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	<title>Actualités &#8211; Marie-Noëlle Lienemann</title>
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	<title>Actualités &#8211; Marie-Noëlle Lienemann</title>
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		<title>Reprenons l&#8217;initiative pour la  Gauche et la France. Mon intervention lors des vœux de la Gauche Républicaine et Socialiste.</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2026/02/reprenons-linitiative-pour-la-gauche-et-la-france-mon-intervention-lors-des-voeux-de-la-gauche-republicaine-et-socialiste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 23:22:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chers amis, L’année 2025 a été une année difficile, difficile pour le monde, pour la France, pour la gauche. Vous avez tous en tête les nombreux conflits, les nombreuses déstabilisations qui traversent notre continent et la planète&#160;: Ukraine, Gaza, République démocratique du Congo, Somalie. La seconde élection de Donald Trump a finalement révélé deux réalités. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2026/02/reprenons-linitiative-pour-la-gauche-et-la-france-mon-intervention-lors-des-voeux-de-la-gauche-republicaine-et-socialiste/">Reprenons l&rsquo;initiative pour la  Gauche et la France. Mon intervention lors des vœux de la Gauche Républicaine et Socialiste.</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Chers amis,</p>



<p>L’année 2025 a été une année difficile, difficile pour le monde, pour la France, pour la gauche. Vous avez tous en tête les nombreux conflits, les nombreuses déstabilisations qui traversent notre continent et la planète&nbsp;: Ukraine, Gaza, République démocratique du Congo, Somalie.</p>



<p>La seconde élection de Donald Trump a finalement révélé deux réalités.</p>



<p>&nbsp;D&rsquo;abord, la montée dans le monde des pouvoirs autoritaires, le recul de la démocratie et de la défense des droits de l&rsquo;homme. Elle est soutenue, accompagnée par le progrès de la pensée illibérale, des thèses de l&rsquo;extrême droite et une forme d&rsquo;acceptation de la déshumanisation des politiques menées. La formule n&rsquo;est pas excessive, même les évêques américains la dénoncent.</p>



<p>Dans le même mouvement, le recul du camp progressiste de la gauche est très général, même s&rsquo;il y a des lieux où certains résistent mieux que d&rsquo;autres.</p>



<p>J&rsquo;avais dit deux réalités. La seconde est que de grands empires se consolident, cherchent à se répartir le monde, non sans tensions présentes ou à venir, en mettant hors-jeu le multilatéralisme, les institutions qui l&rsquo;incarnent, et s&rsquo;en prenant à ceux qui refusent d&rsquo;être vassaux de l&rsquo;un ou de l&rsquo;autre. C&rsquo;est évidemment ce qui se joue actuellement en Europe.</p>



<p>L&rsquo;instabilité politique provoquée par cette folle dissolution en 2014 et la gestion délirante par Macron du résultat des législatives non seulement affaiblit notre pays mais aussi obére d&rsquo;autres débats sur des évolutions inquiétantes et les réponses qu&rsquo;il faudrait y apporter. Ce devrait être une priorité.</p>



<p>En France, l&rsquo;augmentation de la pauvreté et le chômage qui repart, la désindustrialisation qui se poursuit, montrant l&rsquo;échec annoncé de la politique de l&rsquo;offre, l&rsquo;agriculture à son tour engagée dans une spirale de déclin, les services publics qui se dégradent avec un point d&rsquo;attention et d&rsquo;inquiétude particulière pour l&rsquo;éducation et la santé, une dette publique très importante et la faiblesse de nos investissements, la cohésion nationale toujours mise à mal par l&rsquo;accroissement des inégalités et l&rsquo;insuffisance défense de notre modèle républicain, avec, on le voit encore davantage, la montée du racisme et de l&rsquo;antisémitisme. Sans compter la prise de conscience sans cesse accrue de notre perte de souveraineté, souveraineté économique, technologique en particulier.</p>



<p>Les Français paraissent tétanisés avec un double sentiment d&rsquo;impuissance face au désordre et menaces dans le monde et face à la dégradation de leurs conditions de vie et à l&rsquo;état de la France.</p>



<p>Ils vont se désespérer ou s&rsquo;égarer davantage si nulle alternative n’apparaît, à la fois crédible, mais aussi engageant des ruptures permettant de poser de nouvelles fondations pour une France forte, une France libre, une France fraternelle et qui offre à chacune et chacun de nos concitoyens la possibilité de maîtriser son destin, de participer à la destinée commune, de bâtir une vie meilleure.</p>



<p><strong>Ce serait une grave illusion d&rsquo;imaginer que l&rsquo;on peut empêcher la victoire du RN aux prochaines échéances si l&rsquo;on se contente d&rsquo;agiter l&rsquo;épouvantail de la peur ou de proposer seulement quelques mesures immédiates qui, même utiles et positives, ne convaincront pas, car chacun a bien conscience.</strong></p>



<ol type="1"><li>Qu&rsquo;on a à faire à des bouleversements majeurs qu&rsquo;il faut sérieusement prendre en compte.</li></ol>



<ul><li>Que nous payons les erreurs du passé, que nous avons des responsabilités dans ce qui se passe et que sans se couvrir de cendres, nous ne pouvons pas faire l&rsquo;économie d&rsquo;une analyse de nos erreurs passées, d&rsquo;en tirer les leçons pour engager un chemin résolument différent.</li></ul>



<ul><li>&nbsp;Qu&rsquo;il faut donc un nouveau projet, en tout cas une nouvelle stratégie avec des points saillants de changements politiques, économiques et sociaux, et pas seulement quelques discours lénifiants ou un tombereau d&rsquo;eau tiède au motif de ne pas trop bousculer alors que la peur s&rsquo;immisce partout.</li></ul>



<ul><li>&nbsp;Le fait national ne peut être contourné ou détourné, car la France, notre nation, demeure le cadre que nous maîtrisons collectivement le mieux, où nos concitoyens peuvent se faire entendre et compter, où ils peuvent être protégés, défendre leurs droits et inscrire leur présent comme leur avenir en se sentant membre d&rsquo;une communauté, d&rsquo;un projet collectif pour eux et leurs enfants. C’est un phénomène que l’on observe partout.</li></ul>



<p>En réponse à cette globalisation libérale débridée qui a déstabilisé et appauvri beaucoup de peuples, de citoyens, mis chacun en concurrence avec l&rsquo;autre, la nation est de retour, elle est attendue. Partout, les peuples réagissent et se retourne vers les communautés ou les nations, souvent dans un repli identitaire mais pas seulement. Et ce serait une grande faute que de confondre volonté de consolider la nation et promotion d’un nationalisme étroit et excluant.&nbsp;</p>



<p>C’est d&rsquo;autant plus important en France où nous avons la chance que notre projet national ne soit pas un repli sur soi, un rejet de l&rsquo;autre, puisque nous le savons, notre nation a comme fondement la République. Ce concept à sa création, a été largement porté par la gauche et Jaurès lui-même a rappelé que l’internationalisme n’était pas la négation des nations et des patries. Dans notre pays, il y a un challenge majeur à ne pas laisser dériver l’idée républicaine de la nation qui est tout l&rsquo;inverse d&rsquo;une nation ethnique. &nbsp;Il y a pour la gauche et la France un enjeu majeur à réinvestir le fait national sous ce prisme et non celui du RN.</p>



<p>Partout face à l&rsquo;immédiateté, tant promue par les réseaux sociaux et technologies actuelles, mais aussi par les marchés qui négligent toujours le long terme, l&rsquo;État, la Nation sont de plus en plus importants pour porter une vision d&rsquo;avenir et mettre en œuvre des politiques qui s&rsquo;inscrivent dans la durée pour garantir la pérennité de notre cadre collectif.</p>



<p><strong>On aurait pu attendre de la gauche qu&rsquo;elle s&rsquo;attelle à tout cela. Force est de constater que rien n&rsquo;a avancé en un an, ni pour son unité, ni pour établir un programme commun, première étape vers un projet plus global.</strong></p>



<p>Jean-Luc Mélenchon et LFI poursuivent leurs dérives, rendant une réelle dynamique de rassemblement de toute la gauche de plus en plus difficile.</p>



<p>&nbsp;Non seulement, la gauche n’a pas su conjurer ses divisions mais elle n’a pas, non plus, créé une nouvelle dynamique d’élargissement permettant de sortir d’un score global particulièrement bas, ni de faire reculer le RN notamment dans les catégories populaires.</p>



<p>Nous avions souhaité, dès l’an dernier, un large rassemblement des forces de gauche et écologistes allant du PC jusqu’aux différentes composantes du PS et place publique en passant par d’autres mouvements. Considérant d’ailleurs qu’il fallait très rapidement travailler à des convergences programmatiques permettant de constituer à un socle commun en vue des présidentielles et du choix d’un candidat commun, nous souhaitions y apporter notre contribution.</p>



<p>Force est de constater que cela n’a pas réellement progresser.</p>



<p>&nbsp;Ni aux municipales, où l’éparpillement est trop souvent la règle avec des alliances à géométrie variable sans grande cohérence, et moins encore au niveau national.</p>



<p>On notera que le processus de Bagneux, déjà assez limité au début, s’est progressivement réduit avec le départ du PC. Ainsi, la primaire annoncée pour octobre paraît à ce stade bien limitée dans son périmètre, d’autant qu’une partie importante du PS ne semble pas y adhérer. De plus, les personnalités qui semblent bien placées dans les sondages n’y participent pas !</p>



<p>Il est donc difficile de savoir comment tout cela va évoluer.</p>



<p><strong>Néanmoins pour notre part, à la GRS, Nous restons particulièrement mobilisés pour que le rassemblement de la gauche soit large et s’opère autour d’un programme qui ne soit pas minimaliste, mais manifeste des « ruptures réelles » avec les politiques suivies sur des questions majeures. Et cela doit en tout premier lieu, s’attaquer aux enjeux qui ont largement contribué à l’assèchement politique et sociologique de la gauche. Enjeux aussi essentiels pour l’avenir de la France.</strong></p>



<p>Je veux d’abord insister sur la question majeure de la construction européenne et de l’avenir de l’Europe.</p>



<p><strong><em>Il faut être clair et net :  nous ne pouvons valider une poursuite de la stratégie européenne qui depuis de nombreuses années non seulement a affaibli l’Europe dans le monde, mais plus encore affaibli la France dans notre continent et sur la scène mondiale surtout sur le terrain économique et social.</em></strong> Au niveau européen, les inégalités se sont accrues entre pays et entre citoyens, la souveraineté des peuples a reculé, et nos modèles sociaux ont été mis à mal. En France ces dérives ont plus encore qu’ailleurs percuté notre pays en mettant en cause notre modèle républicain, les services publics, en installant le primat du marché sur le politique, la relégation des Etats rendus impuissants ou disqualifiés. </p>



<p>&nbsp;la social-démocratie et les socialistes ont tout laisser dériver accompagnant la logique libérale et la plongée dans une mondialisation débridée, renonçant ipso facto au projet initial de la gauche d’une Europe sociale, de progrès partagé et renonçant à imposer des convergences sociales et fiscales vers le haut, la préférence communautaire qui s’est avérée une vaste fumisterie.</p>



<p>Comment s’étonner que tout cela se paie aussi politiquement aujourd’hui.</p>



<p>Sans compter qu’en France, nos concitoyens avaient vu juste, comprenant que le chemin pris nous conduisait dans l’impasse en votant non au projet constitutionnel en 2005 et ils considèrent à juste titre que la façon dont on leur a imposé le traité de Lisbonne, copie conforme du texte qu’ils avaient rejeté est le signe manifeste du profond déni démocratique sur laquelle est fondée l’union européenne.</p>



<p>Bien avant déjà, les catégories populaires et singulièrement le monde ouvrier subissaient les conséquences des choix européens- comme les délocalisations, la pression à la baisse des salaires- qui ont lourdement contribué à la désindustrialisation mais aussi de tous ceux qui sont attachés aux services publics ont vu les sinistres conséquences de la généralisation de la concurrence dans tous les domaines. On leur disait qu’il fallait accepter tout cela pour que l’Europe avance, progresse et hélas elle a plutôt reculé&nbsp;! Trop de politiques ne voulaient pas voir cette réalité et ce n’est pourtant pas faute d’avoir alerté.</p>



<p>Mais aujourd’hui, il faut cesser de faire semblant de ne pas voir aussi nous défendons avec force trois exigences</p>



<ul><li><strong><em>Une reconfiguration majeure de la construction et de l’architecture européennes, et de rééquilibrer l’UE</em></strong></li><li><strong><em>Une mobilisation de notre pays pour savoir engager des rapports de force pour se faire entendre et défendre ses intérêts en Europe mais aussi pour mieux tirer notre épingle du jeu dans le cadre actuel en étant moins naïfs</em></strong></li><li><strong><em>Un refus absolu de tout basculement vers le fédéralisme qui ne fera que consacrer la loi des plus forts dans l’UE et particulièrement de l’Allemagne et écrasera tout ce que nous défendons par exemple une certaine idée de l’autonomie par rapport aux autres puissances.</em></strong></li></ul>



<p>Et il faut bien dire que cela soit du côté des dirigeants du PS et des écologistes, ces partis &nbsp;</p>



<p>ne semblent tirer aucune conséquence ni des échecs de l’actuelle construction européenne, ni du décrochage politique des couches populaires, largement provoqué par les choix européens qui ont été largement responsables d’une détérioration de leur situation.</p>



<p>Nous souhaitons qu’un débat ait lieu sur ce sujet et qu’une partie de la gauche ne continue pas tête baissée dans une direction qui a largement contribué à sa perte et qui n’est pas approuvé par les Français. Et de toute façon rien ne serait pire pour la gauche de n’avoir aucune nouvelle stratégie pour l’Europe au regard des profonds bouleversements politiques actuels.</p>



<p>Oui l’Europe pourrait et devrait s’affirmer comme une force économique militaire indépendante et autonome et sortir de sa vassalité aux USA.</p>



<p>Mais cessons de prendre nos désirs pour la réalité et faire comme si ce projet, cette ambition était partagée par les 27 et même par nos voisins directs comme l’Allemagne .la réalité est toute autre on le voit encore récemment ne serait-ce qu’avec le retrait des soldats allemands du Groenland dès que Trump a fait la grosse voix pour comprendre !</p>



<p>Aussi notre stratégie doit être fonder sur 3 piliers&nbsp;:</p>



<ul><li><strong>Une Union européenne profondément transformée et rééquilibrée,  </strong></li><li><strong>Des coopérations par sujets, par projets avec des partenaires européens voire élargies à d’autres (ex: le royaume uni ou d’autres pays méditerranéens) à condition que cela n’entache pas la souveraineté des pays européens concernés</strong></li><li><strong>La France doit pouvoir agir seule si sa souveraineté l’exige et ne doit pas se laisser embourber ou paralyser par des règles ou pressions européennes qui aujourd’hui comme hier nous affaiblissent</strong></li></ul>



<p>Qu’on soit clair il ne s’agit pas de prôner un repli national qui d’ailleurs n’aurait aucun sens et aurait de graves conséquences. Il s’agit d’arrêter les discours et les pratiques qui nous ont amené dans le mur et profondément affaibli nous l’Europe, nous la France et notamment la France dans l’Europe !</p>



<p>Il s’agit de condamner ces théories fumeuses selon laquelle devant l’attitude de Trump, devant les risques qui se confirment et les périls qui s’approchent, l’Europe va s’unir et œuvrer à sa souveraineté ! &nbsp;Peut-être, elle le devrait et sans doute faut-il tenter de l’en convaincre mais force est de constater qu’il n’y a rien d’automatique. &nbsp;Non nécessité ne fait pas loi&nbsp;! Et actuellement en dépit de frémissements, rien de significatif ne montre que l’UE avance dans ce sens. &nbsp;Au contraire et Trump qui n’est pas dupe sait régulièrement attiser les divisions. Il n’y a rien d’automatique car nos intérêts ne sont pas spontanément convergents, ils sont même parfois divergents. &nbsp;Ne serait sur certains points majeurs pour nos économies, Les Allemands exportateurs sont prêts à d’importantes concessions aux USA, voire aux chinois pour préserver leur marché au détriment des autres comme on l’a vu lors du scandaleux accord Trump- Von der Leyen &nbsp;avec des taxations américaines et zéro taxations européennes ! On l’a vu avec le Mercosur ou l’industrie allemande a eu gain de cause sur les agriculteurs français et polonais ….</p>



<p>Donc soyons lucides et donnons-nous les moyens de ne pas subir, de faire avancer l’Europe sans affaiblir la France, de faire avancer la souveraineté européenne sans affaiblir la souveraineté française notamment dans des secteurs clés. Ne soyons ni les ravis de la mondialisation ni les ravis de l’Union européenne actuelle.</p>



<p><strong>De ce point de vue il faut tordre le cou à l’illusion d’une Europe fédérale qui nous renforcerait ! L’exemple du mercosur est l’exemple type du danger du fédéralisme européen</strong> !</p>



<p>1 la compétence des négociations commerciales internationales est retirée aux États membre notamment le suivi des négociations qui font l’objet d’un vague mandat donné à la commission</p>



<p>2 l’approbation des traités concernés est ratifiée à la majorité qualifiée des Etats et par le seul parlement européen et non par les parlements nationaux. Dans le cas du Mercosur, la majorité qualifiée a été atteinte au niveau des conseils des ministres. Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que le parlement européen ne ratifie pas.</p>



<p>Le fédéralisme sans des règles sociales, fiscales et autres politiques communes, sans transfert financier massif et redistributif, sans financement de grands projets industriels, technologiques répartis sur l’ensemble du territoire, sans emprunts communs. C’est purement et simplement la loi du plus fort qui s’impose au sein d’un grand marché européen qui mets toujours les peuples et les états en concurrence.</p>



<p>Je pourrais prendre moultes exemples de ces désaccords franco-allemands – on pourrait parler de la défense &#8211; on ne pourra repartir sur de nouvelles bases qu’à la condition de mettre clairement sur la table ce qui pour nous est décisif et retrouver des marges de manœuvre. Rappelons que la France est contributeur net au budget de l’union et ce serait criminel de continuer des financer des choix économiques et politiques qui nous sont défavorables, qui empêchent notre réindustrialisation et nous appauvrissent. De ce point de vue le marché de l’énergie est une pure honte dont il faut se libérer au plus vite. On peut évoquer aussi les règles de marché publics qui ne permettent pas de privilégier le local ou le made in France ( et même parfois le made in UE)</p>



<p>Nous souhaitons approfondir ce sujet de la réorientation de la construction européenne avec nos partenaires de gauche.</p>



<p><strong><em>D’autres points nous paraissent décisifs, en particulier la politique économique et sociale.</em></strong></p>



<p>Nous plaidons en faveur d’<strong>un développement du capital public et du rôle de l’État</strong> en particulier pour la réindustrialisation et la reconquête de souveraineté dans des secteurs clés.</p>



<p>C’est quand même un comble. Dans un monde où le capital est de mieux en mieux rémunéré, où il a de plus en plus de pouvoir dans les entreprises, il faudrait que des personnes privées en profitent et pas les États et leurs peuples ! Évidemment il ne s’agit pas de tout étatiser ou nationaliser mais de <strong>retrouver une conception qui a plutôt dans le passé réussi à notre pays à savoir celle d’une économie mixte (secteur privé/ intervention publique/ économie sociale</strong>)</p>



<p> Il est urgent de restaurer des visions à long terme <strong>avec une nouvelle planification, et  en accordant une priorité majeure aux investissements </strong>publics et privés au service d’une croissance soutenue et décarbonée, de l’adaptation au changement climatique, de la recherche, de notre défense  </p>



<p><strong>Sans croissance, nous ne pourrons pas financer notre protection sociale, nos services publics !  </strong></p>



<p>La politique dite de l’offre- à savoir des cadeaux fiscaux ni ciblés ni conditionnés n’ont pas permis le redressement du pays- et une baisse du « coût&nbsp;» du travail ont été contre performants, il faut donc, là aussi, tirer les leçons de ce constat et changer de cap.</p>



<p><strong><em>En tout cas, on voit bien qu’il est grand temps que la gauche reprenne une réflexion et engage de nouvelles orientations sur sa stratégie économique et sociale qu’elle donne trop souvent l’impression de placer au second rang tant elle parait d’abord préoccupée par les questions sociétales.</em></strong></p>



<p>&nbsp;Heureusement, elle s’est mobilisée sur un enjeu majeur à savoir la redistribution des richesses à travers la fiscalité mais on voit bien qu’il faut attacher à la production de richesses une attention aussi soutenue.</p>



<p>Nous sommes convaincus que ces sujets sont essentiels pour retrouver la confiance des salariés, des catégories populaires, des salariés de la fonction publique qui veulent comprendre comment nous pouvons assurer une vie meilleure pour eux et leurs enfants, garantir pour l’avenir la vitalité du modèle républicain et l’indépendance de la France</p>



<p><strong>Nous souhaitons apporter notre pierre à cette réorientation économique et sociale.</strong></p>



<p>Ces champs ne sont bien sûr pas exhaustifs&nbsp;! &nbsp;</p>



<p>Je veux toutefois, pour conclure, souligner un point très important ; <strong><em>restaurer la confiance en la science, développer la culture scientifique et technique, affirmer notre rang de grande nation scientifique et en matière de recherche.</em></strong></p>



<p>C’est à la fois un enjeu de société à l’heure où se développe un peu partout dans le monde les obscurantismes de tous poils, les complotismes, la négation du réel quand il gène et un enjeu de développement économique et technologique.</p>



<p>C’est encore un enjeu de souveraineté certes mais aussi une contribution au progrès des connaissances au service de l’humanité.</p>



<p>Nous sommes les enfants des lumières et devons le revendiquer et surtout le manifester concrètement.</p>



<p>&nbsp;Chers camarades, au fond le fil conducteur de notre projet demeure la République Sociale qui doit affronter le monde contemporain avec lucidité et détermination mais en sachant qu’elle garde toute sa vitalité et son actualité. J’ai l’intime conviction que cette perspective est de nature à rassembler une majorité de français à condition de ne pas demeurer une simple incantation. Travaillons-y&nbsp;! bonne année 2026</p>
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		<title>Meilleurs vœux pour 2026</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2026/01/meilleurs-voeux-pour-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 18:18:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je vous souhaite une très heureuse année 2026 pour vous, votre famille et vos proches. Que cette année vous apporte joie, santé  et succès dans ce que vous entreprendrez. Qu’elle tourne le dos aux guerres, aux injustices, aux menaces sur la démocratie, aux intolérances, à la tyrannie de l’éphémère&#160; et au non respect de la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Je vous souhaite une très heureuse année 2026 pour vous, votre famille et vos proches.</p>



<p>Que cette année vous apporte joie, santé  et succès dans ce que vous entreprendrez.</p>



<p>Qu’elle tourne le dos aux guerres, aux injustices, aux menaces sur la démocratie, aux intolérances, à la tyrannie de l’éphémère&nbsp; et au non respect de la dignité humaine qui ont trop marqué l’année qui s’achève et permette de tracer un chemin nouveau de paix , de progrès.</p>



<p>Qu’elle amène les politiques et les citoyens à penser l’avenir, à répondre à l’urgence du moment mais aussi à débattre sérieusement des grands enjeux d’avenir pour agir en profondeur, engager une nouvelle ambition commune pour notre pays et&nbsp; retrouver la force de la promesse républicaine.</p>



<p>   Qu’elle entretienne la fraternité et l’amitié si essentielles pour chacun et pour un monde meilleur</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="577" src="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2026/01/voeux-MNL-1-1024x577.jpg" alt="" class="wp-image-15640" srcset="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2026/01/voeux-MNL-1-1024x577.jpg 1024w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2026/01/voeux-MNL-1-300x169.jpg 300w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2026/01/voeux-MNL-1-768x433.jpg 768w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2026/01/voeux-MNL-1-1536x865.jpg 1536w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2026/01/voeux-MNL-1.jpg 1640w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>SANCTIONNER BAYROU! LE NECESSAIRE SURSAUT DE LA GAUCHE ET DE LA FRANCE</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2025/09/sanctionner-bayrou-le-necessaire-sursaut-de-la-gauche-et-de-la-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 16:25:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mnlienemann.fr/?p=15633</guid>

					<description><![CDATA[<p>Impossible d’accorder la confiance à François Bayrou. Il faut voter la sanction de son gouvernement qui a tout fait pour qu’elle tombe au moins du côté de la gauche . On peut partager une part de son diagnostic sur la gravité de la situation budgétaire , maisCelui-ci n’est que partiel et oublie un pan essentiel [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Impossible d’accorder la confiance à François Bayrou. Il faut voter la sanction de son gouvernement qui a tout fait pour qu’elle tombe au moins du côté de la gauche .</em></strong></p>



<p><strong>On peut partager une part de son diagnostic sur la gravité de la situation budgétaire , mais<br>Celui-ci n’est que partiel et oublie un pan essentiel à savoir l’appauvrissement du pays avec une chute dramatique de ses capacités productives, la désindustrialisation et le déficit abyssal de notre commerce extérieur. Or c’est bel et bien ce déficit de production de richesses qui nourrit la mise sous tension de nos finances publiques et de notre protection sociale.</strong><br>François Bayrou oublie de dire qu’à force d’avoir tant privatiser et réduit la voilure du capital public non seulement le pays a perdu en souveraineté mais aussi bien des recettes budgétaires.<br>Quand il affirme que le pays s’est endetté pour le fonctionnement et pas pour l’investissement, c’est juste! mais c’est aussi que les choix libéraux &#8211; déjà avant Macron mais plus encore depuis- n’ont cessé d’annoncer des purges budgétaires pour combler des déficits largement alimentés par des baisses de cotisations et d’impôts en faveur des entreprises ( non ciblées et sans contrepartie ), des plus riches! On nous disait que cela allait booster l’ activité au motif d’une meilleur compétitivité coût mais ces décisions ne furent soldées par aucun succès, et ce au détriment d’investissements de filière, de recherche et du made in france . Bref ce que Bayrou se refuse à avouer est que leur politique menée depuis des années nous a conduit dans une situation certes alarmante mais dont on ne sortira pas en poursuivant dans la même<br>direction .<br><strong>Et son appel à la « prise de conscience » devant la gravité de la situation des finances publiques serait nettement plus crédible s’il s’accompagnait de la même prise de conscience sur les raisons de cet état de fait et la nécessité de changer d’orientations économiques</strong><br>Elles doivent s’engager dans deux directions: entamer une nouvelle architecture fiscale et dégager des moyens pour un grand plan de relance industrielle et productive afin de reprendre pied dans des secteurs majeurs pour notre souveraineté ainsi que pour assurer des services publics de qualité .<br>J’ai à plusieurs reprise montrer comment ce sursaut était possible et urgent sans attendre les hypothétiques politiques européennes en la matière !</p>



<p>Or dans les propos du premier ni mea culpa et encore moins de propositions significatives de ce changement de cap ! Pire la seule stratégie qu’il propose est la purge budgétaire faisant porte beaucoup d’efforts aux travailleurs , aux plus modestes qui a juste titre estiment qu’ils en ont déjà beaucoup fait et que les inégalités et injustices n’ont fait que se creuser , en même temps que se creusait le déficit budgétaire !!!</p>



<p>On pouvait espérer qu’au moins sur ce point le premier ministre Bayrou mettrait en œuvre des politiques plus offensives sur la justice sociale et fiscale . Ce ne fut pas le cas et d’une certaine façon c’est lui et ses prédécesseurs qui mettent le feu au poudre, laissent se mette en place le désordre. L’appel aux responsabilités devrait en premier s’appliquer à son camp . Les récentes propositions visant à supprimer deux jours de congé , à augmenter les forfaits médicaux sont hélas révélateurs d’une réalité dramatique : ils n’ont rien compris , ils ne veulent pas voir, ils ne veulent pas changer ! Et le discours d’hier n’a même pas annoncé l’abandon de ces mesures et témoigner d’u e volonté sérieuse de rééquilibrer la donne.</p>



<p>Alors devant ces réalités quel sens pourrait avoir le soutien au maintien du gouvernement Bayrou? Reculer pour mieux sauter , laisser la colère éclater, ne pas permettre l’expression de vraies alternatives ?<br>Éviterait on le chaos qu’annonce Le premier ministre ? Non son crédit est épuisé non seulement à l’Assemblee Nationale dont la composition est peu propice au vote d’une stratégie économique et sociale alternative mais aussi et surtout dans le pays !</p>



<p><strong>Il reste pour la gauche une difficulté à surmonter et en tout cas un défi majeur à relever. Être capable de proposer une alternative sérieuse qui réponde vraiment à la gravité de la situation du pays ( qui n’est pas que budgétaire ) et aux attentes et à l’amélioration des conditions de vie des français, qui consolide notre modèle républicain ciment indispensable de la nation.</strong><br>Aucun pays ne sort d’une crise aussi globale sans mobiliser l’ensemble du pays !<br>Et il est vrai que la stratégie de la France insoumise depuis quelques temps ne va pas dans ce sens et même va dans le sens contraire. Au point que bon nombre de nos concitoyens ( et pas seulement à droite) estiment qu’elle serait plus dangereuse que le FN, qu’elle ne prend pas en compte la question pourtant cruciale de la sécurité et entretient le communautarisme.</p>



<p><strong>On sait tout cela . Mais en face, les autres forces politiques de gauche n’ont pas su ( pas voulu?) faire les efforts pour s’élargir et se rassembler pour préparer l’alternative dont je parle au dessus!</strong><br>S’élargir car toute la gauche ne dépasse pas actuellement dans toutes les élections et les sondages les 30% . Elle a perdu la confiance des millions d’électeurs, ouvriers, salariés, enseignants, soignants, fonctionnaires, qui ne se reconnaissent plus dans ses discours, ses priorités. Et cette reconquête ne se fera pas par un claquement de doigts et ses effets ne seront pas immédiatement très perceptibles. Mais tout retard pris est un coup de pouce à l’accession du RN au pouvoir, que la seule dénonciation sur ses visions fascisantes ne saura conjurer.<br>Rassembler pas seulement ceux qui de près ou de loin répondent à des catégories sociologiques et culturelles plus restreintes s’apparentant à l’analyse de Terra Nova et du point de vue politique ceux qui ont plutôt voté oui lors du référendum sur le projet de constitution européenne. Or une très grande majorité du peuple de gauche et des électeurs socialistes ont voté non et on peut dire plus encore aujourd’hui qu’ils avaient raison.<br><strong>En tout cas c’est à la reconstruction d’un pôle central de la gauche qu’il est urgent de s’atteler et c’est à cette tâche que j’appelle les parti</strong>s et en premier lieu le Parti socialiste qui au regard de son implantation locale diversifiée et de son histoire devrait être le mieux à même de prendre l’initiative de fédérer largement toutes celles et ceux prêts à cette relève de la gauche par un réformisme radical ( l’évolution révolutionnaire disait Jaurès) mais aussi à la relève de la France .<br><strong>Car la gauche a besoin d’un pôle central capable de rassembler largement les Français</strong>. Et si aucun oukase global en direction de LFI ( et moins encore de ses électeurs ) n’est acceptable, l’émergence d’une gauche puissante ne peut se faire autour d’une LFI qui serait dominante . D’ailleurs l’histoire de l’Union de la gauche est éclairante. L’union de la gauche a pu devenir majoritaire quand le PS devenait le premier Parti de gauche. Mais on oublie souvent que le congrès d’Épinay qui refonda le Parti socialiste et engagea le programme commun choisissait une double démarche l’unité des socialistes (qui n’était absolument pas acquise alors) et l’union de la gauche ! À réinventer aujourd’hui. Oui bien sûr les temps ont changé, mais les réalités sociales pas tant que cela! parfois même , elle se sont dégradées! La question écologique est plus prégnante (même si on caricature et néglige souvent l’absence de sa prise en compte dans les programmes de gauche de l’époque .. mai 68 était passé par là) et mérite un volontarisme efficace. Car les illusions d’une régulation verte dans la logique du marché qui a montré plus que ses limites, provoquent bien des rejets.</p>



<p>La seconde réalité à prendre en compte est que les questions du travail, du pouvoir d’achat, des services publics sont une urgence absolue. C’est d’ailleurs ce qu’expriment nos compatriotes qui ont trop souvent l’impression soit que le sociétal prends le dessus sur le social et que la gauche s’est trop rangée dans l’impuissance et le fatalisme&nbsp;!</p>



<p>On <strong>doit écouter et travailler avec les syndicats qui certes ont une fonction d’abord revendicative mais savent aussi retenir les priorités, hiérarchiser les urgences, faire prévaloir l’intérêt général de salariés, défendre le maintien de l’activité dans notre pays.</strong></p>



<p>À force de parler de négociations entre partenaire sociaux et de les organiser dans un cadre contraint par le gouvernement empêchant de réels progrès pour le monde du travail, on délégitime les syndicats, on laisse monter la pression et le mécontentement avec l’émergence de mouvements sporadiques qu’on qualifie parfois abusivement de spontanés et dont le contenu mérite d’être examiné de plus près.</p>



<p>Souvent ils sont quand même très influencés par de thèses poujadistes ou d’extrême droite !</p>



<p>Avec une insistance révélatrice , trop d’impôts , trop de charges , l’état se gave et nous on trinque etc …certes sont évoqués les salaires et les services publiques mais trop souvent sous cette vison idéologique qui n’a rien de gauche ! Bien des discours sont en fait&nbsp; en phase avec les propositions de l’extrême droite&nbsp; contre les hausses d’impôts ( même pour les riches ) et en faveur d’ une nouvelle phase de&nbsp; démantèlement de l’Etat et de l’intervention publique ( prenons un exemple la privatisation du service public audiovisuel ou l’ouverture concurrence dans les transports etc etc ) . Si la critique des lourdeurs de l’administration sont souvent justes&nbsp; les réponses sont&nbsp; à trouver ailleurs par exemple dans une meilleure organisation, une vision moins procédurière et parfois des moyens mieux alloués. On doit agir sans affaiblir l’Etat et l’intervention publique . Ce n’est pas le cas du RN et c’est une grave illusion quand certains entretiennent le mythe du RN à droite sur le régalien et à gauche sur le social !!! Non il est de fait dans une vision libérale anti-état ! De droite deux fois.</p>



<p><strong>Nul ne peut dire quelle sera l’ampleur du mouvement du 10 septembre car il est vrai que la colère est grande. Mais le mot d’ordre «&nbsp;on bloque tout&nbsp;»&nbsp; est porteur de très grandes ambiguïtés et risque de provoquer l’éternel retour de bâton vers la droite et ceux qui incarnent le parti de l’ordre à savoir le RN .</strong></p>



<p>Il faut agir pour redonner de la force, de la lisibilité aux syndicats et si possible à une intersyndicale avec des revendications précises !</p>



<p>Dans le pays couve une sourde colère mais aussi une profonde inquiétude sur l’état et l’avenir de la France, à un moment où l’arrivée de Trump met en exergue une vassalisation de fait de l’UE et d’une certaine mesure de la France, où la menace Poutine et la force montante chinoise tétanisent !</p>



<p><strong>Ce sont les deux faces d’une même crise (place et avenir de la France, situation difficile des Français) et c’est à la gauche de se mettre à la hauteur de sa tâche historique. Redonner confiance à notre peuple en des progrès sociaux et républicains nouveaux, le mobiliser dans la justice pour redresser l’économie du pays, son éducation , la recherche , son industrie .. bref&nbsp; retrouver de la souveraineté pour maîtriser notre avenir .</strong></p>



<p>Enfin dans le brouhaha et le  chaos actuel, si elle doit répondre à l’actualité elle ferait bien aussi d’engager rapidement  cette mutation et de définir  une stratégie plus convaincante pour faire obstacle au RN qui est une menace croissante.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2025/09/bayrou.jpg" alt="" class="wp-image-15634" width="564" height="366"/></figure>
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		<title>Nouvelle ère, l’exigence de changements de cap en France et en Europe</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2025/03/nouvelle-ere-lexigence-de-changements-de-cap-en-france-et-en-europe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Mar 2025 10:47:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.mnlienemann.fr/?p=15619</guid>

					<description><![CDATA[<p>Promouvons une économie de défense et de souveraineté, par des politiques de relance et de justice sociale. Nous entrons dans une nouvelle ère, mais réfléchissons sérieusement à ce qu’elle implique, définissons une stratégie à court et moyen terme sans repartir dans de fausses directions qui s’avèreront des impasses ! La violence et la brutalité des annonces [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Promouvons une économie de défense et de souveraineté, par des politiques de relance et de justice sociale</strong>.</p>



<p>Nous entrons dans une nouvelle ère, mais réfléchissons sérieusement à ce qu’elle implique, définissons une stratégie à court et moyen terme sans repartir dans de fausses directions qui s’avèreront des impasses !</p>



<p>La violence et la brutalité des annonces et du comportement de Donald Trump montrent une inflexion et une accélération d’une politique américaine qui avait relégué en seconde zone les enjeux européens pour concentrer son regard et ses actions en direction de l’Asie avec en ligne de mire la puissance chinoise. Déjà le soutien de l’administration de Biden à l’Ukraine était davantage calibré pour conjurer une avancée excessive de Poutine dans ce pays que pour lui infliger une cinglante défaite. Il est clair qu’elle ne souhaitait pas ouvrir un conflit majeur avec la Russie (ce que les dirigeants du Kremlin ont sans doute vite compris). Cela posait et pose encore la question majeure de la crédibilité du droit internationale. Ce n’est hélas pas le seul cas&nbsp;!</p>



<p>Mais là, il est vrai que l’inversion d’alliance ou pour le moins un rapprochement explicite avec la Russie constitue un fait nouveau. Trump face à la menace chinoise veut éviter un front Russie/chine et par ailleurs compte bien poursuivre son impérialisme autour des USA (canal de Panama, Canada et Groenland).</p>



<p>Sans compter que se joue aussi l’accès aux terres rares, métaux et autres ressources indispensables au développement économique et technologique&nbsp;qui va constituer un point cardinal des relations internationales.</p>



<p>Dans cette perspective l’Europe n’a aucune place sérieuse dans la logique trumpiste&nbsp;: ni assez de ressources naturelles, ni avancées technologiques majeures&nbsp;! Manifestement partager des idéaux démocratiques ne semble plus être une préoccupation prioritaire&nbsp;!</p>



<p>On nous annonce aujourd’hui un accord USA&nbsp;/Ukraine pour proposer à Moscou un cessez-le-feu. Tant mieux, et &nbsp;la France doit agir au-delà pour qu’une paix équilibrée et durable soit signée. Pour l’heure, tout ceci est encore aléatoire. Mais cela n’empêche pas un constat lucide sur le changement de cadre géopolitique.</p>



<p>Le lâchage actuel de l’Ukraine et la totale indifférence à l’Europe sommée d’une part d’assumer seule sa défense ou en tout cas de payer pour la garantir (ce que les Américains préconisent et ils n’hésiteront pas à faire pression dans ce sens) et d’autre part de rééquilibrer ses échanges commerciaux avec les USA, en particulier s’agissant des biens industriels &nbsp;&nbsp;exige de notre part des réactions à la hauteur des enjeux.</p>



<p>Il faut reconquérir notre indépendance militaire. C’est vrai pour la France qui a des atouts au sein de l’UE et c e devrait être vrai pour l’Europe. Et si nos voisins européens semblent découvrir cette exigence, rien n’est en fait aujourd’hui très clair si ce n’est le besoin de réengager un réarmement de notre continent pour faire face aux menaces qui pèsent sur lui.</p>



<p>Attention dans des moments troublés, il faut être rigoureux sur les mots comme sur les faits et n’entretenir ni des peurs irrationnelles ni des illusions trompeuses.</p>



<p><strong>1-La France n’a pas à entrer dans une économie de guerre, elle doit entrer dans une économie de défense et de reconquête de souveraineté. C’est la meilleure garantie pour notre paix&nbsp;!</strong></p>



<p>La France ne se situe pas en posture de guerre et actuellement n’est en guerre avec personne</p>



<p>Néanmoins elle doit rentrer dans une économie de défense parce qu’elle doit d’une part se préparer à d’éventuelles menaces que l’on voit poindre à l’horizon et qui pour une part (mais pour une part seulement&nbsp; ..) ont changé de nature, mais aussi parce qu’elle subit dès à présent des attaques de type variées, comme il se doit dans des guerres hybrides. On a pu voir comment la Russie a agi pour la déstabilisation en Afrique ou comme les cyber-attaques se multiplient.</p>



<p>Une économie de souveraineté, ce qui ne signifie pas fermer nos échanges et collaborations, ni renoncer à des alliances et à la construction européenne. &nbsp;Mais il s’agit de se mettre en situation de maitriser au maximum notre avenir et faire face, si besoin, seuls à des lourds périls et de tous ordres.</p>



<p>Consacrer d’importants efforts pour renforcer nos capacités militaires et de défense est justifié car la seule dissuasion nucléaire ne saurait suffire, elle doit être l’ultime recours et suppose d’être appuyée sur des moyens conventionnels suffisants et consistants.</p>



<p>De fait nos choix récents étaient davantage tournés vers la projection extérieure, la lutte contre le terrorisme et moins sur la défense de notre territoire national. Cela doit redevenir la priorité.</p>



<p>Il faut donc y consacrer des crédits importants et accompagner une montée en puissance de la production d’armements. Evidemment cette constatation exige des changements majeurs de politique économique et la gauche doit faire des propositions sérieuses et offensives et ne pas se laisser embarquer dans le durcissement de la politique austéritaire et de reculs sociaux qui n’a fait que nous affaiblir&nbsp;!&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>2 -Ne partons pas tête baissée dans l’idée d’une défense européenne&nbsp;! Parlons de la défense de l’Europe et de la défense de la France&nbsp;!&nbsp; Engageons de premiers jalons et réarmons notre pays.</strong></p>



<p>&nbsp;Ne théorisons pas notre incapacité dans ce monde nouveau à pouvoir être maitre de notre destin, avec cette formule rabâchée à l’envie&nbsp;: nous ne pouvons plus agir seuls, on ne peut le faire qu’avec l’Europe&nbsp;!</p>



<p>Certes, il est mieux d’agir de concert avec nos voisins européens et de consolider nos liens pour ensemble être plus forts, et nous devons faire le maximum pour cela. Mais en aucune façon nous ne devons accepter de nous trouver affaiblis ou incapables de faire prévaloir nos choix, nos intérêts, nos valeurs, de garantir notre indépendance&nbsp;! brefs partenaires oui, vassaux – de fait- jamais&nbsp;!</p>



<p>Certes nous devons très vite avec les européens (et il y a déjà un pb de définition et de périmètre, puisque d’une part le Royaume-Uni est hors de l’UE, d’autre part certains pays comme la Hongrie ne sont pas nécessairement très fiables) agir de concert en particulier en soutien à l’Ukraine, trouver les moyens de relancer la production militaire dans nos pays et consacrer les sommes qui s’imposent pour la défense. Mais faut-il encore être au clair sur ce que ce changement radical de paradigme impose.</p>



<p>Nous devons favoriser la création d’une plateforme opérationnelle de défense entre européens et eux seuls, ainsi que renforcer la production d’armement en Europe.</p>



<p>&nbsp;Mais il est extrêmement prématuré de parler de défense européenne.&nbsp;</p>



<p>Oui il faut rapidement prendre des décisions pour produire des armes sur notre continent et la France doit engager des mesures d’urgence pour sa réindustrialisation.</p>



<p>Nous devons être extrêmement fermes avec nos voisins européens&nbsp;: &nbsp;nous ne pouvons pas continuer à financer les budgets européens pour que les autres pays achètent des armes aux américains ou hors UE. Certes il va falloir un certain temps pour que cela ne soit plus nécessaire du tout, mais au moins veillons à ce qu’ils n’achètent plus des armements qui peuvent être produits en Europe. Le cas des F35 est un bon exemple.</p>



<p>Par ailleurs, sous l’effet de l’émotion, les dirigeants allemands semblent davantage décidés à avancer dans la direction de la coopération européenne. &nbsp;Seuls les actes comptent et ne négligeons pas leur vulnérabilité aux pressions américaines sur leurs exportations outre atlantique et le chantage qui leur sera fait concernant l’achat de matériel américain. Ce ne serait hélas pas la première fois&nbsp;! &nbsp;On a vu comment le Bundestag a tout fait pour faire capoter le projet européen d’hélicoptère Tigre III, ce qui au final, il a obtenu et la Bundeswehr a acheté des hélicoptères à dominante américaine&nbsp;! Trump ne va pas se gêner.</p>



<p>Mais de surcroit, il est fort probable que les Allemands mettent les énormes sommes annoncées pour son réarmement au service de productions nationales, parfois concurrentes aux entreprises françaises et il faut être attentifs car le passé récent exige notre vigilance : les coopérations franco-allemandes, se sont souvent achevées par une prédation par les acteurs d’outre-Rhin de nos entreprises avec leurs avancées technologiques que de fait nous perdions !</p>



<p>Et en tout cas, s’agissant de l’armement français, il ne faudra pas compter uniquement sur les débouchés européens et il faudra continuer à travailler, voire intensifier la coopération, avec d’autres pays non alignés qui ne veulent pas être soumis aux diktat américains, russes ou chinois ! c’est d’ailleurs un point majeur de notre politique internationale ; nouer des alliances avec les pays qui ne veulent pas entrer dans l’orbite des trois blocs impérialistes. </p>



<p>Rappelons que la défense doit demeurer une stratégie , une mise en œuvre souveraine de la Nation. Évidemment c&rsquo;est particulièrement vrai de la dissuasion nucléaire qui ne saurait être partagée , même s&rsquo;il  revient à notre pays de définir librement les conditions de son utilisation. </p>



<p><strong>3-Surtout pas de saut fédéraliste ! Mais des exigences immédiates de réorientation de l’UE</strong></p>



<p>D’abord fort heureusement que nous n&rsquo;avons pas céder aux sirènes fédéralistes car sur de nombreux dossiers la France était ultra minoritaire. Si tel avait été le cas, on se retrouverait encore davantage en hyper fragilité aujourd’hui. Ne serait-ce que sur la poursuite de la production électrique nucléaire, mais aussi sur ses dépenses militaires.</p>



<p>La France, en tout cas souvent, avait eu raison. &nbsp;Mais trop souvent aussi, elle n’a pas suffisamment créé un rapport de force pour exiger des réorientations majeures de l’UE et ce sont souvent ceux qui aujourd’hui nous pressent au fédéralisme qui hier nous poussaient à accepter la logique néolibérale et malthusienne, la thèse des autres, au nom de l’UE à tout prix. Et cela nous a conduit dans les impasses actuelles.<br>Ce fut vrai lors de l’acceptation des dogmes budgétaires inscrits dans le marbre des traités dans le traité d’Amsterdam. Nous disions alors que cette logique économique induirait structurellement un affaiblissement de la croissance&nbsp;! C’est hélas confirmé avec un décrochage massif en termes de PIB entre l’Europe et les USA mais avec quasiment toutes les autres régions du monde. Même dans ce cadre nous plaidions pour que soit sorties des critères de dépenses publiques, les dépenses de défense&nbsp;!! Que nenni et alors que notre pays poursuivait un certain effort en ce sens, d’autres comme l’Allemagne nous montrait du doigt comme de mauvais élèves. Quand nous contestions la concurrence libre et non faussée qui entretiendrait le dumping social et fiscal, on nous promettait un grand marché porteur de prospérité. Nous n’avons eu ni la prospérité ni le renforcement du sentiment européen, mais l’aggravation des inégalités, de la pauvreté des tensions sociales qui nourrissent l’extrême droite, les populistes.</p>



<p>D’ailleurs le basculement fédéral dans ces circonstances serait d’autant plus dangereux.</p>



<p>On pourrait parler de la pongée aveugle dans la mondialisation libérale et le refus de sérieusement soutenir la production européenne et de prévoir des barrières aux frontières de l’UE.&nbsp; On pourrait citer les conditions du grand marché de l’électricité qui a renchérit le prix de l’énergie … bref la liste est longue.</p>



<p><em>Plus que jamais ce qu’il faut faire en Europe c’est privilégier des coopérations intergouvernementales équilibrées, desserrer l’étau de l’austérité budgétaire et engager une nouvelle politique &nbsp;économique européenne , fondée sur la relance, &nbsp;une relance de reconstruction</em> &nbsp;tant des investissements productifs , de recherche , d’innovation , d’éducation , que &nbsp;d’un modèle social où les salariés peuvent vivre dignement de leur salaire, avec une protection sociale élevée &nbsp;et dun plus juste équilibre capital travail. Car l’atonie de la demande intérieure européenne pèse lourd sur nos industries et freine notre réindustrialisation.</p>



<p>Il n’y a pas d’exemple de réarmement sérieux d’un pays sans relance économique.</p>



<p>Cela suppose aussi de permettre à chaque état de retrouver sérieusement les moyens de sa compétitivité en dehors de cette logique destructrice de dumping social et <em>en l’occurrence de faire baisser sérieusement notre prix de l’énergie.</em> Donc avant de remettre en cause l’actuel marché de l’énergie (on notera qu’aujourd’hui l’Espagne qui s’est mis hors ce dernier est le pays où l’électricité est la moins chère !). Nous devons exiger comme le suggère Olivier Lluansi dans son excellent livre « Réindustrialiser, le défi d’une génération » que 15% de la production nucléaire française puisse être vendue aux industriels à prix coûtant !  Nous avons des moyens de pressions si les résistances à ces dérogations étaient trop fortes.  Agissons vite car il n’est pas exclu que rapidement soient rouverts les échanges de gaz avec la Russie à bas prix sous la bénédiction des américains et qui à nouveau seront un avantage pour nos voisins outre-Rhin.</p>



<p><em>Au-delà, on ne peut plus tergiverser sur la mise en place de protections à nos frontières et des règles favorables à la consommation de proximité notamment pour les appels d’offre publics. &nbsp;</em>Hélas nous avons à travers les traités (rappelons que les Français l’avaient rejeté) confié l’ensemble de la politique commerciale de l’UE à la commission européenne. On en voit tous les jours les tristes conséquences. Récemment avec le Mercosur, ou dans l’affaire des panneaux solaires chinois. &nbsp;Mais cela risque d’être particulièrement douloureux pour la riposte aux attaques de Trump&nbsp;!</p>



<p><em>Une réaction effective et dissuasive à la hausse des droits de douanes annoncés par Trump&nbsp;!</em></p>



<p>Poutine et Trump n’ont en commun que de prendre en compte la force&nbsp;! Alors face à sa hausse des droits de douanes, nous ne pouvons pas comme la fois dernière nous contenter de mesures limitées et ciblées, accompagné d’un verbe haut. Mais la réalité était que rien de significatif ne touchait fortement les USA.</p>



<p>Si l’on veut frapper un grand coup, annonçons que nous allons taxer les armes américaines ou au moins un panel significatif dans les domaines ou l’Europe est capable de prendre le relais&nbsp;! &nbsp;Peut-être que cela amènera l’administration américaine à réduire ses prétentions et à discuter sérieusement. On le voit dès à présent dans la liste des « rétorsions&nbsp;» de la commission face à la hausse des taxes US sur l’acier et l’aluminium très limitée et juste ajustée à des sommes équivalentes à celle imposées par Trump. Bref c’est une position qui n’est en rien dissuasive&nbsp;!</p>



<p>Il est à craindre que la commission européenne comme d’habitude s’enlise dans des recherches de vains compromis sans avoir auparavant créer l’indispensable rapport de force&nbsp;! pire que Madame Van der Layen négocie un fois de plus avec le prisme des intérêt allemands&nbsp;!</p>



<p><strong>3 Pour mettre en œuvre, une économie de défense et de souveraineté, En France aussi il faut changer d’orientations économiques et budgétaires et engager une politique de relance&nbsp;! relance par des investissements productifs (dont l’armement mais pas seulement), par la consolidation de notre modèle social.</strong></p>



<p>Relancer une économie de défense doit aller de pair avec un esprit de défense. Car face aux dangers, un peuple ne gagne pas seulement avec des moyens militaires (il en faut et les utiliser à bon escient) mais aussi un esprit de défense et cela exige plus de cohésion sociale, plus de justice, et autant que faire se peut la défense d’un idéal commun. Pour la France c’est la République.</p>



<p>De surcroit pour financer ces nouvelles dépenses, il est impératif de soutenir une politique de croissance qui, seule, garantit des ressources nouvelles et importantes. Il nous faut un grand plan de relance d’investissements productifs au sein desquels la recherche doit avoir une place significative car notre pays est très très loin derrière les autres pays développés. Il faut urgemment rattraper notre retard. </p>



<p>Mais une économie de défense et de souveraineté ne peut se contenter de soutenir les investissements militaires, elle  doit concerner de très nombreux secteurs civils. D’ailleurs il est essentiel de bien mettre en synergie les deux dimensions civiles et militaires !  Insistons sur la reconquête d&rsquo;une souveraineté numérique et technologique.</p>



<p>Face aux menaces chacun doit participer à proportion de ses facultés.</p>



<p>Emmanuel Macron a eu grand tort, a fait une grave erreur lorsqu’à peine disait-il que nous avions à faire face à une menace existentielle qu’il se précipitait à dire qu’il n’y aurait pas de hausses d’impôts, en clair que les plus riches ne seraient pas mis à contribution. Quelle honte&nbsp;!</p>



<p>Hélas l’histoire a montré qu’une large part du patronat a souvent privilégié son portefeuille à la défense de la Nation et rares ceux qui ont fait œuvre de patriotisme et de résistance (il y en a néanmoins).</p>



<p>En tout cas faire porter l’effort de réarmement sur les salariés, sur la dégradation de notre modèle social serait une énorme erreur et serait voué à l’échec !</p>



<p>L’adhésion du peuple suppose la justice, l’effort d’abord demandé aux plus riches, au plus forts, une meilleure redistribution des richesses au service de l’intérêt national&nbsp;!</p>



<p>Je le répète c’est un impératif pour réussir&nbsp;!</p>



<p>Ni va-t’en guerre, ni tentés par une sous-estimations des menaces venant de Russie ou d’ailleurs, nous ne devons pas tarder à nous préparer à ce monde nouveau qu’il nous faut affronter avec lucidité, courage (en particulier de sortir des voies suivies jusqu’alors et qui nous ont affaiblies) avec chevillée au corps l’ambition d’être un peuple maitre de son destin et de concourir à un monde qui ne saurait être partagé entre des empires dominants !</p>



<p>Bien d’autres questions, choix vont se poser à nous dans les mois qui viennent. C’est toute la noblesse d’une démocratie d’en débattre. Faisons-le sans tarder, sans esquiver les difficultés, avec sérieux en sortant des postures de communication ou des invectives et déclarations réductrices. Dans ces temps difficiles, soyons plus que jamais pleinement citoyens</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2025/03/trump-poutine.jpg" alt="" class="wp-image-15620" width="566" height="317"/></figure>
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		<title>Des décisions majeures  pour stopper la nouvelle vague de désindustrialisation</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2024/11/des-decisions-majeures-pour-stopper-la-nouvelle-vague-de-desindustrialisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 21:34:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hélas, notre pays connait une nouvelle vague de désindustrialisation ! On voit là, les limites prévisibles – et que je n’ai cessé de dénoncer- des fanfaronnades d’Emmanuel Macron avec plus souvent des évènements de communication que des actions en profondeur et qu’une organisation systématique, pérenne, de la puissance publique pour accompagner et initier la défense [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Hélas, notre pays connait une nouvelle vague de désindustrialisation ! On voit là, les limites prévisibles – et que je n’ai cessé de dénoncer- des fanfaronnades d’Emmanuel Macron avec plus souvent des évènements de communication que des actions en profondeur et qu’une organisation systématique, pérenne, de la puissance publique pour accompagner et initier la défense de nos capacités productives, le soutien aux indispensables mutations et développer de nouvelles industries.  Certes le pays doit faire face à une conjoncture négative mais nous payons aussi l’absence de stratégie de réindustrialisation solide, durable, globale et à une logique et des actions à la fois trop parcellaires et qui se trompent de cible.</p>
<p>On aurait grand tord de se contenter d’une critique, pourtant justifiée, des 7 années de Macron et des précédentes (même s’il faut tirer les leçons des échecs et des quelques réussites) et de rester fataliste comme si l’on ne pouvait rien faire et devait se résigner. Au contraire, il faut réagir, prendre des décisions structurelles et bien sûr aussi des dispositions immédiates pour colmater toutes les brèches qui vont s’ouvrir. En tout cas, il faut rompre avec le ronron existant, avec le lamento qui accompagne le laisser faire, très souvent par ailleurs complaisant avec la recherche sans vergogne d’un profit toujours accru et souvent indécent pour les actionnaires, la plupart du temps indifférents à l’intérêt et à l’avenir de la France.  </p>
<p><strong>Vite un vrai ministère de l’industrie et indépendant de la tutelle de Bercy.</strong></p>
<p>Pour cela, il faut reconstituer très rapidement un véritable ministère de l’industrie avec des fonctionnaires motivés aux compétences industrielles et pas seulement financières comme c’est aujourd’hui le cas avec la tutelle de Bercy. Un ministère et pas seulement un ministre qui assure la continuité des interventions publiques, qui doit être présent sur les territoires, travailler avec les régions pour soutenir les PME, PMI, suivre l’évolution de la situation, mettre en place des plans de filières, assurer une veille des difficultés dès qu’on peut les prévoir ainsi qu’un vrai soutien aux initiatives émergeantes, mobiliser et adapter nos outils d’intervention à la diversité des besoins.  Avec un volontarisme qui doit se traduire dans les actes : ne pas laisser fermer de sites industriels, en prévenant, facilitant les transformations si besoin, faciliter les nouvelles implantations et créations. Et cela suppose un travail constant, une présence constructive, l’arrêt de cette idéologie de l’impuissance que les libéraux ont instillé avec leur dogme du désengagement de l’Etat : la baisse des impôts et du « coût du travail » suffiraient à rendre notre pays « compétitif » ! et cela n’est jamais assez ! Alors qu’on le sait, beaucoup d’autres critères sont déterminants pour la vigueur des entreprises industrielles (modernisation de l’outil, qualité de la recherche, des infrastructures et services publiques, compétences et formation des salariés , coût de l’énergie, capacité d’adaptation, système de financement,  marché intérieur etc .. )  </p>
<p> </p>
<p> Ces libéraux de droite et aussi parfois de gauche ont d’ailleurs théorisé cette orientation en supprimant un ministère et une administration de l’industrie et en se contentant d’une direction au sein du ministère de l’économie et des finances, consacrant ces abandons et la financiarisation acceptée au détriment de la souveraineté industrielle, de la création de richesses en France et de l’emploi.</p>
<p>Ce nouveau ministère devra agir avec les collectivités mais aussi tout le tissu productif du pays et les partenaires sociaux.  La mobilisation doit être générale et toutes les énergies stimulées, avec compréhension mutuelle, sans volonté de tout diriger mais de tout faire réussir.</p>
<p>Au fond, à travers cette création nous pourrions aussi engager une véritable renaissance, une sorte de refondation de l’Etat qui à l’évidence s’impose dans bien des domaines, tant trop souvent l’état apparait bureaucratisé, peu efficace et les fonctionnaires, eux-mêmes, désespèrent de ne pas pouvoir mener à bien leurs missions ou de mettre en œuvre des actions qui ne leur apparaissent pas essentielles </p>
<p><strong>Et immédiatement constitution d’une task force chargée de trouver des solutions pour le maintien des sites industriels menacés et faisant l’objet de projet de plans sociaux.</strong></p>
<p> Autant l’absence d’un véritable ministère de l’Industrie constitue un handicap majeur dont nous payons un lourd tribut aujourd’hui, autant sa création ne saurait suffire.</p>
<p>De surcroit, le reconstituer avec les moyens humains et territorialisés nécessaire prendra un certain temps et d’ailleurs cela plaide pour commencer très vite.</p>
<p>Néanmoins dés à présent au regard de la prévision d’un très grand nombre de plans sociaux (pas tous dans l’industrie) il est urgent de constituer une task force exceptionnelle chargé d’examiner toutes les solutions envisageables pour maintenir tous les sites industriels menacés et le maximum d’emplois.  Elle doit associer tous les partenaires mobilisables et bien sur les partenaires sociaux. Même si la menace est à bas bruit ( et peut être plus encore dans ce cas où il est plus facile de prévenir que guérir) , rien ne doit être négligé , en particulier les contrepropositions syndicales ou de salariés.</p>
<p><strong>Il faut bien sûr une stratégie plus complète et quelques réponses indispensables très rapidement.  </strong></p>
<p>Il n’est pas facile de définir ici l’ensemble de la stratégie, mais je veux soutenir quelques propositions :</p>
<p><em> </em></p>
<ul>
<li><strong><em>Il faut faire baisser le prix de l’énergie car sa hausse importante récente constitue un ébranlement majeur pour notre tissu productif.</em></strong></li>
</ul>
<p>Bon nombre d’entreprises industrielles qui étaient viables auparavant sont gravement menacée aujourd’hui. Et d’ailleurs lorsqu’on discute avec ces chefs d’entreprise, ils estiment que le coût de l’électricité est un critère primordial de la compétitivité, souvent bien plus que le fameux « coût du travail » !</p>
<p>Il faut rouvrir le dossier européen dont le chef de l’Etat expliquait qu’il devrait permettre un prix de l’électricité conforme au prix de production en France. Or, il n’en est rien. Et si l’on attend la destruction des industries ne sera pas rattrapable. Il faut donc prendre des décisions françaises qui a comme l’Espagne et le Portugal s’écarter des règles du grand marché européen et de jouer aussi sur la fiscalité.</p>
<p>Continuons notre combat pour sortir du marché européen de l’industrie. Je le rappelle n’est pas une remise en cause de l’interconnexion des réseaux qui a toujours existé, mais devrait autoriser les Etats à fixer leur tarif.  </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<ul>
<li><strong><em>Des plans de filières</em></strong> avec l’ensemble des entreprises et des sous-traitants et des aides ciblées, des garanties de commandes publiques, des incitations et engagements réciproques. Et pourquoi ne pas renouer quelques programmes emblématiques très soutenus par l’Etat comme la production de petites voitures électrique à bon marché comme le suggère les syndicats! Il y a urgence à les mettre en œuvre au moins dans trois secteurs clés ; l’automobile et les médicaments ou l’industrie de défense. Au-delà, aucune filière ne doit être négligée. Car ce serait une grande erreur que de dépendre de seulement quelques domaines. La diversité de la réindustrialisation est indispensable pour reconstituer un réseau productif robuste et bénéficier des interactions génératrices d’innovation. Pour aussi assurer un bon maillage territorial. C’est  un enjeu de souveraineté car dans un certain nombre de domaines, nous n’avons plus aucune fabrication en France. Le commissariat général au Plan en a donné plusieurs exemples, sans d’ailleurs que la moindre suite soit donnée à leur travaux. D’autant que certains secteurs font l’objet d’importants financements publics.</li>
</ul>
<p> </p>
<ul>
<li><strong><em>un plan exceptionnel de sauvegarde et développement de l&rsquo;industrie française Des dispositions renforcées (réglementaires et législatives) pour que les achats publics privilégient le « made in France ». </em></strong>Il y a d’abord les règles des marchés publics ou parfois la France surtranspose le droit européen mais il faut absolument pouvoir introduire un critère de proximité et de bilan carbone dans les appels d’offre. D’une manière plus générale la France doit faire valoir après de l’UE des clauses de sauvegarde pour la réindustrialisation ou d’ailleurs contre les délocalisations. N’oublions pas que si Michelin dénonce à juste titre la concurrence de la Chine, une partie des machines des entreprises fermées en France sont envoyées pour une production en Hongrie !!! dans l’Union européenne…</li>
</ul>
<p> </p>
<ul>
<li><strong><em>De nouveaux financements et accès à du capital est déterminant.</em></strong></li>
</ul>
<p> </p>
<p><u>Restaurer du capital public</u>, force de frappe Emmanuel Macron a tout parié sur la recherche d’investissements étrangers en France. Le discours selon laquelle la France serait le premier pays pour ces investissements est trompeur, en particulier il prend en compte le nombre de projets et non pas les sommes investies. Il élude les fermetures d’usines faute d’accès à des financements français. La BPI (belle réalisation de la gauche) mais elle n’est pas suffisamment offensive et vient trop souvent en garantie des banques et insuffisamment comme acteur capable de prendre des « risques » pour soutenir l’activité.</p>
<p>Contrairement à ce que propose Gérald Darmanin et quelques comparses, il ne faut pas réduire la voilure du capital public. Au contraire. Il faut l’accroitre et sans doute le gérer de façon plus agile, avec des débats parlementaires annuels pour veiller à ce que les arbitrages soient bien fait pour la réindustrialisation, la production et non pour le seul rendement financier.</p>
<p>Il faut tout à la fois orienter l’épargne des Français vers ces objectifs et créer des fonds souverains nationaux et régionaux.</p>
<ul>
<li><u>Un fond de reprise et de développement coopératif.</u></li>
</ul>
<p>On a vu dans l’actualité récente, que la reprise coopérative permettait de sauver des entreprises comme Duralex ou Bergères de France. Souvent, ces reprises sont délicates car il est long et difficile de mobiliser les financements disponibles. La création d’un fond dédié (maintes fois   demandé par le monde coopératif) est vraiment indispensable.</p>
<p> </p>
<p>Il faut sortir de la torpeur collective devant ce qui constitue un nouveau séisme de désindustrialisation. On subit les effets néfastes du néolibéralisme, des orientations de l’UE, de la mondialisation. Aussi sur le terrain politique, un peu partout dans le Monde, car la démocratie est forcément menacée lorsque les pouvoirs publics , les citoyens sont impuissants à faire prévaloir des orientations qu’ils choisissent, pour peser sur leur destin individuel et national, lorsque le progrès social et humain n’est plus au rendez-vous !  </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="276" height="183" src="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/11/michelin.jpg" alt="" class="wp-image-15608"/></figure>
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		<title>MACRON:Mauvaise foi consternante, Vacuité confondante</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2024/07/macronmauvaise-foi-consternante-vacuite-confondante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2024 13:33:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Emmanuel Macron est consternant de mauvaise foi et d’une vacuité stratégique confondante. Comme hélas trop souvent, le Président de la République continue à nier le réel. Il fait comme si les Français avaient voté pour une grande coalition de centre droit qui continuerait sa politique que notre peuple a pourtant profondément sanctionné ! Le camp [&#8230;]</p>
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<p><strong>Emmanuel Macron est consternant de mauvaise foi et d’une vacuité stratégique confondante.</strong></p>
<p><strong>Comme hélas trop souvent, le Président de la République continue à nier le réel. </strong></p>
<p>Il fait comme si les Français avaient voté pour une grande coalition de centre droit qui continuerait sa politique que notre peuple a pourtant profondément sanctionné ! Le camp présidentiel est le seul qui ait vu fortement chuté son nombre de députés et ses scores dès les européennes !</p>
<p>Il ment aussi quand il dit qu’avec lui la France est plus forte et se ré industrialise. La propagande gouvernementale, relayée sans discernement par bien des commentateurs a beau faire croire à une réindustrialisation, toutes les études et en particulier les chiffres européens montre que l’écart continue à se creuser avec tous nos partenaires européens et que nous restons juste avant la Grèce sans progrès réel !!</p>
<p>En tout cas, les Français ont bien conscience qu’hélas ce n’est pas vrai et qu’eux-mêmes vivent souvent de grandes difficultés ou voient beaucoup de régressions sociales, la dégradation des services publiques !</p>
<p><strong>La volonté majoritaire des Français est de changer de politique et de refuser le pouvoir au camp présidentiel ! la responsabilité d’Emmanuel Macron est d’en prendre acte. </strong></p>
<p>Il refuse de nommer Julie Castets comme première ministre, de lui demander de former un gouvernement, de lui laisser la chance de pouvoir montrer qu’elle peut gouverner ! Car chacun sait qu’aucune coalition ne peut avoir une majorité absolue (et les incantations marconiennes n’y feront rien), ne peut imposer seule tout son programme.</p>
<p><strong>Alors il faut tenter de réellement parlementariser nos institutions, de laisser le bloc parlementaire le plus important faire ses propositions, se présenter au l’Assemblée nationale, en y présentant des décisions, en particulier celles souhaitées par la majorité des Français et solliciter sur d’autres le vote du parlement</strong>.</p>
<p>Car raisonnons par l’absurde ! Si ce n’est pas le NFP qui est appelé alors qui ? le camp présidentiel qui est battu ? Le droite Républicaine LR avec 68 députés et 7,2 % aux Européennes, qui par ailleurs a refusé le front républicain dont le président voudrait concrétiser l’union… Tout cela est bringuebalant et contraire aux choix de nos concitoyens.</p>
<p><strong>Les arguments de Macron sont spécieux.</strong> Il fait comme si (c’est sa grande spécialité) le vote de la présidente de l’Assemblée nationale manifestait la possibilité d’une majorité. Mais, dans ce cas, pourquoi ne pas constater qu’au bureau c’est la gauche qui est majoritaire, que le président de la commission des finances est NFP et que le rapporteur du budget est du groupe Liot, totalement opposé à la politique de Macron. On ne peut tirer aucune conclusion de tout cela.</p>
<p>La réalité est que le vote d’installation de l’Assemblée n’a rien à voir avec la constitution d’une équipe pour gouverner !</p>
<p><strong>Spécieux aussi quand il </strong><strong>demande aux forces politiques de faire aujourd’hui ce qu’il n’avait pas fait hier ! </strong></p>
<p>Car ce sont bien les même forces (hors LR) qui ont aux législatives fait barrage au RN, qui ont aussi aux présidentielles fait barrage à Marine Le Pen! Et du coup élire Emmanuel Macron qui n’a pas eu une majorité parlementaire. Est ce pour autant qu’il a ensuite proposé un gouvernement de large union ou même un pacte législatif avec des compromis ! Par exemple des compromis sur les propositions largement soutenues par les Français, comme, par exemple, ne pas allonger l’âge de la retraite …et là maintenant il se croit autorisé de donner des leçons aux autres. Enfin plutôt de faire semblant car lui même n’y crois pas ! Oui dramatiquement confondant !</p>
<p><strong>Enfin on voit bien qu’Emmanuel Macron élude et joue la montre,</strong> espérant que sa cote de popularité remontera avec le JO. Son horizon est limité à quelques semaines d’autant qu’<strong>il ne porte aucune stratégie d’avenir pour le pays, à part continuer comme avant.</strong> Car, c’est bien connu, il a tout bien fait, la seule politique responsable est la sienne.</p>
<p>Confondant et inquiétant !</p>
<p><strong>Continuons la pression et disons le tout net Emmanuel Macron doit appeler Julie Castets et lui demander de constituer un gouvernement ! </strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/07/lucie-castets-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-15577" srcset="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/07/lucie-castets-1024x1024.jpg 1024w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/07/lucie-castets-300x300.jpg 300w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/07/lucie-castets-768x768.jpg 768w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/07/lucie-castets.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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		<item>
		<title>L&#8217;union européenne des capitaux, une perte de souveraineté sur la finance ! Ne laissons pas faire !</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2024/05/lunion-europeenne-des-capitaux-une-perte-de-souverainete-sur-la-finance-ne-laissons-pas-faire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 May 2024 20:48:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Union des marchés de capitaux n’est pas une petite affaire technique, c’est un projet qui peut être à haut risque, pour notre souveraineté, notre avenir et notre démocratie&#160;! Ne laissons pas faire sans nous&#160;! &#160;Lors de son discours de la Sorbonne Emmanuel Macron déclare « il faut se donner 12 mois pour mettre en place [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’Union des marchés de capitaux n’est pas une petite affaire technique, c’est un projet qui peut être à haut risque, pour notre souveraineté, notre avenir et notre démocratie&nbsp;!</strong></p>



<p><strong>Ne laissons pas faire sans nous&nbsp;!</strong></p>



<p>&nbsp;Lors de son discours de la Sorbonne Emmanuel Macron déclare <em>« il faut se donner 12 mois pour mettre en place l’Union des marchés de capitaux, pas plus car cela fait trop d’années qu’on le promet&nbsp;»</em></p>



<p>Alors que nous sommes en pleine campagne pour les élections européennes, ce sujet semble hors des radars, hors des critiques alors qu’il porte en germe des risques majeurs pour notre épargne, pour le financement de l’économie française, pour notre souveraineté économique et politique.</p>



<p>Certes le sujet peut paraitre aride et technique et peu propice aux coups de com. Mais cessons de prendre les Français pour des idiots incapables de comprendre les enjeux financiers, économiques avec les lourdes conséquences sociales&nbsp;!</p>



<p>Quand on parle de marché de capitaux, on parle de placements, d’accès des entreprises au financement bancaire ou autre, de droit des faillites mais surtout de l’organisation, de l’usage, de la fiscalité de l’épargne ce qui est loin d’être anodin.</p>



<p><strong>Arrêtons la doxa libérale et la thèse de l’absence de stratégie alternative alors qu’elles ont affaiblit notre continent et davantage encore la France.</strong></p>



<p>Comme souvent lorsqu’il s’agit des projets européens, les institutions partent de constats qui peuvent être partagés, voire d’objectifs intéressants mais pour nous amener à la seule solution&nbsp;:la dérégulation <strong>et</strong> l’unification supranationale des outils, l’extension sans entrave des marchés&nbsp;! &nbsp;</p>



<p><strong>Refusons l’abandon de toute capacité d’intervention sur la finance&nbsp;!</strong></p>



<p>C’est toujours plus de marché, moins de règles, moins de marges de manœuvre nationales et un laisser-faire généralisé octroyé aux acteurs économiques et là, en l’occurrence, à la finance. Car n’oublions jamais qu’il n’y a pas d’état européen et donc quand on enlève aux Etats nationaux (donc au vote des parlements et des peuples) des pouvoir d’agir, de réagir rapidement on ne le transfert pas à une structure européenne aux mêmes pouvoirs et capacités d’intervention (ce qui serait déjà un problème car nul ne pourrait en l’état parler de légitimité démocratique). &nbsp;C’est purement une perte de souveraineté&nbsp;: &nbsp;les acteurs économiques et financiers reprennent la main et les textes européens se contentent de régulations générales ( très difficiles et longues à modifier à 27) sans capacité à contraindre a quoi que ce soit notamment pour ce qui est de l’orientation de ces placements vers telle ou telle mission, et qui enlève totalement aux Etats membres de pouvoir faire prévaloir leurs choix nationaux pour l’orientation de l’Epargne dans leur pays ou des fonds des Etablissements bancaires&nbsp;!</p>



<p>C’est le vieux rêve des libéraux : « libérer&nbsp;» l’économie et la finance d’un certain pouvoir du politique et des arbitrages démocratiques&nbsp;! laisser-nous faire&nbsp;!</p>



<p>Avec l’Union des marchés des capitaux on abdique tout réel pourvoir démocratique et national sur la finance (même s’il est vrai que celui-ci a déjà été très limité) !</p>



<p><strong>Quel miroir aux alouettes les instances européennes trouvent ils pour justifier cette union&nbsp;?</strong></p>



<p>La difficulté d’attirer des capitaux étrangers pour financer l’économie et l’industrie européenne d’une part et l’insuffisante mobilisation de l’épargne des européens dans ces secteurs d’autre part&nbsp;!</p>



<p>On peut au moins partager le constat que nous faisons pour la France au niveau nationale&nbsp;: une insuffisante mobilisation de l’épargne des Français pour favoriser la réindustrialisation et pour la transition écologique&nbsp;! c’est d’ailleurs pourquoi j’avais toujours défendu la création de fonds souverains où devrait être orienté une partie de l’assurance vie et quelques autres placements &nbsp;pour financer la réindustrialisation verte et en particulier le soutien du passage des PME en entreprise de taille intermédiaires industrielles. Ce serait une sorte d’accompagnement financier de ce que devrait être la planification écologique.&nbsp;</p>



<p>Mais ce qui est proposé d’une part n’est absolument pas certain d’être efficace pour les objectifs cités, d’autre part les dirigeants européens et français font comme si l’unification des marchés était la seule solution. Eh bien non&nbsp;!</p>



<p><strong>Les promesses du grand marché, de l’intégration monétaire n’ont pas été tenues&nbsp;! Au contraire. Alors aller plus vite et plus loin dans cette direction accélèrera la crise européenne.</strong></p>



<p>D’autant qu’on a tout lieu de penser que les pseudos bonnes intention annoncées par les instances européennes et les libéraux pour étendre le marché unique et l’intégration à la toise des économies des 27 pays n’a pas fait les preuves de son efficacité&nbsp;!</p>



<p>Au début dans les années 90 le marché unique devait résorber le chômage, développer notre croissance&nbsp;! le chômage a longuement perduré et demeure dans bien des pays (pourtant l’UE est plutôt en déprise démographique) et surtout c’est alors ouvert une longue période de croissance faible ou l’Union Européenne a reculé économiquement par rapport à tous ces partenaires, en particulier les USA&nbsp;!! L’union devait nous rendre plus forts .. ratés .. Hélas&nbsp;!</p>



<p>Ensuite la création de l’Euro devait nous doter d’une monnaie capable de tenir tête à la domination du Dollar .. Sans commentaires&nbsp;!</p>



<p>Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais bel et bien de cesser de faire l’autruche en reproduisant les mêmes erreurs que par le passé, en faisant croire qu’une fuite en avant vers toujours plus de marché et d’intégration sera efficace. Au contraire.</p>



<p>Alors ne laissons pas faire, ouvrons sérieusement le débat et trouvons des moyens pragmatiques, différents pour atteindre des objectifs qu’il faut clairement identifier.</p>



<p>Ouvrons le débat mais consultons les peuples tant sur ces objectifs que sur les moyens pour les atteindre&nbsp;! ils doivent décider&nbsp;!</p>



<p><strong>Dans sa philosophie même cette union des marchés de capitaux est contestable.</strong></p>



<p>C’est la thèse, hélas rabâchée à l’envi des libéraux&nbsp;:</p>



<p>La fluidité de l’épargne et des placements de capitaux permettrait leur meilleure affectation. Derrière ce mot la réalité est très crue&nbsp;; la meilleure affectation est en réalité pour eux, celle qui est la plus rentable&nbsp;! La plus rentable et non à ce qui est le plus utile ou le plus nécessaire&nbsp;! Car justement c’est là que doit intervenir le rôle des Etats et de l’arbitrage démocratique des peuples.</p>



<p>Déjà on ne peut plus restreindre les PEA aux seules actions des entreprises françaises.</p>



<p>Mais l’étape supplémentaires est de généraliser cette non-affectation ciblée sur des interventions nationales et probablement de ne plus permettre qu’à travers une législation nationale, on ne puisse plus obliger des coefficients d’emploi des fonds des banques par exemple pour la transition écologique, ou le logement etc</p>



<p><strong>Des menaces sur le livret A</strong></p>



<p>On peut craindre qu’à terme, au motif de promouvoir des livrets d’épargne européens, il ne soit plus possible d’avoir en France des produits spécifiques comme le livret A, qui à la fois garantit une épargne populaire liquide (on peut retirer à tous moments&nbsp; des sommes épargnées) et permet des financements de très longs termes à des taux raisonnables en particulier pour le logement social.<br>Déjà depuis de nombreuses années, le livret A est dans le collimateur des instances européennes, d’une part parce qu’il n’est pas fiscalisé et d’autres part parce que la commission juge qu’il fausse la concurrence…</p>



<p>Sans doute, l’union des marchés de capitaux ne commencera pas par la disparition du livret A et les gouvernements jureront leurs grands dieux qu’il n’en sera rien mais la logique engagée va dans ce sens et on sait que le rouleau compresseur libéral quand il se met en marche au sein de l’UE ne s’arrête pas&nbsp;! Il suffit de voir comment la dérégulation de tous les services publics ont fini, avec du temps, par être engagée et mettre en cause leur efficience&nbsp;!</p>



<p><strong>La création d’un livret européen à très faible fiscalité&nbsp;!</strong></p>



<p>D’ailleurs la première proposition que fait Bruno Lemaire est bel et bien la création d’un livret européen. Dans une intervention le 25 Avril 2024, il déclare « <em>mon premier objectif comme ministre de l’économie et des finances c’est que d’ici 2027, nous soyons en mesure de proposer dans le réseau bancaire européen un produit d’épargne pour que concrètement, le citoyen européen voit ce que cela veut dire. Il a son livret A et son livret de développement durable, il a son produit d’assurance vie ou d’autres produits qui peuvent exister en Espagne, en Italie, en Autriche, en Belgique ou ailleurs. Mais imaginez ce que sera le jour où il y aura un produit d’épargne européen avec les mêmes règles, le même retour avec la même fiscalité qui sera proposée à l’ensemble des citoyens européens. »</em>&nbsp; Et quelques instants plus tard <em>« je propose que nous retenions la fiscalité la plus avantageuses de chacun des Etats membres lorsque nous mettons en place ce produit d’épargne pour qu’il soit extrêmement attractif. Il faut les faire décoller&nbsp;! Et pour faire décoller un produit d(épargne c’est très simple&nbsp;: prenez la fiscalité la plus avantageuse et vous mettez les critères de déblocage les plus simples&nbsp;!</em> «&nbsp;</p>



<p>Ben Voyons&nbsp;!! &nbsp;D’une part cela va baisser la fiscalité du patrimoine. D’autre part on ne voit pas par quel miracle ce produit ne viendrait pas en concurrence et en substitution avec les autres livrets et placements et évidemment ne se contentera pas d’appeler une épargne supplémentaire&nbsp;!</p>



<p><strong>Une injustice fiscale supplémentaire et des pertes des recettes en plus&nbsp;!</strong></p>



<p>Car l’un des arguments donnés par Bruno Lemaire est la nécessite de mobiliser des capitaux pour des investissements en Europe, pour la réindustrialisation, les nouvelles technologies et la transition écologique et pour conjurer le fait que l’épargne des européens (33&nbsp;000 milliards d’Euros, un tiers finance des projets à l’étranger, hors UE&nbsp;!</p>



<p>Je ne vois absolument pas en quoi cette union des capitaux va soudainement régler cette tentation hors UE alors même que cette même logique libérale a plaidé pour la libéralisation mondiale des marches de capitaux&nbsp;! Et pourquoi que la logique qu’on observe au niveau mondial ne se déclinerait pas en intra-européen, à savoir que l’épargne d’un pays pourrait s’investir plutôt dans un autre jugé plus « attractif&nbsp;». Sans compter qu’on doit s’interroger sur qui décidera de l’usage des fonds collectés par ces livrets européens&nbsp;? les banquiers … car si au motif de placements européens, l’épargne est drainée massivement vers certains pays ( et comme par hasard toujours les mêmes et les plus forts ) &nbsp;on verra se creuser encore les profonds déséquilibres&nbsp; que la réalisation du grand marché européen a déjà provoqués et qui touchent négativement la France</p>



<p><strong>Si des collaborations européennes portaient des grands projets industriels et technologiques, attractifs en faisant appel à l’épargne et aux placements des européens pour ces enjeux précis, il est fort vraisemblable que cela mobiliserait les investisseurs quitte à ce que les Etats engagés apportent leurs garanties ou leur concours si besoin.</strong></p>



<p>En clair sans une politique industrielle ou des politiques industrielles importantes d’avenir, voire en avant-garde, la tentation des placements hors UE demeurera vive.</p>



<p><strong>Certains s’inquiètent aussi de la généralisation des retraites par capitalisation et autres fonds de pensions pour unifier ce marché des capitaux&nbsp;!</strong></p>



<p><strong>Les risques et les craintes sont réelles et ces débats se font entre spécialistes sans que les politiques, les économistes, les acteurs économiques et les forces sociales en débattent sérieusement, mesurent ce qui peut être engagé au niveau européen sans priver les Etats membres et les choix des citoyens de leur capacité d’influer sur le bon usage de l’épargne de leur pays&nbsp;!</strong></p>



<p>Alors qu’on voit les effets négatifs, de cette logique du toujours plus d’unification du marché, sur l’UE elle-même (croissance plus faible que les autres parties du monde, réduction de son influence) et de bien des pays dont le nôtre. Continuer tête baissée dans cette direction est dangereux.</p>



<p>En tout cas, ne laissons pas ce projet d’union des marchés de capitaux démarrer sans une claire approbation des français.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2024/05/lunion-europeenne-des-capitaux-une-perte-de-souverainete-sur-la-finance-ne-laissons-pas-faire/">L&rsquo;union européenne des capitaux, une perte de souveraineté sur la finance ! Ne laissons pas faire !</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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		<title>ATTAL annonce de graves reculs pour les travailleurs</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2024/01/attal-annonce-de-graves-reculs-pour-les-travailleurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 00:47:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gabriel Attal a beau avoir à la bouche, dans son discours de politique générale, de façon répétitive, le mot « travail », la réalité est que ses annonces va à rebours de l’indispensable revalorisation du travail et des travailleurs. 1 Desmicardiser la France est une bonne idée sauf qu’il ne propose rien qui permette d’inverser cette terrible [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Gabriel Attal a beau avoir à la bouche, dans son discours de politique générale, de façon répétitive, le mot « travail », la réalité est que ses annonces va à rebours de l’indispensable revalorisation du travail et des travailleurs.</p>
<p><strong>1 Desmicardiser </strong>la France est une bonne idée sauf qu’il ne propose rien qui permette d’inverser cette terrible tendance. Le seul point suggéré est de revoir les aides aux entreprises qui jouent un rôle de trappe à bas salaire. Cela va faire des économies budgétaires mais ne provoquera aucune hausse pour les salariés.</p>
<p>L’une des causes récentes de l’augmentation du nombre de smicards, est la non-indexation des salaires sur l’inflation. En effet depuis longtemps la loi prévoit une évolution « automatique » du SMIC en lien avec l’Inflation. Du coup, mécaniquement le SMIC rejoint les salaires qui étaient au-dessus et qui eux ne bougent pas !</p>
<p><strong>La Desmicardisation suppose d’indexer ses salaires sur l’inflation </strong>(la Belgique a mis en place un système de cette nature et l’inflation n’est pas plus forte que chez nous)<strong>. Gabriel Attal ne le veut pas </strong>!</p>
<p>Que ce soit dans le privé, mais encore plus que le public, ces dernières années, bon nombre de métiers ont subi une dévalorisation, faute de stratégie salariale notamment <strong>avec une reconfiguration des grilles salariales permettant la promotion sociale et faisant évoluer les rémunérations au  regard de leur réalité et de l’importance de ces emplois</strong>. On a tous en tête, les enseignants, les infirmières et bien d’autres métiers essentiels. Là est l’un des points majeurs. <strong>Sur tout cela Gabriel ATTAL ne dit rien, ne fera rien</strong> !</p>
<p>Mais durcir la situation de ceux qui ne travaillent pas n’améliore en rien la situation de ceux qui travaillent. Or c’est surtout ce que demandent les travailleurs !</p>
<p><strong>2 Une nouvelle attaque sur le niveau des retraites.</strong></p>
<p><strong>Derrière, la suppression de l’ALS annoncée par le premier ministre et le basculement vers le RSA, se joue non seulement une dévalorisation des chômeurs en fin de droits – dont la durée d’indemnisation vient d’être réduite-, mais aussi une perte sèche pour leurs retraites. </strong>Car avec l’ALS, les chômeurs cotisent pour la retraite mais pas ce n’est pas le cas des titulaires du RSA. Ainsi ils perdent des trimestres de retraites, ce qui provoquera d’une part une baisse du niveau de retraite mais aussi l’augmentation du nombre de futurs retraités qui n’atteindront pas une retraite à taux pleins et donc qui ne pourront même pas bénéficier des 1200 euros de retraite minimale. Celle-ci n’est garantie qu’ à ceux qui auront fait une carrière complète ! Des économies, toujours des économies avec une terrible dégradation des pensions.</p>
<p><strong>3 la simplification prétexte pour une nouvelle étape de détricotage des droits du travail !</strong></p>
<p>Au motif de simplification, notamment pour les petites entreprise,<strong> Gabriel Attal annonce que certains points des accords de branche pourront être allégés dans les PME et que les accords d’entreprises pourront s’y substituer.</strong></p>
<p>Or on sait que le rapport de force est bien plus défavorable aux salariés dans chaque entreprise. Notamment les PME et plus encore lorsqu’il s’agit d’entreprises sous-traitantes, car les donneurs d’ordre font pression pour des prix plus bas et les mettent durement en concurrence, poussant ainsi au dumping social. Or des accords qui s’imposent dans les branches garantissent que les droits qui y sont définis ne peuvent être tirer à la baisse et sont valables partout!</p>
<p>Au motif de simplification, Gabriel Attal engage une nouvelle étape de la dérégulation sociale et reprends le leitmotiv de Macron : « C’est dans l’entreprise que doit avoir lieu la négociation sociale » et qu’il faut mettre fin à la hiérarchie des normes !</p>
<p>D’ailleurs Marc Ferracci député « Renaissance » indiquait, il y a peu, que pour atteindre le plein-emploi il faudrait s’attaquer à « ce qui empêche la France de creuser le plancher d&rsquo;un taux de chômage à 4 %-5 % », et déplorait la « trop faible décentralisation de la négociation collective sur les salaires et le temps de travail ». S&rsquo;appuyant sur une étude de l&rsquo;OCDE de 2017, il veut mettre fin à l&rsquo;obligation faite à toutes les entreprises d&rsquo;un secteur d&rsquo;appliquer les accords de branche via le mécanisme d&rsquo;extension. Il plaide pour permettre aux entreprises « dans leurs cinq premières années de pouvoir choisir d&rsquo;appliquer ou pas la convention collective ». Bruno Lemaire avait prévenu. Selon lui, notre modèle social était incompatible avec l’objectif du plein emploi.  Gabriel Attal a choisi ce cap inquiétant !</p>
<p><strong>4- 35H en 4 Jours peut avoir de graves conséquences sur la santé des travailleurs et détériorer leurs conditions de travail.</strong></p>
<p>Certes les salariés peuvent y voir l’intérêt d’une journée de congé supplémentaire, gagner du temps de transport et mieux organiser leur vie familiale. Mais <strong>de nombreuses études montrent que cette intensification du travail et son allongement dans la journée est une grave cause d’accroissement des accidents du travail et de troubles psychosociaux, de stress, de burn-out. Cela peut détériorer le rapport et les conditions de travail !</strong></p>
<p>C’est une fausse bonne idée dont on verra plus tard les effets négatifs ! ce n’est pas pour rien que depuis 1906, les syndicats se sont battus pour la journée de 8H… 35H sur 4 Jours cela fait plus de 8H quotidiennes !</p>
<p>Le gouvernement Attal poursuit la logique libérale avec la remise en cause des droits sociaux,  l’austérité budgétaire et les cadeaux fiscaux maintenus aux plus riches. </p>
<p><strong>C’est le désarmement social du pays qui conduit à la fragilité économique, la démotivation, le doute sur notre modèle Républicain avec l’accroissement des inégalités</strong></p>
<p><strong>Il va falloir se mobiliser pour faire obstacle à ce massacre !</strong></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p>   </p>
<p> </p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" src="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/01/attal-politique-generale.jpg" alt="" class="wp-image-15499" width="577" height="385"/></figure>
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		<title>LR et E.Macron ont joué un jeu dangereux pour la démocratie</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2024/01/lr-et-e-macron-ont-joue-un-jeu-dangereux-pour-la-democratie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jan 2024 16:57:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur la loi immigration la droite « Les Républicains&#160;» ont eu une attitude irresponsable et ont dupé les français ! Je ne parle pas du fond des propositions ajoutées par la droite sénatoriale que je désapprouve profondément parce qu’elles s’attaquent aux conditions d’intégration des immigrés légalement présents sur le territoire national ou à certains principes [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Sur la loi immigration la droite « Les Républicains&nbsp;» ont eu une attitude irresponsable et ont dupé les français !</strong></p>



<p>Je ne parle pas du fond des propositions ajoutées par la droite sénatoriale que je désapprouve profondément parce qu’elles s’attaquent aux conditions d’intégration des immigrés légalement présents sur le territoire national ou à certains principes historiques de notre République comme la nationalité des enfants nés en France ! Ces choix font partie du débat politique.</p>



<p><strong>Non ce que je veux souligner est les sénateurs et «&nbsp;Les Républicains&nbsp;» savaient pertinemment qu’ils faisaient voter des textes qui n’étaient pas conformes à l’article 45 de la constitution</strong>.</p>



<p>Cet article rend impossible le vote d’amendements qui s’éloignent du cadre du texte initial, un cadre bien limité. D’ailleurs la réforme constitutionnelle Sarkozy de 2008 a justement précisé et limité la recevabilité des amendements. Le conseil constitutionnel ne fait que confirmer cette réalité&nbsp;: «&nbsp;En application d’une jurisprudence constante, il s’assure dans ce cadre de l’existence d’un lien entre l’objet de l’amendement et celui de l’une au moins des dispositions du texte déposé sur le bureau de la première assemblée saisie. Depuis la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008, il ne déclare des dispositions contraires à l’article 45 de la Constitution que si un tel lien, même indirect, ne peut être identifié&nbsp;»</p>



<p>Pour être plus clair les amendements ne peuvent toucher des sujets qui ne sont pas explicitement dans le premier texte de projet de loi, déposé devant le parlement.</p>



<p>Les sénateurs ne pouvaient l’ignorer, car la majorité sénatoriale utilise très souvent cet article pour empêcher l’examen d’amendements déposés par la gauche !</p>



<p>Au point d’ailleurs que nous avons demandé que cet article soit modifié afin d’élargir les capacités d’intervention parlementaires pour amender les projets de loi !</p>



<p>Oui, les « Républicains » savaient ! Eux qui s’arcboutent sur la 5-ème République où le parlement est largement bridé.</p>



<p><strong>Ils ont simplement engagé un coup politique pour challenger le RN</strong>, en durcissant la politique en direction des immigrés (je le rappelle essentiellement ceux qui sont légalement présents en France !!). D’ailleurs le RN a voté ce texte et quoi qu’on en dise, s’ils avaient voté contre, cette loi n’aurait pas été votée !</p>



<p>Le seul vote des Républicains, ajoutés aux députés favorables de la majorité présidentielle ne suffisait pas. Ils n’ont pas été décisifs et ils oublient aussi ce vieil adage : les électeurs préfèrent souvent l’original à la copie !</p>



<p><strong>Mais faire voter un texte dont on sait pertinemment (ce que le président de la commission des lois de l’AN chargé d’analyser ce qui est conforme à l’article 45, avait évidemment bien expliqué !) qu’il sera sanctionné par le conseil constitutionnel procède d’une attitude antidémocratique car elle vise à mettre en cause devant les Français les institutions garantes de l’état de droit !</strong></p>



<p>Il faut le souligner, sur la plupart des articles rétorqués, le conseil constitutionnel n’a pas jugé au fond mais s’en est tenu au droit, sur la forme. Et en démocratie la forme c’est important, c’est souvent une garantie.</p>



<p>Et maintenant des Laurent Wauquier, Éric Ciotti, font le bal des hypocrites en faisant croire à nos concitoyens que les membres du conseil constitutionnel ont refusé des propositions qui obtiennent dans les sondages une large approbation des Français (pour ma part je le regrette et je pense que sur le fond certaines pourraient être considérées comme inconstitutionnelles)</p>



<p><strong>Il est faux de dire que le conseil constitutionnel fait un coup de force contre les Français !</strong></p>



<p><strong>On pourrait plutôt dire que ce sont eux qui ont fait un coup de force contre la démocratie</strong>.</p>



<p>Ils concourent à fragiliser les institutions et l’Etat de droit. Les contester est une chose ce qu’ils ne font pas vraiment puisqu’ils ne proposent pas une autre vision des institutions et un renforcement de l’Etat de droit. &nbsp;Si&nbsp;! Sur un seul point un référendum sur l’immigration. Cela suppose de modifier la constitution et évidemment d’élargir le champ référendaire beaucoup plus largement que sur un seul point. En tout cas tel n’est pas le droit en vigueur.</p>



<p><strong>L’histoire nous a montré que cette sape de l’Etat de droit accélère la montée des mouvements fascisants !</strong></p>



<p>&nbsp;Heureusement certains responsables de LR se distinguent de cette dérive, à l’instar de Xavier Bertrand, le président des Hauts de France&nbsp;!</p>



<p><strong>Emmanuel Macron a été complice et s’est prêté à ce jeu dangereux.</strong></p>



<p>C’était à lui de dire stop à cette tragique comédie et à ne pas se défausser sur le conseil constitutionnel. Car en agissant ainsi, il savait qu’il le mettait, de fait, en apparence, comme arbitre ultime du contenu de cette loi et le mettait ainsi devant le risque d’être considéré comme un juge partisan ! Ce que Marine Le Pen et la direction de LR ont complaisamment tenté de faire croire.</p>



<p><strong>Emmanuel Macron s’est dérobé de son rôle de garant des institutions. Une médiocrité supplémentaire !</strong></p>



<p>Concernant le conseil constitutionnel, nous n’avons pas entendu LR protester contre ce dernier qui a validé le texte sur les retraites (pourtant massivement refusé par les Français) et qui n’a pas contesté la méthode pourtant très ’exceptionnelle de ratification ! La méthode était politiquement très contestable même si le conseil a estimé qu’elle était juridiquement légale. LR s’en est réjoui&nbsp;!</p>



<p><strong>Reste que nos institutions sont bien malades, elles le sont encore davantage quand les dirigeants sont défaillants. C’est pourquoi je continue à plaider pour une sixième République, pour une réforme du conseil constitutionnel, un pouvoir restauré au Parlement et l’élargissement du champ référendaire et la création d’un véritable référendum d’initiative citoyenne…</strong> Entre autres ;</p>



<p>Il est urgent que la politique retrouve ses lettres de noblesse et ne se perde pas dans des jeux tactiques, des postures qui ne règlent  pas les problèmes et trompent les français !</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="750" height="633" src="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/01/conseil-constitutionnel.jpg" alt="" class="wp-image-15495" srcset="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/01/conseil-constitutionnel.jpg 750w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/01/conseil-constitutionnel-300x253.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>
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		<title>Changer de casting, pas changer de cap!</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2024/01/changer-de-casting-pas-changer-de-cap/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jan 2024 14:28:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Changement de casting mais manifestement pas de changement de cap ! Après le choix d’une femme, le pouvoir vante le choix d’un jeune, mais il ne s’accompagne d’aucun signe d’une politique nouvelle. Le président de la République ne propose qu’un horizon : le retour à 2017 !  Emmanuel Macron, certes nostalgique, ne veut pas voir que la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[


<p>Changement de casting mais manifestement pas de changement de cap ! Après le choix d’une femme, le pouvoir vante le choix d’un jeune, mais il ne s’accompagne d’aucun signe d’une politique nouvelle. Le président de la République ne propose qu’un horizon : le retour à 2017 !  Emmanuel Macron, certes nostalgique, ne veut pas voir que la situation est bien différente et s’est détériorée tant sur le terrain politique qu’économique et social.</p>
<p> La nomination de Gabriel Attal n’ouvre aucune perspective d’alliances permettant une majorité à l’Assemblée Nationale. Cette absence de majorité offre, de fait, une possibilité de manœuvres à l’extrême droite. Ce qui pour l’heure semble lui profiter.</p>
<p>L’arrivée de ce premier ministre ne s’accompagne ni d’une vision ou stratégie nouvelle, ni d’une vraie volonté de prendre en compte en compte les attentes des Français et de relever les grands défis que le pays doit affronter.</p>
<p>En revanche, parions sur l’importance accordée à la communication mais qui, avec la macronie, tend à se substituer à des actes concrets, avec au bout du compte des résultats très loin des promesses annoncées, et même fréquemment sont à rebours.</p>
<p>Il n’y aura aucun « réarmement civique » sans redonner à la plupart de nos concitoyens une réalité concrète à la promesse républicaine. Cela exige une relance du pouvoir d’achat, une hausse des salaires, la restauration de la qualité de notre système de santé et de l’hôpital public, l’élévation du niveau scolaire et éducatif avec la revalorisation du métier d’enseignement, une réforme fiscale permettant d’accroître les ressources de l’Etat et des services publics, la lutte contre les inégalités !</p>
<p>Espérons que les années Attal ne soient pas, une fois de plus, des années perdues pour la France et de recul social pour les Français !</p>
<p>En tout cas restons mobilisés pour préparer une alternative !</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="577" src="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/01/nomination-dATTAL-CANVA-2-1024x577.png" alt="" class="wp-image-15490" srcset="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/01/nomination-dATTAL-CANVA-2-1024x577.png 1024w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/01/nomination-dATTAL-CANVA-2-300x169.png 300w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/01/nomination-dATTAL-CANVA-2-768x433.png 768w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/01/nomination-dATTAL-CANVA-2-1536x865.png 1536w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/01/nomination-dATTAL-CANVA-2.png 1640w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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