Budget 2021

Logement, politique de la Ville : Les Français n’ont pas bénéficié du ruissellement mais beaucoup ont pris une douche froide !

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Je suis intervenue à la tribune du Sénat le mardi 1er décembre 2020 peu avant 22h pour ouvrir au nom du groupe CRCE les débats sur la Mission « Cohésion des Territoires » (logement et politique de la Ville) du projet de loi de finances pour 2021. La Crise sanitaire a mis à nu et aggravé la crise du logement, nos quartiers populaires sont plus que jamais délaissés par l’Etat. Le budget pour 2021 devrait proposer des politiques ambitieuses et volontaristes pour répondre à ces besoins cruciaux : il n’en est rien !

« La crise du Covid a amplifié le mal-logement : 150.000 SDF, 12 millions de personnes en situation de précarité ou consacrant une part excessive de leur budget au logement. Le confinement a mis en évidence des différences insupportables. Le logement représente au moins 25% des dépenses des familles : cela appelle une politique volontariste, appuyée sur les amortisseurs sociaux. Car il n’en est rien depuis 2017, la pauvreté a augmenté, et le recul des APL en est une des causes majeures. Les Français n’ont pas bénéficié du ruissellement ; beaucoup, en revanche, ont pris une douche froide ! Le groupe CRCE a présenté une proposition de loi pour revaloriser les APL et supprimer le mois de carence, que le Sénat a votée. Hélas, les crédits ne figurent pas au PLF. La contemporéanisation du versement des APL permet une économie de 750 M€ par l’État – ils seront prélevés sur les familles modestes. Avant la crise, le logement social était déjà en difficulté. Le RLS réduit les moyens des bailleurs sociaux. Cette année, moins de 100.000 logements seront construits malgré des besoins considérables. Action Logement est également ponctionnée. Parallèlement, jusqu’en 2033, le dispositif Pinel bénéficie de 1,2 Mds€. Il est coûteux et conduit à produire des logements à loyers élevés. Il faudrait plutôt une TVA à 5,5 % et la suppression de la RLS pour soutenir le logement social. Les quartiers populaires ont besoin d’investissements publics massifs. Les maires ont lancé un appel ; nous soutenons leurs revendications. Les promesses doivent être tenues ! Nous proposons la création d’un fonds politique de la ville. Ce budget ne répond pas à l’objectif républicain de droit au logement : le groupe CRCE ne le votera pas.« 

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