Primaires

J’étais l’invitée de « Face aux Chrétiens » le 23 juin 2016

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Marie-Noëlle Lienemann, la sénatrice PS de Paris et candidate à la primaire de la gauche, était hier l’invitée de l’émission «Face aux Chrétiens», présentée par Frédéric Mounier et coproduite par KTO. Elle répondait aux questions de Louis Daufresne (Radio Notre-Dame), Benjamin Rosier (RCF) et Corinne Laurent (La Croix).

Comment avez-vous jugé le gouvernement sur l’organisation de la manifestation de jeudi ?

Marie-Noëlle Lienemann : C’est du grand n’importe quoi et très angoissant de voir un gouvernement incapable de trouver des compromis. Cet esprit de dialogue ne manque pas seulement pour l’organisation de la manifestation mais aussi sur la loi. Ce n’est qu’un dialogue de sourds : le gouvernement refuse de reculer au prétexte d’un surplus de testostérone.

Vous pensez à Manuel Valls…

M.-N. L. : Je reproche à Manuel Valls d’entretenir la tension. C’est une stratégie politique : il a cru que cette tension allait disqualifier le combat mené par les syndicats et donner une image d’autorité. L’autorité ne se décrète pas à coups de menton, il a tort de mettre de l’huile sur le feu. Il est temps que le président de la République reprenne la main, et je souhaite qu’il rencontre les organisations syndicales.

Quel regard portez-vous sur la violence des manifestations ?

M.-N. L. : Une partie de la population française – et étrangère car il y a des connexions avec des Européens – bascule dans une forme de nihilisme. C’est gravissime. La crise est profonde.

Vous êtes candidate à la primaire de la gauche, que voulez-vous prouver ?

M.-N. L. : Qu’il existe une ligne politique alternative à François Hollande et Manuel Valls. J’ai été une résistante et je suis une bâtisseuse. Aujourd’hui, la vague libérale reflue, les peuples la contestent. Et la solution qui émerge, c’est le nationalisme, l’intégrisme, les réflexes identitaires, mais pas un nouveau progressisme à la Keynes. C’est cela qu’il faut construire sur les fondamentaux de la République, bien adaptés à la période.

Après le référendum britannique, quelle doit être la réponse française ?

M.-N. L. : La France doit mettre un mémorandum de nos exigences sur la table : la fin du « dumping social » et du « dumping fiscal », des politiques communes de coopération et un objectif politique, l’élévation du niveau de vie et du niveau culturel des Européens. Tant qu’on ne sera pas d’accord, un nouveau traité sera une fuite en avant. Il faut un nouveau rapport de force entre les nations, avec un verrou : tout traité européen et de libre-échange sera ratifié en France par référendum.

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