas eu de tournant «social-démocrate» mais un cap stratégique dès le début. J’ai aussi voulu mettre en avant le fait qu’une alternative est possible et nécessaire parce que la manière dont le libéralisme est décliné actuellement percute fondamentalement les principes républicains. La République n’est pas qu’un ensemble de valeurs théoriques, ce sont aussi des fondamentaux qui impactent l’économie et la société. La «République sociale», que je défends et qui émane historiquement de la gauche française depuis Jaurès, est finalement très adaptée à notre époque.</p>
<h4 style="text-align: justify;">À qui s’adresse votre livre ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Mon livre s’adresse à tous les Français, pour leur montrer qu’une autre politique est possible et mettre en lumière ce qui nous a amenés à cet état de dépression collective. Les Français, comme les dirigeants, doivent penser la politique non en réaction à l’instant, mais considérer que les décisions prises aujourd’hui auront des conséquences au long cours.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Comment s’est déroulée l’écriture de <em>Merci pour ce changement</em> ?</h4>
<p style="text-align: justify;">J’ai travaillé avec Pierre Dumazeau, journaliste à <em>Valeurs actuelles</em>, qui m’en a fait la proposition. Comme je ne pensais pas ce livre uniquement à destination du militant déjà encarté au Parti socialiste, mais plutôt à tous les lecteurs qui s’intéressent à la politique, je ne pouvais pas verser dans l’autosatisfaction et l’auto-argumentation. Il fallait alors quelqu’un qui m’interroge depuis un camp qui n’est pas le mien. Je publie déjà mes notes sur mon blog et j’ai pris la décision d’écrire ce livre à La Rochelle en 2015, lors des universités d’été du Parti socialiste. Pierre Dumazeau m’a aidée à le mettre en forme, et comme je suis assez prolixe, à me couper quand c’était nécessaire ! Quant au titre, je le voulais accrocheur et ironique, et c’est un ami qui l’a trouvé. Aujourd’hui, si je devais faire une critique à ce livre, c’est de ne pas avoir suffisamment abordé les questions d’éducation alors que c’est un sujet majeur.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Est-ce que vous lisez les livres des hommes politiques ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Je me suis promis de lire les livres d’Alain Juppé et de Nicolas Sarkozy, peut-être celui de François Fillon, pour comprendre ce qu’ils ont en tête.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Vous êtes très critique sur la politique menée par le gouvernement, avez-vous envisagé de quitter le Parti socialiste ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Je me suis d’abord considérée plus comme une résistante qu’une frondeuse, mais il est temps de sortir de cette appellation, nous devons être dans une position offensive. Je ne suis pas que dans la fronde issue du mécontentement, je cherche à proposer une alternative. Partout, la mondialisation libérale est contestée ! Et ce n’est pas au moment où Bernie Sanders se revendique lui-même du socialisme, dans un pays où personne ne l’a jamais été, que les socialistes français devraient commencer à se ranger derrière le concept tantôt «social-démocratie» ou de «social-libéralisme», sans qu’il soit jamais explicité par ses tenants d’ailleurs – qui est une pétaudière ! Pouvez-vous me dire où la social-démocratie se porte bien ? Ce livre ne verse pas dans le Hollande <em>bashing.</em> Nous devons simplement en finir avec la prétention présidentielle qui consiste à décider seul en disant : «<em>Dans cinq ans, vous verrez !</em>» La Vème République est une impasse démocratique qui dévitalise le pays. Je le disais déjà en 1992, dans une tribune publiée dans <em>Le Monde</em> : «<em>Même quand le monarque est bon, la monarchie est un mauvais système</em>.» Alors que dire quand il n’est pas bon ?</p>
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		<title>« Beaucoup d’occasions ont été manquées » &#8211; entretien pour Sauvons l&#8217;Europe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 May 2016 08:39:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[La gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Les dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Merci pour ce changement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sauvons l&#8217;Europe &#8211; lundi 30 mai 2016 Marie-Noëlle Lienemann a connu un parcours politique riche. Élue locale, députée, ministre, sénatrice, elle a également été vice-présidente du Parlement européen. A l’occasion de la sortie de son livre incisif sur le bilan du quinquennat, Merci pour ce changement !, nous avons le plaisir de l’interroger sur la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/05/logo_Sauvons_l_Europe.jpg"><img loading="lazy" class="size-full wp-image-10540 alignright" src="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/05/logo_Sauvons_l_Europe.jpg" alt="logo_Sauvons_l_Europe" width="282" height="150" /></a>Sauvons l&rsquo;Europe</em> &#8211; lundi 30 mai 2016</p>
<h3 style="text-align: justify;">Marie-Noëlle Lienemann a connu un parcours politique riche. Élue locale, députée, ministre, sénatrice, elle a également été vice-présidente du Parlement européen. A l’occasion de la sortie de son livre incisif sur le bilan du quinquennat, <em>Merci pour ce changement !</em>, nous avons le plaisir de l’interroger sur la place que l’Europe a tenu pendant ces années et sur son approche personnelle de cet horizon démocratique.</h3>
<h4 style="text-align: justify;">Votre livre aborde la question européenne non sans une certaine expérience. Vous avez, à trois reprises, exercé un mandat de Députée au Parlement Européen dont vous avez été la Vice-Présidente. Quelle place tient ce parcours européen dans votre lecture du projet européen aujourd’hui ?</h4>
<p style="text-align: justify;">J’ai beaucoup appris de mes responsabilités au Parlement européen. D’abord, penser l’action politique en élargissant en permanence son analyse et son regard. Il s’agit de prendre en compte tout à la fois, les grandes différences culturelles et historiques qui demeurent prégnantes dans le monde qui nous entoure, même chez nos proches voisins, mais aussi l’universalité des valeurs humanistes et des actions que nous pouvons concevoir. Travailler dans les instances européennes amène à comprendre la logique des autres. On peut être très attaché à la défense des intérêts de nos compatriotes, de notre pays, de notre modèle républicain tout en prolongeant notre horizon dans des engagements plus vastes. Trop souvent, certaines élites françaises nous ont fait croire qu’il fallait abandonner nos identités, nos convictions pour faire avancer la cause européenne. J’ai très vite mesuré que les indispensables compromis à réussir pour faire naître un intérêt général européen ne devaient en rien être une forme de dilution dans une pensée unique, devenant peu à peu comme des dogmes intangibles s’imposant aux citoyens. On ne fait de bons compromis qu’en assumant ses positions, avec la volonté de trouver un équilibre dynamique capable de rassembler, sans que des dominations finissent par s’installer.</p>
<p style="text-align: justify;">Or en 1984, mon entrée au Parlement européen coïncidait avec un enthousiasme total pour ce beau projet qui devait être la grande affaire de ma génération. Nous étions encore dans la trajectoire des « Pères fondateurs », la démocratie s’affirmait au Sud de notre continent et l’entrée de ces pays, certes moins riches et moins développés, apparaissait comme une grande opportunité pour tous. Même si le chômage commençait à peser sur nos sociétés, si des bouleversements technologiques nous imposaient déjà de profondes mutations, nos pays voulaient relever ses défis et assurer un progrès partagé par tous. Les écarts de salaires, de niveaux sociaux existaient mais il nous paraissait possible, grâce à une action publique européenne, de les réduire progressivement, d’autant que les aspirations collectives étaient assez semblables. Nous avions le sentiment de partager une vision commune du progrès et de notre avenir.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès cette époque, la question environnementale est apparue essentielle et est devenue un sujet permanent d’engagement du Parlement européen. J’ai siégé immédiatement au sein de la commission environnement. Au début, la France était en retard sur ces sujets et les instances européennes ont contribué à une prise de conscience partagée, à des directives et prises de positions ambitieuses. Depuis une dizaine d’année, c’est de moins en moins le cas et l’UE est plus timorée. J’ai participé à la négociation de toutes les grandes directives environnementales et j’ai été rapporteure de celles concernant l’eau. J’ai vu comment ces normes environnementales pouvaient aussi favoriser telle entreprise, telle industrie nationale et en pénaliser d’autres. Pendant longtemps, les industries françaises se sont peu investies, moins encore en amont des choix, pour faire entendre leur voix. La politique européenne décidée aujourd’hui aura des conséquences, bien des années après. Il faut avoir le sens du temps long. Là, plus qu’ailleurs, diriger c’est prévoir. Et une fois des directives votées, il ne faut pas tarder ni à les mettre en œuvre, ni à réfléchir aux opportunités qu’elles offrent en termes d’emploi, de développement économique nouveau, de mutation des pratiques. Plutôt que d’attendre et, au bout du compte, les vivre comme des contraintes pénalisantes. Ce travail parlementaire m’a mis en contact avec beaucoup d’industriels et j’ai pu ainsi mieux comprendre leurs problèmes et leur raisonnement. Il est essentiel de réindustrialiser la France, l’Europe mais en lien avec cette exigence d’un nouveau mode de développement.</p>
<p style="text-align: justify;">Les premières années au Parlement Européen ont été formidables. Si j’insiste sur notre enthousiasme du départ, c’est que j’ai pu, hélas, voir tout au cours de ces 30 dernières années, comment la pression de la globalisation libérale, et une forme de plongée aveugle de l’Union dans sa logique, a pu peu à peu faire craquer les solidarités, affaiblir le projet commun en même temps que nos économies. Au niveau international, l’Europe a laissé le leadership américain s’affirmer de façon dominante, même si désormais l’émergence de la Chine semble modifier la donne. J’ai espéré l’élargissement à l’Est comme une promesse heureuse de réunification de notre continent et j’ai observé en même temps qu’il y avait mal donne, que nous n’étions pas tout à fait d’accord sur ce que nous voulions construire ensemble. Les conditions de cette arrivée des pays d’Europe centrale et orientale ont été désastreuses, ouvrant la porte à un dumping social amplifié. Faute d’accompagnement suffisant en matière d’investissements, mais surtout d’une stratégie de convergences progressives de nos standards sociaux, le seul horizon proposé à ces peuples fut une dérégulation massive, la libre circulation avec au bout du compte une déstabilisation assez générale des modèles sociaux d’Europe occidentale, le maintien de grandes inégalités et de la pauvreté sur l’ensemble de notre continent, le plus riche de la planète.</p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup d’occasions ont été manquées. Par les dirigeants français mais aussi par la gauche européenne. Pour m’être toujours impliquée dans la vie du groupe des socialistes et sociaux-démocrates, j’ai souvent désespéré de voir nos partis incapables d’offrir une autre vision que celle d’un accompagnement plus ou moins « social » d’un système au fond très déstabilisateur et parfois même d’en rajouter avec la dérive néo-libérale et financiariste. Pour autant, je ne me suis jamais trouvée totalement isolée. D’autres responsables sociaux-démocrates des différents pays partageaient mes préoccupations. Je reste convaincue que travailler avec eux est essentiel, pour rapprocher nos points de vue. Je continue à œuvrer à un rapprochement de ces ailes gauches.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous nos pays sont confrontés à une remontée redoutable des nationalismes et des idéologies autoritaires, identitaires, je ne crois pas que nous sortirons de la spirale et des impasses actuelles sans une refondation profonde de l’Union Européenne et de la Zone Euro.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Vous jugez sévèrement la politique européenne de François Hollande depuis 2012. Peut-elle vraiment expliquer à elle seule l’impasse dans laquelle se trouve à ce jour son quinquennat ? Jusqu’où peut-on justifier une exception française en Europe ?</h4>
<p style="text-align: justify;">François Hollande s’était engagé à agir pour une réorientation de l’Europe en particulier pour sortir de l’austérité qui ne peut régler ni la question des déficits, ni celle de la croissance et moins encore de l’emploi. Il avait promis que le TSCG ne serait pas ratifié s’il n’était pas modifié et complété. En réalité, le chef de l’État n’a jamais sérieusement engagé des discussions, des négociations avec nos partenaires. En faisant ratifier le traité sans l’ombre d’un changement, il se privait de toute stratégie de rapport de force pour négocier un cadre macro-économique nouveau qui s’imposait hier, comme aujourd’hui. Sans compter qu’en s’asseyant sur un engagement annoncé solennellement devant les Français, il aggravait une défiance redoutable envers leurs représentants et l’Union européenne ; les Français pensent plus que jamais : « <em>ils se moquent du peuple et s’assoient sur ses choix</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, il a assuré nos partenaires que la France se mettrait au diapason des exigences qu’incarnait ce traité. À l’évidence, ce ne pouvait être pas le cas car chacun savait que, même avec des délais, nos comptes publics ne seraient pas rétablis sans relance de la croissance et de sitôt. Mais en faisant comme si, François Hollande affaiblissait la crédibilité en la parole de la France et mettait notre pays sous la pression des injonctions de la Commission en faveur de « <em>réformes structurelles</em> » contraires à ce que nos concitoyens avaient voté. L’agenda du quinquennat était ainsi radicalement modifié et fixé par les choix libéraux des institutions européennes. Tous les 6 mois, date fatidique du bilan de la situation budgétaire française, l’insuffisante résorption des déficits est « compensée » par des annonces de nouvelles réformes qui sont autant de recul pour notre modèle social et républicain. Les résultats sur les comptes publics n’ont guère été probants mais surtout ces choix bloquaient une politique de relance qui eut été plus efficace.</p>
<p style="text-align: justify;">Il eut fallu, dès le début, demander la constitution d’un gouvernement économique et monétaire de la zone euro dont l’objet serait d’établir une feuille de route de sortie de crise, bien différenciée par pays mais agissant de concert. Ce serait totalement différent du cadre actuel, de cette toise suicidaire que certains ne peuvent atteindre, qui ne permettent pas à l’Europe dans son entier de retrouver une économie florissante et qui a laissé exploser les inégalités, fragilisant les peuples, tuant l’esprit de solidarité. On en voit les graves conséquences aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il serait injuste de faire porter aux seuls choix européens la responsabilité de l’échec. Rien n’empêchait François Hollande d’engager la réforme fiscale qu’il avait promise et qui serait essentielle pour assurer à la fois des recettes suffisantes, plus de justice sociale et restaurer la légitimité fiscale dans l’esprit de nos concitoyens. Il eut pu aussi fixer un ciblage et des contreparties au CICE et pacte de responsabilité – que l’UE semble avoir demandé – et ne pas les financer en ponctionnant massivement les foyers. Il aurait pu nationaliser Florange, ne serait-ce que de façon transitoire ; on voit d’ailleurs que David Cameron l’envisage pour une partie de la sidérurgie britannique menacée. Rien ne justifiait, non plus, l’absurde et redoutable proposition de déchéance de nationalité. L’Europe ne se serait pas opposée à une séparation effective des activités bancaires et ce fut une erreur de ne pas soutenir la proposition de taxer les GAFA comme le proposait les animateurs de la campagne « 2big2tax » et <em>Sauvons l’Europe</em>. On pouvait faire une politique du logement régulant vraiment les loyers et construisant massivement des logements à prix abordable alors qu’il en manque tant dans certains territoires. Trop de responsables politiques se cachent derrière un alibi européen pour justifier leur prétendue impuissance et ne pas avoir à assumer leurs choix.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne plaide pas pour l’exception française. L’idée d’exception est plutôt celle des Britanniques. Je plaide pour une voie radicalement différente pour l’Union où la France arrête de s’aligner sur une position prétendument dominante, contraire à ses intérêts et aux orientations de son peuple. Je plaide pour qu’elle soit actrice d’un nouveau projet européen, d’une vision réelle de l’intérêt général pour rétablir un équilibre fondé sur des compromis négociés et globaux. La suprématie allemande et l’effacement français sont néfastes pour notre avenir commun.</p>
<p style="text-align: justify;">La France doit mettre effectivement en débat un nouveau cadre, nos attentes, voire certaines exigences – que nous jugeons fondamentales – et de ne pas craindre le rapport de force pour faire bouger les lignes. Je note que la Grande Bretagne a en permanence joué cette carte, avec succès, hélas sur des convictions très éloignées des nôtres. Nos élites, fascinées par le modèle anglo-saxon ou néo-libéral n’ont pas voulu développer une stratégie offensive pour réorienter la construction européenne et ont trouvé un argument spécieux pour « justifier » notre incapacité à peser : tant que notre pays n’aurait pas annihilé ses déficits, il ne serait pas crédible et ne pourrait se faire entendre. « Mauvaise élève » de l’Europe libérale, la France n’aurait pas le droit de la contester. Elle serait faible.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est oublier le poids économique de notre pays, le fait qu’il est contributeur net au budget de l’UE. Et tout cela, si l’on se place sur le seul terrain économique. Or justement, nous avons toujours conçu le projet européen comme politique et social. L’intégration économique et monétaire était une étape qui devait consolider cet objectif et permettre d’aller plus loin. Or tel n’est pas le cas et les forces centrifuges sont en mouvement.</p>
<p style="text-align: justify;">La crise que vit notre continent aujourd’hui est d’une ampleur inédite – économique, sociale, de plus en plus politique et presque civilisationnelle. De ce point de vue, la réaction des Européens à l’accueil des migrants est affligeante et en dit long. Elle confirme et accélère la nécessité urgente d’une refondation majeure du projet et de la construction européenne.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fuite en avant institutionnelle ne réglerait rien, au contraire. L’essentiel est de reformuler clairement ce que nous voulons faire ensemble, les valeurs que nous partageons et surtout les actions que nous sommes capables d’entreprendre pour les incarner. Car on peut se gargariser du mot démocratie, comme le fait, même Monsieur Orbán, et mettre en place une « démocratie » qui s’attaque aux libertés. On ne peut parler de démocratie, si la souveraineté populaire est bafouée, si les peuples ne sont plus maîtres de leur destin et doivent accepter des lois, des dogmes, sans jamais avoir la capacité de les remettre en cause.</p>
<p style="text-align: justify;">Le préalable est d’accepter de remettre en cause les cadres existants et je reviens sur la question économique mais surtout sociale.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Comment évolue la fracture qui traverse la gauche sur la question européenne depuis 2005 ? Notamment, vous annoncez la fin d’un cycle néo-libéral amorcé il y a 30 ans Angleterre, dont le projet européen, et accessoirement la gauche française, pourraient bien avoir été des victimes collatérales.</h4>
<p style="text-align: justify;">Au regard de l’état actuel de l’Europe, les points de vue se rapprochent mais surtout pour appréhender les impasses, dérives et échecs. Sans doute, nos concitoyens demeurent très nombreux à estimer qu’il serait dramatique d’abandonner ce beau projet européen. La gauche n’a pas trouvé les moyens de réduire, effectivement, la fracture qui s’était exprimée lors du référendum sur le projet de constitution. Les engagements pris sur la réorientation concourraient à surmonter ces divisions. Les choix du président de la République ne l’ont pas permis et il est essentiel de renouer un pacte de confiance entre l’Europe et les Français.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement reste sur les rails du cadre et des politiques actuels sans proposer la moindre nouvelle perspective. Or il faut le faire, car sinon les thèses de repli national prendront le dessus. De toute façon, les résultats du référendum sur le <em>Brexit</em>, quels qu’ils soient mettront l’Union Européenne au pied du mur et la France doit retrouver sa place de moteur politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit pas de proposer, une fois de plus, une nouvelle architecture institutionnelle. Elle ne pourrait que raidir les positions. Aujourd’hui, il nous faut faire ensemble et être capables de nous projeter dans un avenir prometteur. Aussi, l’urgence commande d’engager des politiques communes nouvelles, en particulier des politiques industrielles portant la transition énergétique, la révolution numérique, des stratégies d’investissements massives pour moderniser nos territoires, par exemple pour garantir le très haut débit partout, ou encore l’accueil des migrants. Si cela ne peut s’opérer tous ensemble, des coopérations renforcées doivent être immédiatement engagées. Le temps est venu de revenir aux fondamentaux de la création de la communauté européenne comme la préférence communautaire. Il faut redéfinir les conditions de sa mise en œuvre, à la fois dans les échanges extérieurs – de ce point de vue la position de François Hollande sur le TAFTA est positive – mais aussi pour remettre en cause les mesures qui brident les aides d’État. En tout cas, la lutte contre les dumpings, poisons mortifères qui minent notre cohésion doit être posée comme préalable. Cela passe par l’instauration de convergences progressives vers le haut des standards sociaux – ce qui au passage soutiendra la consommation intérieure de l’UE donc notre économie, ce dont nous avons bien besoin – par une certaine harmonisation du système des prélèvements et en tout cas la taxation cohérente et importante des multinationales, des GAFA, ainsi que des mesures majeures contre l’évasion et l’optimisation fiscales.</p>
<p style="text-align: justify;">La France doit proposer à ses partenaires, et en tout cas aux plus allants, de signer un protocole d’accord sur ces bases et en particulier au sein de la Zone Euro.</p>
<p style="text-align: justify;">Un cycle s’achève. Les thèses libérales, celles de la « mondialisation heureuse », sont en repli, contestées dans la plupart des pays, en particulier aux USA, qui est le cœur de leur réacteur. Il est nécessaire que la France, la gauche Française, avec d’autres, propose une voie alternative aux deux tentations qui dominent aujourd’hui, celles de la poursuite voire de l’accélération de la logique actuelle et celle du repli nationaliste, identitaire, xénophobe. Voilà l’enjeu de la refondation de l’Europe que même le Pape appelle de ses vœux.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Peut-on citer comme vous le faites plusieurs fois François Mitterrand dans votre livre et n’y consacrer qu’un chapitre – forcément trop rapide – sur l’Europe ? Le plus grand risque pour 2017 n’est-il pas une fois de plus de voir l’Europe absente des débats ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Ce livre part d’une analyse précise du quinquennat et de l’action de l’exécutif et de ses graves conséquences sur l’état de la France. En fait, la question européenne est quasiment présente dans tous les chapitres et non pas seulement dans celui intitulée « <em>France affaiblie, Europe Affaiblie</em> ». Le débat européen aura lieu lors de la campagne, mais pas forcément de la bonne façon. Marine Le Pen posera tout à la fois la question des migrations et celle de l’Euro. La droite vilipendera Schengen et insistera sur l’urgence de rentrer dans les clous du pacte de stabilité, louera les prétendus succès de nos voisins et au final n’incarnera en rien une volonté de rebond et de changement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus difficile aujourd’hui n’est pas de décrire l’Europe que nous voulons, en tout cas à gauche – c’est largement partagé dans le pays – mais bien de crédibiliser la méthode pour y parvenir. Cela suppose d’exprimer clairement notre stratégie et notre détermination à créer des rapports de force. Ce que les Britanniques font à leur manière régulièrement, que De Gaulle a fait en son temps.</p>
<p style="text-align: justify;">La présidentielle est dans un an. D’ici là, le gouvernement, le président pourraient prendre des initiatives significatives et pas seulement symboliques. Par exemple, réunir une grande conférence à Paris avec la Confédération européenne des syndicats, mais aussi des dirigeants des États membres sur les convergences et l’élévation des standards sociaux pour relancer l’activité économique de l’Union, combattre les dumpings et répondre aux besoins des citoyens européens.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devrions suspendre l’application de la directive sur les travailleurs détachés et rétablir des autorisations préalables pour toute entreprise qui importe des salariés en France. Le motif est l’intérêt majeur du pays, car il y a aujourd’hui probablement plus de 300 000 salariés détachés. Et on ne peut pas mettre des inspecteurs du travail pour chacun. Or dans un pays où le chômage est si haut, cette affaire est déflagratrice et discrédite l’Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, le président doit exiger une renégociation immédiate, avec un effacement au moins partiel, de la dette grecque et au-delà plaider pour que les milliards déversés par la BCE aux banques le soient désormais directement à des entreprises ou collectivités pour une accélération immédiate de la transition énergétique.</p>
<p style="text-align: justify;">En tout cas, après le vote britannique de juin, la France doit préparer un agenda offensif pour préparer l’indispensable réorientation.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Avec « Qui Va Payer ? », <em>Sauvons l’Europe</em> posait dès 2010 la question générationnelle qui explose au grand jour avec la loi El Khomri. Comment voyez-vous l’avenir d’une jeunesse coincée entre les lois du marché et les garanties octroyées aux générations du Baby Boom ? Peut-on décemment lui refuser l’accès à un revenu universel ?</h4>
<p style="text-align: justify;">À la fois la question générationnelle se pose de façon aiguë aujourd’hui, mais pas nécessairement au motif des « garanties octroyées » aux générations du <em>Baby Boom</em>. Car ce serait refuser de voir que, depuis près de 40 ans, le grand mouvement a été la captation croissante des richesses par le capital au détriment du travail et leur concentration par un nombre de plus en plus restreint. Les phénomènes de rentes sont devenus insupportables dans nos sociétés, avec en France de surcroît une rente immobilière stérile. Il faut donc s’attaquer à cela et offrir à notre jeunesse toutes les chances d’initiative. Nous devons manifester véritablement notre confiance en notre jeunesse. Plutôt est-il préférable de dire en nos jeunesses : celle qui veut entreprendre innover à qui nous devons assurer les capacités de le faire ; celle qui veut entrer dans le monde du travail, mais aussi celle qui rencontre des difficultés et à laquelle il faut redonner toutes ses chances. Les moyens à mobiliser seront à l’évidence variés, nombreux et coûteux. Mais c’est un indispensable investissement d’avenir. Et là, l’État doit quitter une pratique suspicieuse, pessimiste ; il doit prendre parfois des risques – en particulier ceux que les banques refusent – en faveur de tous ceux qui portent des projets – petits ou grands – ou des idées à concrétiser. Il doit être à l’avant-poste contre toutes les discriminations. L’État doit oser pour que la société toute entière change son regard.</p>
<p style="text-align: justify;">Ma réponse est claire, il y a urgence à garantir à notre jeunesse un revenu décent, lui garantissant une autonomie pour démarrer correctement dans la vie. Il y a d’énormes marges de manœuvre en s’attaquant à l’évasion et l’optimisation fiscale. C’est une priorité absolue.</p>
<h4 style="text-align: justify;">La mobilisation #NuitDebout pose notamment la question d’une autre organisation de la démocratie à l’heure de la disruption digitale. L’organisation actuelle de primaires (soit, bien des hésitations à gauche, et, bien trop de candidats à droite) est elle encore la réponse la plus adaptée au besoin fort des Français de s’approprier le débat sur leur propre avenir ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Nuit Debout exprime tout à la fois un malaise et un réveil citoyen. Le numérique, le digital, les réseaux sociaux changent à l’évidence les formes de mobilisation et d’échanges. Nul ne peut dire quel sera l’impact à court terme de ce mouvement. Mais à plus long terme, il va naturellement modifier la donne et se prolonger dans des engagements nouveaux. Si nous – et là je ne parle pas que des politiques, mais ils doivent y prendre leur part – ne sommes pas capables de restaurer une démocratie vivante, et une souveraineté populaire, c’est-à-dire permettre vraiment à nos concitoyens de peser sur leur destin, on peut s’attendre à des jours sombres. Il faut poser la question de l’arbitrage collectif, de l’exercice du pouvoir. C’est pourquoi, quelle que soit la méthode pour assurer un arbitrage démocratique, c’est bien la garantie que tous y participent et que le pouvoir ne soit capté ni par des <em>lobbies,</em> ni par des oligarchies ou la technocratie, qui est l’enjeu. C’est vrai en France, comme en Europe. Et pour l’heure, une évidence s’impose, les institutions de la Vème République sont dépassées et bloquent la situation. Je plaide pour une VIème République parlementaire, avec la suppression du 49-3, l’élection du premier ministre par le Parlement et un renforcement des possibilités référendaires. Mais pour la prochaine présidentielle, le préalable est que le débat sur les choix des fonds ait vraiment lieu dans le pays et qu’il ait des débouchés politiques réels. C’est pourquoi, je suis attachée à des primaires à gauche, ouvertes à tous. Le mieux serait qu’elles soient organisées par un grand nombre de forces de gauche, écologistes et citoyennes. Mais si tel n’est pas le cas, elles doivent l’être par le PS et d’autres, comme en 2011. Le peuple doit pouvoir se faire entendre. Or le haut niveau du FN rend difficile des candidatures diverses à gauche, sauf à laisser le champ libre à la droite et l’extrême droite au second tour. Oui le combat pour les primaires est aujourd’hui majeur. Et, je porterai dans ce cadre une candidature d’alternative, déterminée pour un rassemblement rouge rose vert, résolument engagée pour un nouvel élan démocratique et une réappropriation collective de nos choix et de l’action politique.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2016/05/beaucoup-doccasions-ont-ete-manquees-entretien-pour-sauvons-leurope/">« Beaucoup d’occasions ont été manquées » &#8211; entretien pour Sauvons l&rsquo;Europe</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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		<title>J&#8217;étais l&#8217;invitée de Tirs Croisés sur ITélé le 5 mai 2016</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2016/05/jetais-linvitee-de-tirs-croises-sur-itele-le-5-mai-2016/</link>
		
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		<pubDate>Fri, 06 May 2016 08:58:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;invité de Laurence Ferrari du 05/05/2016 par ITELE</p>
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<a href="http://www.dailymotion.com/video/x48x1mt_l-invite-de-laurence-ferrari-du-05-05-2016_news" target="_blank" rel="noopener noreferrer">L&rsquo;invité de Laurence Ferrari du 05/05/2016</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/ITELE" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ITELE</a></i></p>
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		<title>J&#8217;étais l&#8217;invitée de LCI Soir le lundi 25 avril 2016</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2016/04/jetais-linvitee-de-lci-soir-le-mardi-25-avril-2016/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 16:25:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;étais l&#8217;invitée hier de LCI Soir le mardi 25 avril 2016 pour parler des perspectives pour la gauche à un an des élections présidentielles et des moyens de la redresser avec des primaires de la gauche et de nouvelles propositions progressistes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/MNL_LCI_soir_25-04-2016.jpg"><img loading="lazy" class="alignright wp-image-10418" src="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/MNL_LCI_soir_25-04-2016-300x163.jpg" alt="MNL_LCI_soir_25-04-2016" width="5" height="3" srcset="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/MNL_LCI_soir_25-04-2016-300x163.jpg 300w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/MNL_LCI_soir_25-04-2016-280x140.jpg 280w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/MNL_LCI_soir_25-04-2016-1024x557.jpg 1024w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/MNL_LCI_soir_25-04-2016.jpg 1472w" sizes="(max-width: 5px) 100vw, 5px" /></a>J&rsquo;étais l&rsquo;invitée hier de LCI Soir le mardi 25 avril 2016 pour parler des perspectives pour la gauche à un an des élections présidentielles et des moyens de la redresser avec des primaires de la gauche et de nouvelles propositions progressistes.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/TMg5aL_e2as" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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		<title>J&#8217;étais l&#8217;invitée de Radio Orient le 18 avril 2016</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2016/04/jetais-linvitee-de-radio-orient-le-18-avril-2016/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Apr 2016 08:33:33 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Merci pour ce changement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour réécouter cette émission: http://www.radioorient.com/de-19h00-a-20h00-la-senatrice-socialiste-marie-noelle-lienemann-invitee-de-pluriel/</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" class="alignleft size-full wp-image-10384" src="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/radioorient.png" alt="radioorient" width="128" height="127" /><strong>Pour réécouter cette émission: <a href="http://www.radioorient.com/de-19h00-a-20h00-la-senatrice-socialiste-marie-noelle-lienemann-invitee-de-pluriel/">http://www.radioorient.com/de-19h00-a-20h00-la-senatrice-socialiste-marie-noelle-lienemann-invitee-de-pluriel/</a></strong></p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2016/04/jetais-linvitee-de-radio-orient-le-18-avril-2016/">J&rsquo;étais l&rsquo;invitée de Radio Orient le 18 avril 2016</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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		<title>« Le renoncement de François Hollande » &#8211; les bonnes feuilles de « Merci pour ce changement ! » sur l&#8217;Europe &#8211; Marianne</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2016/04/dans-marianne-le-renoncement-de-francois-hollande-les-bonnes-feuilles-de-merci-pour-ce-changement-sur-leurope/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Apr 2016 09:47:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Marianne &#8211; 15 avril 2016 Dans son nouveau livre, Merci pour ce changement ! paru aux Editions du Moment, la sénatrice PS, Marie-Noëlle Lienemann interpelle François Hollande. Le président doit s&#8217;engager en faveur d&#8217;une réorientation de l&#8217;Union européenne. Extraits. La crise démocratique est structurelle. [&#8230;] Les Français sont de plus en plus en désaccord avec les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/marianne-logo.gif"><img loading="lazy" class="alignright size-full wp-image-10380" src="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/marianne-logo.gif" alt="marianne-logo" width="250" height="116" /></a><a href="http://www.marianne.net/agora-renoncement-francois-hollande-100242164.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marianne</a></em> &#8211; 15 avril 2016</p>
<h3 style="text-align: justify;">Dans son nouveau livre, <em>Merci pour ce changement !</em> paru aux Editions du Moment, la sénatrice PS, Marie-Noëlle Lienemann interpelle François Hollande. Le président doit s&rsquo;engager en faveur d&rsquo;une réorientation de l&rsquo;Union européenne. Extraits.</h3>
<p style="text-align: justify;">La crise démocratique est structurelle. [&#8230;] Les Français sont de plus en plus en désaccord avec les politiques européennes agressives qu&rsquo;on leur impose. Lors de l&rsquo;élection présidentielle de 2012, le candidat François Hollande ne peut ignorer ces attentes, il doit s&rsquo;engager en faveur d&rsquo;une réorientation de l&rsquo;Union européenne. Mais laquelle ? Agir à la marge ou entrer dans une nouvelle phase sur des bases différentes ? Durant la campagne européenne, j&rsquo;ai scruté à la loupe ses déclarations. Je connais son sens de l&rsquo;ambiguïté, avec des discours où les mots clés sont là, les formules attendues, prononcées, mais assorties d&rsquo;imprécisions ou d&rsquo;addenda qui en atténuent le fond, laissant la porte ouverte à toutes les interprétations ultérieures. C&rsquo;est pourquoi en pleine campagne présidentielle, alors que je trouve son engagement de renégociation de plus en plus incertain, je lui fais parvenir en main propre une lettre privée, jamais dévoilée jusqu&rsquo;alors.</p>
<h3 style="text-align: justify;">« Cher François,</h3>
<p style="text-align: justify;">Je me permets de t&rsquo;envoyer ce message personnel parce que je crois que la question européenne est un enjeu important de la campagne présidentielle. Le cours actuel de la construction européenne fait l&rsquo;objet de vifs débats à gauche. Sur ce sujet, tu le sais, nous avons parfois eu de vrais désaccords, de méthode comme de fond. Mais il ne s&rsquo;agit pas pour moi d&rsquo;entretenir à l&rsquo;envi ces divergences. Si je crois utile de te saisir de cette question, c&rsquo;est que je constate qu&rsquo;une partie de nos électeurs, comme un nombre significatif de nos concitoyens tentés par l&rsquo;abstention, expriment aujourd&rsquo;hui des doutes profonds sur notre détermination à réorienter effectivement le cours de l&rsquo;Union européenne. Je crois très positif et justifié que tu te sois fermement engagé à renégocier le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l&rsquo;Union économique et monétaire.</p>
<h3 style="text-align: center;">« LA SEULE FAÇON DE REGAGNER LA CONFIANCE [&#8230;] EST D&rsquo;ANNONCER QUE LA RATIFICATION DU TRAITÉ [EUROPÉEN] SE FERA PAR VOIE RÉFÉRENDAIRE. »</h3>
<p style="text-align: justify;">[&#8230;] Néanmoins, des incertitudes subsistent sur le contenu de cette renégociation. Je conviens aisément qu&rsquo;il est difficile d&rsquo;en fixer très précisément les contours. Mais tes déclarations récentes laissent à penser que l&rsquo;essentiel serait d&rsquo;obtenir un volet complémentaire soutenant une stratégie de croissance, incluant éventuellement une modification des objectifs de la BCE. Du coup, les modifications de l&rsquo;actuel traité, concernant notamment l&rsquo;instauration d&rsquo;une « règle d&rsquo;or » budgétaire et l&rsquo;adoption du principe des « sanctions automatiques », semblent écartées ou pour le moins placées au second rang.</p>
<p style="text-align: justify;">[&#8230;] Aussi, il me semble que la seule façon de regagner la confiance de celles et ceux qui redoutent que la logique dominante du traité ne soit pas infléchie est d&rsquo;annoncer que la ratification du nouveau traité se fera par voie référendaire. Je crois qu&rsquo;il s&rsquo;agit là d&rsquo;un engagement essentiel et j&rsquo;estime qu&rsquo;il serait judicieux que tu le prennes devant les Français avant le premier tour de l&rsquo;élection présidentielle. [&#8230;] Je sais que ton temps est compté et que cette campagne est harassante, aussi j&rsquo;ai pensé plus simple de te faire parvenir cette lettre, à titre strictement personnel et sans intermédiaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ma fidèle amitié, Marie-Noëlle Lienemann »</p>
<p style="text-align: justify;">Aucune réponse</p>
<p style="text-align: justify;">Je n&rsquo;ai reçu aucune réponse directe. Mais il a sans doute entendu l&rsquo;alerte. Dans « L&rsquo;agenda du changement », document très diffusé fixant ses engagements pour la première année, il écrit : « Transmission à nos partenaires européens d&rsquo;un mémorandum détaillé proposant un pacte de responsabilité, de croissance et de gouvernance pour modifier et compléter le traité de stabilité et réorienter la construction européenne vers la croissance &#8211; dès fin mai, en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin. » J&rsquo;avais alors noté avec satisfaction les deux termes : « modifier » et « compléter ». Cependant, le traité que le président soumettra à la ratification du Parlement français sera strictement le même que celui qu&rsquo;avait accepté Nicolas Sarkozy&#8230; Le sommet de juin 2012 s&rsquo;avérera déplorable.</p>
<p style="text-align: justify;">[&#8230;] Ce renoncement, ce manque de courage, ce mépris des engagements sonnera pour moi comme le grand déclencheur d&rsquo;un échec prévisible. A peine deux mois après son entrée en fonction, le chef de l&rsquo;Etat a déjà entamé considérablement sa crédibilité. Lorsque, pendant toute la campagne, la droite répétait que la renégociation était impossible, François Hollande répondait que son élection modifierait la donne. Encore eût-il fallu qu&rsquo;il montrât la détermination et la volonté nécessaires, que face à l&rsquo;intransigeance de la chancelière il ne se plaçât pas dans la posture du mauvais élève de l&rsquo;Europe libérale, pantois, quémandant la compréhension de ses alliés.</p>
<p style="text-align: justify;">[&#8230;] Pourquoi se laisser culpabiliser alors même qu&rsquo;en 2012 notre croissance était supérieure à la moyenne européenne et que les politiques d&rsquo;austérité faisaient partout des dégâts sans résoudre réellement les problèmes de fond des économies européennes, singulièrement celles du Sud ? Comment un pays républicain comme le nôtre peut-il accepter que le poids politique d&rsquo;une nation soit mesuré au trébuchet de ce genre de critère ?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/MNL_Marianne_15-04-2016.jpg"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-10379" src="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/MNL_Marianne_15-04-2016.jpg" alt="MNL_Marianne_15-04-2016" width="540" height="770" srcset="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/MNL_Marianne_15-04-2016.jpg 1456w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/MNL_Marianne_15-04-2016-210x300.jpg 210w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/MNL_Marianne_15-04-2016-718x1024.jpg 718w" sizes="(max-width: 540px) 100vw, 540px" /></a></p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2016/04/dans-marianne-le-renoncement-de-francois-hollande-les-bonnes-feuilles-de-merci-pour-ce-changement-sur-leurope/">« Le renoncement de François Hollande » &#8211; les bonnes feuilles de « Merci pour ce changement ! » sur l&rsquo;Europe &#8211; Marianne</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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		<title>« L&#8217;Allemagne est consciente que les élites françaises sont incapables de jouer le rapport de forces comme les Britanniques, du coup elle impose » &#8211; Atlantico.fr</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2016/04/lallemagne-est-consciente-que-les-elites-francaises-sont-incapables-de-jouer-le-rapport-de-forces-comme-les-britanniques-du-coup-elle-impose-atlantico-fr/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Apr 2016 20:11:08 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[Merci pour ce changement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.mnlienemann.fr/?p=10338</guid>

					<description><![CDATA[<p>Atlantico.fr &#8211; Dimanche 3 avril 2016 &#8211; Propos recueillis par Thomas Sila A l&#8217;occasion de la sortie de son livre Merci pour ce changement !, la sénatrice PS de Paris, Marie-Noëlle Lienemann, explique pour Atlantico ses désaccords avec la politique de François Hollande, mais également ce qu&#8217;elle préconise pour la France et l&#8217;Europe en vue de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2016/04/lallemagne-est-consciente-que-les-elites-francaises-sont-incapables-de-jouer-le-rapport-de-forces-comme-les-britanniques-du-coup-elle-impose-atlantico-fr/">« L&rsquo;Allemagne est consciente que les élites françaises sont incapables de jouer le rapport de forces comme les Britanniques, du coup elle impose » &#8211; Atlantico.fr</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.atlantico.fr/decryptage/marie-noelle-lienemann-allemagne-est-consciente-que-elites-francaises-sont-incapables-jouer-rapport-forces-comme-britanniques-2649447.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-wplink-edit="true">Atlantico.fr</a> &#8211; Dimanche 3 avril 2016 &#8211; <em>Propos recueillis par Thomas Sila<a href="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/logo_atlantico_petit.png"><img loading="lazy" class="alignright wp-image-10340" src="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/logo_atlantico_petit.png" alt="logo_atlantico_petit" width="1" height="1" srcset="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/logo_atlantico_petit.png 400w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/logo_atlantico_petit-280x140.png 280w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/logo_atlantico_petit-300x300.png 300w" sizes="(max-width: 1px) 100vw, 1px" /></a></em></p>
<h3 style="text-align: justify;">A l&rsquo;occasion de la sortie de son livre <em>Merci pour ce changement !</em>, la sénatrice PS de Paris, Marie-Noëlle Lienemann, explique pour <em>Atlantico</em> ses désaccords avec la politique de François Hollande, mais également ce qu&rsquo;elle préconise pour la France et l&rsquo;Europe en vue de 2017.</h3>
<h4 style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/logo-atlantico-grand.jpg"><img loading="lazy" class="alignleft size-full wp-image-10339" src="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/logo-atlantico-grand.jpg" alt="logo-atlantico-grand" width="356" height="101" srcset="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/logo-atlantico-grand.jpg 356w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/logo-atlantico-grand-300x85.jpg 300w" sizes="(max-width: 356px) 100vw, 356px" /></a>Atlantico</em> : Vous publiez un livre assez violent contre François Hollande. Pourquoi ? La radicalité du ton répond-t-elle à une violence que vous avez vous-même ressentie dans sa manière d&rsquo;agir, de gouverner ?</h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Marie-Noëlle Lienemann :</strong></span> Je pense qu&rsquo;il faut être clair et lucide sur la situation difficile de bon nombre de nos concitoyens et celle du pays. La radicalité du ton est à mettre en rapport à la radicalité de la remise en cause de tant de valeurs et conceptions de la gauche, qui nous blesse et nous touche.<br />
J’ai voulu montrer avec force, qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien d&rsquo;inéluctable, et que les idées de gauche sont loin d’être disqualifiées et inadaptées au monde contemporain. Au contraire.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Que reprochez-vous concrètement au chef de l’État ? Si vous ne deviez citer que trois grands chantiers auxquels vous auriez aimé qu&rsquo;il s’attelle, lesquels citeriez-vous ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Je reproche en premier lieu au chef de l&rsquo;Etat, de ne pas avoir tenu les engagements pris devant les Français, tant quant à l’indispensable réorientation de l&rsquo;Europe qu’en ce qui concerne le soutien en la croissance et le redressement économique dans la justice sociale. Plus grave encore, il a purement et simplement suivi toute la logique développée par la droite et que nous avons toujours contestée. Il a repris, et plus encore Manuel Valls, l&rsquo;idée très à la mode selon laquelle la France est à la traîne, n&rsquo;a rien compris à la mondialisation. Ce n&rsquo;est pas vrai. En fait, la France refuse de se plonger dans le libéralisme car elle sait que le libéralisme généralisé percute ses valeurs fondamentales, comme l’égalité, un Etat porteur de l’intérêt général, des services publics, le refus de voir l’économie s’exonérer de l’arbitrage démocratique et politique. Cette critique n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas adressée qu&rsquo;à François Hollande, mais à toutes les élites françaises qui, depuis des années, expliquent qu&rsquo;il faut abandonner notre modèle républicain pour entrer dans un modèle à l&rsquo;anglo-saxonne ou à l&rsquo;allemande. Ils anesthésient le génie français en niant la spécificité de notre pays, alors qu’il faudrait le solliciter pour inventer de nouvelles solutions dans un monde ouvert.<br />
François Hollande aurait dû rapidement engager une véritable réforme fiscale pour combattre les inégalités de revenus qui s’accroissent mais aussi restaurer plus d’équité entre les grandes entreprises et les PME. Plus généralement, il aurait dû soutenir le pouvoir d’achat des couches populaires et combattre la précarité qui ronge notre société, en particulier avec beaucoup de travailleurs pauvres. Il aurait dû engager de véritables politiques industrielles de filières ou d’environnement favorable à l’innovation, la coopération. Plutôt que des allègements de cotisations, non ciblées, sans contreparties &#8211; soit en termes d’emplois, de formation ou d’investissement &#8211; il aurait fallu massivement engager la modernisation de notre système productif, accompagner la montée en gamme de nos produits et améliorer nos stratégies d’exportation. Dans le même esprit, il aurait fallu nationaliser Florange, fusse à titre temporaire, pour éviter la fermeture et engagé sa reconversion. Si la BPI est un outil intéressant, elle est sous-dotée et joue trop souvent un rôle d&rsquo;<em>airbag</em> des banques qui hésitent à prêter. Hélas, le gouvernement réduit massivement la voilure du capital public. Or, la France est trop vulnérable au capital étranger.<br />
Enfin, je regrette que François Hollande n’ait à aucun moment engagé un rapport de forces avec l&rsquo;Allemagne et les partenaires européens pour sortir de la logique d’austérité et de faible croissance, et pour imposer des politiques de convergences sociales et fiscales afin de combattre les <em>dumpings.</em></p>
<h4 style="text-align: justify;">Dans votre livre, vous plaidez pour « une autre politique économique et industrielle » en précisant notamment que nous sommes arrivés à « la fin du cycle libéral » et qu&rsquo;il faut donc « arrêter le rouleau compresseur ». A quelle politique pensez-vous exactement pour redresser la situation de la France et lutter contre les effets négatifs de la mondialisation ?</h4>
<p style="text-align: justify;">On voit partout dans le monde les ratés de la globalisation actuelle. Même les experts, hier fervents zélateurs de la dérégulation généralisée, de la mondialisation libérale et de la financiarisation de nos économies sont beaucoup moins euphoriques, d’abord parce qu’ils constatent une panne de la croissance mondiale, redoutent une nouvelle crise financière, et remarquent les dangers d’un accroissement considérable des inégalités. On voit même le FMI retrouver des accents keynésiens pour tenter de sortir de la crise actuelle. Et tout cela sans parler de la crise écologique.<br />
Alors que notre pays a très tôt mesuré les dangers de ces dérives, il serait paradoxal qu’on lui impose de s’y plonger maintenant. J’ai déjà tracé quelques pistes pour une nouvelle politique industrielle et restaurer des dynamiques de filières avec une complémentarité entre l&rsquo;investissement privé et public. Deux secteurs sont décisifs : la transition énergétique &#8211; économies d&rsquo;énergie et énergies renouvelables -, mais aussi la numérisation et les nouvelles technologies pour qu&rsquo;au-delà du soutien aux <em>start-ups</em> nous soutenions massivement cette révolution technologique et qu&rsquo;elle puisse aller dans tous les domaines d’activité. Il faut veiller à ce que les PME et les entreprises émergentes puissent se développer dans notre pays. Je plaide, dans ce sens, pour la création d’un haut comité pour le numérique.<br />
Il est essentiel de regagner des capacités de souveraineté économique. Par exemple, nous sommes devenus extrêmement vulnérables vis-à-vis des multinationales. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;à voir ce qui se passe actuellement du côté de la sidérurgie. Pour des raisons financières, que ce soit avec <em>Tata</em> en Grande-Bretagne ou <em>ArcelorMittal</em> en France, on voit bien que des pans entiers de notre sidérurgie risquent d’être sacrifiés. Pourtant, il est fondamental que la puissance publique ne se laisse pas déposséder, même si conjoncturellement, cette sidérurgie doit être, peut-être, réorientée. On ne peut accepter la disparition de cette capacité de production d&rsquo;acier au motif d&rsquo;une surcapacité temporaire mondiale qui, à terme, nous disqualifie dans un champ indispensable pour notre indépendance et notre avenir. Ce n’est qu’un exemple. Mais il serait paradoxal qu’au moment où le capital est de mieux en mieux rémunéré, qu’il est le vrai pouvoir économique, la France, qui s’est beaucoup développée grâce au capital public, à l’investissement de l’Etat, abandonne ce levier essentiel pour notre économie. A l’évidence, ces formes d’intervention doivent se transformer mais il faut retrouver un haut niveau d’engagement.<br />
Lorsque j&rsquo;évoque le « rouleau compresseur » libéral, j&rsquo;aborde également la dérégulation des droits sociaux qui finit par affaiblir la rémunération, accroître la précarité, et réduire le pouvoir d&rsquo;achat des catégories populaires. C&rsquo;est en agissant sur ce dernier que nous pourrons relancer notamment la croissance intérieure. Il ne faut pas oublier que c&rsquo;est grâce à la baisse du prix du pétrole – et aussi à un euro faible – que nous avons évité une croissance quasi nulle. Relancer le pouvoir d&rsquo;achat passe par des mesures de hausses salariales. Actuellement, partout dans le monde, le salaire minimum augmente. Aux USA, certains Etats, comme la Californie, prévoient qu’il atteigne progressivement 1 500 dollars. Il est déjà à ce niveau à Seattle.<br />
Il convient ensuite d&rsquo;agir sur la politique fiscale. J&rsquo;ai toujours plaidé pour un impôt fort et progressif sur le revenu. Cela pourrait se réaliser par la fusion entre la CSG et l&rsquo;impôt sur le revenu. Nous avons proposé une première étape en rendant la CSG progressive, par un mécanisme conforme à notre Constitution. Mais Bercy n’en veut pas et fait tout pour faire capoter cette idée. Concrètement, les bas salaires verraient leur contribution diminuer et donc leur feuille de paye augmenter et les revenus les plus élevés participeraient davantage.<br />
Il faut défendre aussi cette politique de relance salariale au niveau européen – 70% de nos échanges sont intra-européens. Cela doit faire partie des exigences que nous devons fixer à nos partenaires pour l’indispensable réorientation ou refondation de l’Europe.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Manuel Valls et son camp ne cessent de dénoncer une partie de la gauche qui pense toujours avec un logiciel hérité du XIXème siècle, expliquant l&rsquo;immobilisme et l&rsquo;inefficacité du parti. Vous-même vous réaffirmez votre volonté de « modernité de gauche ». De quelle manière, selon vous, la pensée de gauche peut-elle se moderniser pour être en adéquation avec l&rsquo;état actuel du monde ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est archaïque en réalité aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est le libéralisme. C&rsquo;est lui qui partout est contesté. On le constate bien aux Etats-Unis aujourd&rsquo;hui, qui est pourtant le cœur de cible du système capitaliste, à travers les débats de la présidentielle : d&rsquo;un côté, vous avez Donald Trump qui, lui, est sur des thèses non plus libérales mais populistes ; et, de l&rsquo;autre côté, Bernie Sanders qui se revendique, dans ses discours, du socialisme, c&rsquo;est-à-dire à la fois de la souveraineté populaire, de l&rsquo;intérêt général et de la justice sociale, de la priorité à l’humain, qui prône notamment la gratuité ou une faible tarification pour pouvoir entrer à l&rsquo;université ; en somme, il rompt avec le système actuel et connait un succès inattendu, ainsi que le soutien de la jeunesse.<br />
Les archaïques sont ceux qui veulent nous refaire du Blair et du Schröder comme il y a 20 ans.<br />
En fait, je crois que le modèle socialiste contemporain doit promouvoir une économie plurielle fondée sur trois piliers : l’intervention publique – j’en ai déjà beaucoup parlé, mais j’insisterai encore sur l’importance de la qualité des services publics qui sont la trame de la compétitivité et de la cohésion sociale de notre pays ; bien-sûr l’initiative privée sous des formes très variées ; mais aussi les mutuelles, les coopératives, l’économie sociale et solidaire qui promeut le collectif, où le développement de l’entreprise, sa pérennité, le bien commun prime car l’objectif n’est pas la rémunération du capital. Je crois que c’est une voie d’avenir. De surcroît, on ne peut accepter que les salariés n’aient pas davantage de pouvoir dans l’entreprise.<br />
La modernité, c’est le retour de l’humain, c’est répondre aux besoins des citoyens, avec une attention aux plus faibles, c’est refuser l’appauvrissement qui ronge nos société, c’est refuser les inégalités et orienter les fantastiques avancées technologiques dans cette perspective.<br />
La modernité serait d’assurer en France un logement digne à chacun, ce qui suppose de construire des logements, et donc accepter de planifier – une planification territorialisée – avec l&rsquo;Etat qui accepte enfin d’imposer à toutes les collectivités de prendre sa part, de réguler le marché qui fait flamber la rente foncière.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Sur l&rsquo;Europe, vous appelez à « un autre rapport de forces ». Quel serait-il ? Comment jugez-vous l&rsquo;attitude de la gauche française sur le dossier européen, et tout particulièrement sur la crise des migrants ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Ma vision de cet « autre rapport de forces » est très simple : s’inspirer de ce qu’a fait en son temps le général de Gaulle, savoir dire NON. D’ailleurs, il faut regarder les Anglais. Dès qu’ils ne sont pas d&rsquo;accord, ils créent un rapport de forces. Thatcher en son temps l&rsquo;a fait, disant qu&rsquo;elle ne paierait plus. Cette fois, nous avons droit à la menace du <em>Brexit – </em>je ne suis pas sûre qu&rsquo;<em>in fine</em>, les Britanniques quittent l&rsquo;UE. Dès lors, on voit l&rsquo;Allemagne immédiatement affirmer la nécessité de faire des concessions. Et ça marche. En France, on proteste et quand il faut dire non, et lorsque le peuple dit non, nos élites disent oui. L&rsquo;Allemagne en a conscience : du coup, elle impose.<br />
Nous avions promis de renégocier le TSCG et de ne pas le ratifier s&rsquo;il n&rsquo;était pas modifié, notamment pour sortir des critères malthusiens qui ont imposé à notre continent, une croissance très faible depuis maintenant 30 ans. Rien ne nous interdisait de ne pas ratifier. Qu&rsquo;est-ce que les autres pays auraient pu nous faire ? La France est contributeur net et paie donc plus qu’elle ne reçoit. Elle pourrait menacer de ne plus tant payer ! Mais notre pays est aussi un membre fondateur. Que pourrait être l’Europe sans la France ? Certains l’imaginent sans la Grande-Bretagne, mais pas sans nous.<br />
Au final, sachant pertinemment que la France ne parviendra pas à respecter l&rsquo;objectif de déficit, nos dirigeants accepteront les oukases de la Commission, à savoir les « réformes structurelles ». Ainsi, on détricote tout notre modèle social : précarisation, regroupement en marche forcée des collectivités locales, soit disant pour faire des économies – ce qui n&rsquo;en fera aucune –, appauvrissement de nos services publics parce qu&rsquo;on rentre dans le mécanisme de calcul des aides d&rsquo;Etat, etc.<br />
Par conséquent, les Français n&rsquo;ont plus confiance ni dans leur modèle, ni dans l&rsquo;Europe, ni dans l&rsquo;avenir. On plonge ce pays dans une dépression collective en l&rsquo;obligeant à aller à marche forcée dans le mur, au motif de ressembler aux autres pays européens. Les difficultés de François Hollande et du PS proviennent aussi du sentiment largement répandu d’une défaillance majeure de la gauche française qui ne tient pas parole sur une question centrale qui est l&rsquo;Europe. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pourquoi je préconise désormais que tout traité européen, comme tout traité de libre-échange, soit ratifié par référendum. Ceci permet également de créer un rapport de forces. Ainsi, quand la Commission va aller négocier le traité de libre-échange transatlantique, si elle sait qu&rsquo;en France on a besoin d&rsquo;un référendum, elle sera un peu plus attentive qu&rsquo;elle ne l&rsquo;est aujourd&rsquo;hui aux intérêts français qui sont purement et simplement sacrifiés à l&rsquo;intérêt général de l&rsquo;Europe. Il est donc fondamental que la gauche française réconcilie le peuple avec l&rsquo;Europe. Mais pour cela, il faut qu&rsquo;elle manifeste clairement que le peuple a entre les mains des arbitrages essentiels.<br />
Sur la crise des migrants, il n&rsquo;était pas illégitime que le gouvernement français n&rsquo;aille pas tête baissée sur le registre du « <em>on accueille tout le monde</em> » dans n&rsquo;importe quelle condition. Ce n&rsquo;était pas si facile de régler le problème avec d&rsquo;un côté, les pays de l&rsquo;Est européen qui sont d&rsquo;une totale rigidité et qui se dirigent d&rsquo;ailleurs vers un populisme redoutable. A partir du moment où Angela Merkel a précipité les choses, même si on peut féliciter qu&rsquo;elle n&rsquo;ait pas sombrée dans cette espèce d&rsquo;inhumanité collective, il aurait mieux valu s’attacher d’abord à créer un cadre européen opérationnel. Je ne comprends pas que nous ayons accepté de valider l’accord que la chancelière a préparé avec la Turquie. En tout cas, on est dans une impasse totale. Il est temps de s’interroger sur l’incapacité de décider à 28 et d’imaginer une nouvelle architecture de la construction européenne. On doit reconstituer un pôle européen qui redéfinit son projet, ses valeurs, et un cadre plus solidaire, en clarifiant les politiques que nous voulons promouvoir ensemble. Réaliser un grand marché, n’est pas un projet politique, c’est même en soi plutôt sa négation. Il ne faut pas tarder car l&rsquo;Europe libérale est à bout de souffle. Même en Allemagne, on voit l&rsquo;insatisfaction populaire croître, prenant parfois des tournures dangereuses. La question migratoire n&rsquo;a fait qu&rsquo;exacerber cette insatisfaction qui était déjà là : si la société allemande était prospère, que les gens étaient moins pauvres, le sentiment qu&rsquo;on peut accueillir d&rsquo;autres personnes, surtout avec une démographie en déclin, serait bien plus fort.<br />
En tout cas, je ne comprends pas pourquoi la France fait la police pour les Anglais à Calais. Il faut dénoncer les accords du Touquet.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Aussi bien la crise migratoire que les attentats perpétrés en France en 2015 et les derniers survenus à Bruxelles ont attisé les débats sur les questions identitaires, notamment autour de l&rsquo;islam. Estimez-vous que la gauche s&rsquo;est montrée à la hauteur de ces débats ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Le président et l’exécutif ont été à la hauteur face aux terribles attentats de janvier et de novembre. Aujourd&rsquo;hui, il y a deux options à prendre : soit on défend la nation républicaine, soit la nation identitaire. Mon camp est choisi : c&rsquo;est celui de la nation républicaine. Pour que celle-ci fonctionne, cela suppose qu&rsquo;on aille beaucoup plus vite et beaucoup plus fort dans le sens de l&rsquo;égalité, d&rsquo;un projet partagé pour la France dans un monde ouvert, et en Europe ; qu&rsquo;on fasse vivre l&rsquo;ordre républicain, et là-dessus il y a beaucoup à faire, notamment pour imposer partout le respect des lois de la République. Mais il n&rsquo;y aura pas de dynamique républicaine s&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;émancipation, si le système social n&rsquo;est pas plus prometteur et moins précaire, s&rsquo;il n&rsquo;y a pas moins d&rsquo;injustices, s&rsquo;il n&rsquo;y a pas plus de perspectives d&rsquo;avenir.<br />
Ce qui me met le plus en colère, c&rsquo;est que c&rsquo;est la gauche qui devrait être au rendez-vous de l&rsquo;Histoire de ce rebond républicain. C&rsquo;était un peu le sens du discours du Bourget, et au final, le président fait strictement l&rsquo;inverse, et poursuit la politique de la droite. <em>In fine</em>, le mécontentement grandit, comme le risque de voir bien des gens voter à l&rsquo;extrême-droite, et la crise d&rsquo;identité ne fait que croître et embellir. Je pense que le moment est venu d&rsquo;avoir ce vrai débat : quelle stratégie proposons-nous au pays pour sortir de la crise et pour revivifier son modèle républicain ?</p>
<h4 style="text-align: justify;">Vous appelez les primaires de vos vœux, mais si François Hollande n&rsquo;en veut pas, comment les imposerez-vous ? Ne risquent-t-elles pas de se transformer en un référendum pour ou contre Hollande ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Il y a des statuts au PS, il faut donc faire respecter les règles. Je ne peux pas me résoudre à considérer que dans une démocratie, et encore moins quand on est socialiste, tout dépend de la volonté d&rsquo;un seul homme qui impose tout à tout le monde. J&rsquo;espère que ces primaires vont être les plus larges possible, rassemblant à gauche, avec les communistes, les écologistes, des citoyens, dans l’esprit de ceux qui ont signé l&rsquo;appel de <em>Libération</em>. François Hollande n&rsquo;est pas au-dessus des règles. Ce n&rsquo;est pas un candidat naturel.<br />
Le plus important est de savoir ce que chacun va proposer pour l&rsquo;avenir du pays. Je doute que les citoyens français soient pavloviens. Ils peuvent voter contre François Hollande pour sanctionner son action, mais ils choisiront d&rsquo;abord quelqu&rsquo;un capable de rassembler toute la gauche et de créer une dynamique convaincante pour le pays, et notamment les couches populaires, tous ceux qui vivent très mal aujourd&rsquo;hui et qui peuvent être tentés par l&rsquo;abstention ou par un repli vers le Front national. Il est temps que nous reparlions de ce que nous voulons pour la France aujourd&rsquo;hui.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Que devrait-il faire pour que vous puissiez le soutenir en 2017 ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Personnellement, s&rsquo;il y a des primaires, je serai candidate. Donc, je ne soutiendrai pas François Hollande. Et comme tous les candidats à ces primaires, je m’engagerai à soutenir celle ou celui qui sera choisi(e), si je ne le suis pas. En tout cas, je ne souhaite pas que François Hollande fasse un nouveau mandat.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Des primaires risquent de faire perdre la gauche en 2017 car aucun candidat d&rsquo;envergure ne semble se profiler. Pour vous, Hollande est-il pire que la droite ?</h4>
<p style="text-align: justify;">Je ne fais pas le même diagnostic que vous. La Vème république est à bout se souffle. A droite non plus, personne ne s&rsquo;impose. De moins en moins les Français attendent l&rsquo;homme ou la femme providentielle. Le moment est donc venu de transformer notre système institutionnel. Croit-on qu&rsquo;on va sortir la France de ses difficultés en cherchant un ou une leader qui va trouver toutes les solutions, qui va s&rsquo;imposer, qui va incarner le peuple ? Cela ne marchera ni à gauche, ni à droite. Un candidat de gauche doit annoncer clairement les modifications constitutionnelles qu’il proposera pour qu&rsquo;on sorte de la crise démocratique actuelle, en réduisant le décalage entre l&rsquo;Assemblée nationale et la réalité politique du pays. A la fin de mon livre, <em>Merci pour ce changement !</em>, je propose une première étape pour rééquilibrer les pouvoirs et améliorer sérieusement nos institutions. Le bon candidat, la bonne candidate, sera celui ou celle qui pourra rassembler largement un arc rouge, rose, vert, qui saura convaincre que, désormais, on fera de la politique autrement et surtout une autre politique. Je pense que si nous procédons ainsi, alors la gauche pourra être au 2ème tour de l&rsquo;élection présidentielle. C&rsquo;est la seule façon de l&rsquo;être.<br />
Jamais je ne penserai que François Hollande est pire que la droite, surtout lorsque je vois le programme de chacun des candidats de droite qui sont dans une surenchère libérale complètement irresponsable. Ils se sentent dédouanés par le gouvernement actuel qui a mis le doigt dans l’engrenage. Mais c’est très dangereux. Rien n’est écrit d’avance !</p>
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		<title>J&#8217;étais l&#8217;invitée politique de Pierre Weill dans le 7/9 du week-end sur France Inter &#8211; dimanche 3 avril 2016</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2016/04/jetais-linvitee-politique-de-pierre-weill-dans-le-79-du-week-end-sur-france-inter-dimanche-3-avril-2016/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Apr 2016 07:17:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[La gauche]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Merci pour ce changement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.mnlienemann.fr/?p=10335</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pierre Weill reçoit Marie-Noëlle Lienemann sénatrice de Paris, classée à gauche du Parti socialiste, qui vient de faire paraître un livre réquisitoire contre François Hollande, « Merci pour ce changement !  » aux Editions du Moment. Un livre écrit en collaboration avec Pierre Dumazeau, journaliste politique spécialiste de la gauche pour l&#8217;hebdomadaire Valeurs actuelles. Vous pourrez [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2016/04/jetais-linvitee-politique-de-pierre-weill-dans-le-79-du-week-end-sur-france-inter-dimanche-3-avril-2016/">J&rsquo;étais l&rsquo;invitée politique de Pierre Weill dans le 7/9 du week-end sur France Inter &#8211; dimanche 3 avril 2016</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/France-inter1.jpg"><img loading="lazy" class="alignright wp-image-10336" src="http://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/France-inter1-300x300.jpg" alt="France-inter1" width="100" height="100" srcset="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/France-inter1-300x300.jpg 300w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2016/04/France-inter1.jpg 600w" sizes="(max-width: 100px) 100vw, 100px" /></a>Pierre Weill</strong> reçoit <strong>Marie-Noëlle Lienemann </strong>sénatrice de Paris, classée à gauche du Parti socialiste, qui vient de faire paraître un livre réquisitoire contre François Hollande, « <em><strong>Merci pour ce changement !</strong></em>  » aux Editions du Moment. Un livre écrit en collaboration avec Pierre Dumazeau, journaliste politique spécialiste de la gauche pour l&rsquo;hebdomadaire <em>Valeurs actuelles</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous pourrez retrouver prochainement l&rsquo;émission en vidéo ; <a href="http://www.franceinter.fr/emission-linterview-politique-marie-noelle-lienemann" target="_blank" rel="noopener noreferrer">cliquez ici</a> pour la réécouter.</p>
<div class="dnd-drop-wrapper atom-type-image" style="text-align: justify;">
<div class="image atom-Image"><img class="dnd-dropped alignleft" src="http://www.franceinter.fr/sites/default/files/imagecache/scald_image_max_size/2016/04/01/1263403/images/couverture-merci-pour-ce-changement.jpg" alt="" /></div>
</div>
<p style="text-align: justify;">« Marie-Noëlle Lienemann n’a jamais fait de concessions sur ses convictions. Elle anime depuis longtemps l’aile gauche du Parti Socialiste, et s’est très tôt opposée aux choix de François Hollande qui tournaient le dos aux engagements pris devant les Français en 2012. Républicaine convaincue, elle estime que nos dirigeants entretiennent un doute suicidaire sur la force de ce modèle, et qu’ils laissent le pays aller à la dérive.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans tabou, elle dresse un bilan du quinquennat, avec ce franc-parler qui la caractérise. Elle esquisse aussi des réponses et trace une voie nouvelle pour l’avenir de la France. Maire, conseillère générale puis régionale, députée, ministre et sénatrice, vice-présidente du Parlement européen… Parce qu’elle a occupé moult fonctions électives, elle est une observatrice politique privilégiée et une citoyenne engagée.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce livre à la fois pamphlet et projet, elle se déclare prête à aller très loin pour faire triompher ses idées. »</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2016/04/jetais-linvitee-politique-de-pierre-weill-dans-le-79-du-week-end-sur-france-inter-dimanche-3-avril-2016/">J&rsquo;étais l&rsquo;invitée politique de Pierre Weill dans le 7/9 du week-end sur France Inter &#8211; dimanche 3 avril 2016</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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		<title>J&#8217;étais l&#8217;invitée politique de France Info le 1er avril 2016</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Apr 2016 08:44:18 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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		<category><![CDATA[Merci pour ce changement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lienemann pensait que Hollande « avait plus de&#8230; par FranceInfo Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris et qui vient de sortir le livre Merci pour ce changement, a expliqué vendredi sur France Info que François Hollande « l&#8217;a déçue très vite« . Face à la mobilisation contre la loi Travail, elle donne un conseil au gouvernement : « Une [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="//www.dailymotion.com/embed/video/x4197lz?autoPlay=1" width="480" height="270" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/x4197lz_lienemann-pensait-que-hollande-avait-plus-de-sens-politique_news" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Lienemann pensait que Hollande « avait plus de&#8230;</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/FranceInfo" target="_blank" rel="noopener noreferrer">FranceInfo</a></i></p>
<h3 class="chapo" style="text-align: justify;">Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris et qui vient de sortir le livre <em>Merci pour ce changement</em>, a expliqué vendredi sur France Info que François Hollande « <em>l&rsquo;a déçue très vite</em>« . Face à la mobilisation contre la loi Travail, elle donne un conseil au gouvernement : « <em>Une fois qu&rsquo;on s&rsquo;est engagé dans le mauvais rail, il vaut mieux s&rsquo;arrêter vite, que de laisser dégénérer</em>« .</h3>
<p style="text-align: justify;">Invitée de France Info, Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, publie aux éditions du Moment <em>Merci pour ce changement !</em>. Un livre qu&rsquo;elle a envoyé à François Hollande. « <em>Il m&rsquo;a déçue très vite. Je n&rsquo;étais pas une enthousiaste de François Hollande dès le début. Au moment du Bourget, je me suis dit &lsquo;Il a compris</em>&lsquo; ». Mais aujourd&rsquo;hui « <em>où est le pied d&rsquo;appel pour que la France soit capable de retrouver son identité républicaine et en même temps d&rsquo;affronter les mutations nécessaires</em>« , a constaté Marie-Noëlle Lienemann. François Hollande n&rsquo;était pas « <em>hyper gauche, mais c&rsquo;était un bon pied d&rsquo;appel pour un nouveau chemin. Mais très vite, les signes ont été très négatifs et chaque fois qu&rsquo;il aurait eu l&rsquo;occasion de réorienter, il ne l&rsquo;a pas fait</em>« . « <em>Je pensais qu&rsquo;il [François Hollande-NDLR] avait plus de sens politique qu&rsquo;il ne l&rsquo;a manifesté</em>« , a ajouté Marie-Noëlle Lienemann.</p>
<p style="text-align: justify;">La sénatrice PS de Paris ne souhaite pas que François Hollande se représente en 2017. « <em>Je pense que le chemin choisit n&rsquo;est pas le bon et que le discrédit est très réel. On me dit souvent que mon livre est très critique. Moi, je dis que c&rsquo;est un livre de lanceur d&rsquo;alerte. On est en train d&rsquo;aller dans le mur pour le pays et pour la gauche</em>. » Si elle ne croit plus en François Hollande, Marie-Noëlle Lienemann a reconnu qu&rsquo;il « <em>n&rsquo;y a pas d&rsquo;homme ou de femme providentiel(le) aujourd&rsquo;hui en France. On est en train de changer d&rsquo;époque. On est à la fin du cycle libéral, on est à la fin de l&rsquo;hyper présidentialisation. Donc, il y a le choix, soit les populistes, soit la voie socialiste à la française</em>. »</p>
<h2 style="text-align: justify;">Loi Travail : « <em>La meilleure idée, c&rsquo;est de supprimer cette loi</em>« </h2>
<p style="text-align: justify;">Au lendemain d&rsquo;une nouvelle journée de mobilisation, Marie-Noëlle Lienemann a estimé qu&rsquo;il y a « <em>une vraie progression</em> » dans les manifestations contre la loi Travail. « <em>Il y a un profond mécontentement, un refus réel de cette loi et en même temps le risque d&rsquo;une certaine résignation du monde du travail qui se sent de moins en moins entendu et respecter</em>« , a estimé Marie-Noëlle Lienemann. Deux nouvelles journées de manifestation sont prévues les 5 et 9 avril. Que doit-faire François Hollande ? <em>« Il y a des moments, il vaut mieux aller vite. Ce n&rsquo;est pas la peine de laisser se dégrader</em> » les choses.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la sénatrice PS, « <em>la meilleure idée, c&rsquo;est de supprimer cette loi et de reprendre les seules parties intéressantes à améliorer qui sécurisent l&#8217;emploi. Ce n&rsquo;est pas la peine de rediscuter d&rsquo;une logique, d&rsquo;un texte qui est dans la logique. Ce dont la France a besoin, c&rsquo;est de voir comment on garantit une sécurisation dans les parcours professionnels</em>« . Marie-Noëlle Lienemann et les frondeurs, l&rsquo;aile gauche du PS, ont fait des contre-propositions, mais « <em>c&rsquo;est comme d&rsquo;habitude, il n&rsquo;y a pas de dialogue</em>. »</p>
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<p style="text-align: justify;">Après la déchéance de nationalité, François Hollande va-t-il reculer à nouveau ? « <em>Est-ce qu&rsquo;il vaut mieux reculer quand on fait une erreur que persister ? Une fois qu&rsquo;on s&rsquo;est engagé dans le mauvais rail, il vaut mieux s&rsquo;arrêter vite, que de laisser dégénérer »</em>, a estimé la sénatrice PS.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Présidentielle 2017 : « <em>Je ne vois pas en quoi je suis plus illégitime que d&rsquo;autres</em>« </h3>
<p style="text-align: justify;">Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, a redit vendredi sur France Info son intention d&rsquo;être candidate à une primaire de gauche pour la présidentielle de 2017. « <em>Je ne vois pas en quoi je suis plus illégitime que d&rsquo;autres à porter une voix qui rassemble la gauche</em>« , a-t-elle expliqué. « <em>J&rsquo;ai une expérience. Je veux contribuer à ce débat pour que la gauche reste la gauche et les socialistes, socialistes</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">La sénatrice PS a réexpliqué qu&rsquo;elle est « <em>une opposante à une ligne qui discrédite la gauche et le modèle républicain français</em>« . « <em>Je constate avec tristesse que le candidat qu&rsquo;on avait cru être élu pour combattre ce discrédit, redresser notre économie et notre industrie, fait l&rsquo;inverse</em>. »</p>
<h3 style="text-align: justify;">Salafisme : « <em>Il y a des quartiers où s&rsquo;installent une tension, une pression</em>« </h3>
<p style="text-align: justify;">Marie-Noëlle Lienemann  s&rsquo;explique aussi sur un passage de son livre <em>Merci pour ce changement !</em> sur le terrorisme et les banlieues : « <em>Reviennent les éternels commentaires sur les banlieues, les quartiers populaires, comme s&rsquo;ils étaient le terreau principal du djihadisme. On sait que c&rsquo;est loin d&rsquo;être le cas</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je connais cet univers, j&rsquo;y vais souvent. Il faut distinguer trois choses, le djihad, les gens qui passent à un mécanisme de nihilisme qui prend l&rsquo;islam comme ils auraient pu prendre autre chose. Deuxièmement, il y a la montée du courant salafiste, de gens qui se mettent hors la République quelque part dans leur conception qu&rsquo;ils ont de la société, d&rsquo;une contre société qu&rsquo;ils organisent. Il y a des quartiers où s&rsquo;installe une tension, une pression. Troisièmement, il y a des quartiers où la grande délinquance est devenue invivable, insupportable. Tout ce mêle. Simplement on ne peut pas traiter les choses de la même manière</em>. » Marie-Noëlle Lienemann estime qu&rsquo;il va falloir travailler sur « <em>l&rsquo;éducation populaire</em> » par rapport au courant salafiste.</p>
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		<title>J&#8217;étais l&#8217;invitée du 12/14 de LCI le 31 mars 2016</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2016/03/jetais-linvitee-du-1214-de-lci-le-31-mars-2016/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Mar 2016 18:52:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>1214Lienemann LCI par MN-Lienemann</p>
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<a href="http://www.dailymotion.com/video/x41a1xe_1214lienemann-lci_news" target="_blank" rel="noopener noreferrer">1214Lienemann LCI</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/MN-Lienemann" target="_blank" rel="noopener noreferrer">MN-Lienemann</a></i></p>
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