Actualités, Ecologie

Chute de la biodiversité: agir avec la planification écologique

WWF vient de publier le rapport « planète vivante » qui ne peut nous laisser indifférents et surtout passifs.

60% de chute de la population des vertébrés est observée dans notre planète entre 1970 et 2014. C’est une accélération inédite d’extinction des espèces auxquels nous assistons. Il est urgent de réagir et de prendre des décisions à tous les niveaux.

Aussi nous devons nous mobiliser et demander au gouvernement d’être à l’initiative pour que la conférence mondiale sur la biodiversité qui doit avoir lieu à Pékin en 2020 aboutisse à un accord international actant un objectif de Zéro perte de biodiversité en 2030.

La perte de biodiversité est particulièrement forte en Amérique du Sud et centrale et d’une façon plus générale dans les zones tropicales mais elle concerne aussi l’Europe et l’Hexagone.

Et là, les enjeux sont importants pour maintenir notre biodiversité : réorientation de la politique agricole, arrêt de la fragmentation des territoires naturels, de l’artificialisation des sols et du mitage urbain ou encore restauration du bon état écologique des eaux – douces ou marines- comme celle des zones humides.

Et là, il faut des décisions publiques avec des moyens concrets et nous sommes souvent défaillants. Je fus en 2000 rapporteure au Parlement Européen sur la directive cadre pour l’eau qui prévoyait la restauration du bon état écologique de l’eau en 2020. Je n’ai cessé, sous tous les gouvernements, de demander une planification. On a tardé à voter des grandes lois générales sur l’eau mais jamais une véritable loi de programmation avec des moyens financiers pour que la France atteigne effectivement cet objectif essentiel. Or aujourd’hui, c’est moins de 45% de nos eaux qui sont actuellement conformes à ce bon état écologique. Nous ne pouvons pas continuer à ce rythme. Cette loi de planification écologique demeure urgente. Voilà un exemple. Il n’est pas le seul mais on le sait la pollution de l’eau est un grave dommage non seulement pour la santé humaine, pour la qualité de nos paysages mais aussi pour la biodiversité.

Enfin, j’ai toujours pensé important de sensibiliser concrètement les citoyens à la richesse de la biodiversité du territoire où ils vivent et suggéré que soient réalisés avec les enfants, les enseignants, les associations et tous les habitants, des atlas de la biodiversité ( faune et flore) . Ces travaux permettront de mieux faire appréhender à tous comment la toile du vivant se tisse partout et la responsabilité de chacun pour veiller à la maintenir. Voilà une idée pour les nouvelles équipes municipales ou locales.

Copyright © 2012 Marie-Noëlle Lienemann. Tous droits réservés.