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	<title>Education-Culture &#8211; Marie-Noëlle Lienemann</title>
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	<title>Education-Culture &#8211; Marie-Noëlle Lienemann</title>
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		<title>VITE INVERSER LA SPIRALE DE DEGRADATION DE L’ECOLE.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 13:13:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education-Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>POUR INVERSER LA SPIRALE DE DEGRADATION DE L’ECOLE IL FAUT DES CHANGEMENTS PLUS PROFONDS , UNE NOUVELLE AMBITION COLLECTIVE ! Les annonces de Gabriel Attal ne sont absolument pas à la hauteur de la situation. Des changements beaucoup plus profonds s’imposent pour redresser la situation de l’éducation nationale dont on sait, depuis des années, qu’elle se dégrade [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="577" src="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2023/12/education-attal-canva--1024x577.png" alt="" class="wp-image-15460" srcset="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2023/12/education-attal-canva--1024x577.png 1024w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2023/12/education-attal-canva--300x169.png 300w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2023/12/education-attal-canva--768x433.png 768w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2023/12/education-attal-canva--1536x865.png 1536w, https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2023/12/education-attal-canva-.png 1640w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>POUR INVERSER LA SPIRALE DE DEGRADATION DE L’ECOLE IL FAUT DES CHANGEMENTS PLUS PROFONDS , UNE NOUVELLE AMBITION COLLECTIVE !</p>
<p>Les annonces de Gabriel Attal ne sont absolument pas à la hauteur de la situation.</p>
<p>Des changements beaucoup plus profonds s’imposent pour redresser la situation de l’éducation nationale dont on sait, depuis des années, qu’elle se dégrade et doit faire face à des réformes sans queues ni têtes, le plus souvent et sans l’adhésion des principaux concernés à savoir les enseignants. Car beaucoup dépend d’eux.</p>
<p><strong>Les annonces de Gabriel Attal vont réjouir les conservateurs</strong> qui vont penser que le retour au bon vieux temps va rétablir la situation. Hélas c’est bien illusoire même si dans certains cas les redoublements peuvent être salutaires et que des groupes de niveaux par matières (et non par classes) peuvent avoir de l’intérêt, s’ils permettent de mieux soutenir les élèves en difficultés dans cette matière. Le ministre prend appui sur les sondages pour conforter son image et nos concitoyens faute d’avoir, en face, une véritable stratégie de redressement de notre système éducatif, s’en remettent à ce qu’ils connaissent : ce qui se passait hier !</p>
<p><strong>Mais on ne fait pas une réforme de l’éducation nationale à coup de sondages</strong>. C’est ce qu’on trop souvent fait trop les ministres de l’éducation en particulier Jean-Michel Blanquer (porté au pinacle des sondages) dont on voit aujourd’hui les résultats catastrophiques, qui étaient pourtant prévisibles. N’ayons pas la mémoire courte.  Et pensons dans la durée.</p>
<p><strong>Les dispositions annoncées par Gabriel Attal passent à côté de l’essentiel : les moyens donnés au corps enseignant de bien réussir leur mission. </strong></p>
<ul>
<li>Cela suppose <strong>des salaires nettement revalorisés</strong> pour attirer des enseignants motivés et bien formés. Il convient aussi de <strong>renouer une relation de confiance et de soutien effectif, constant, de l’administration de l’Education Nationale en direction des enseignants</strong> trop souvent laissés seuls face aux difficultés, insuffisamment accompagnés et écoutés. Comme à l’hôpital, les tableaux, les statistiques les reporting et autres obsessions administratives prennent le pas sur l’humain ! c’est un mal profond qui sape nos services publics.</li>
<li>I<strong>l faut revoir totalement le recrutement et la formation des enseignants </strong>à tous les niveaux. Le volet de la maîtrise pédagogique, la capacité à transmettre les savoirs avec des enfants très différents et dans des classes hétérogènes, pouvoir conjurer la violence et le malaise croissant des jeunes constituent des enjeux majeurs. Je plaide depuis des années pour la création de centres de formation des enseignants, spécifiques adossés à l’acquisition d’un bon niveau universitaire mais aussi très concentrés sur la transmission des savoirs, et sur l’éducation. <strong>Là il y a urgence à engager un plan massif de formation continue notamment sur cet aspect éducatif et pédagogique.</strong></li>
<li><strong>Le pré-recrutement de jeunes</strong> à la sortie du baccalauréat ou/ et après la licence doit être promu, leur permettant d’être rémunérés pendant leurs études et se préparer sérieusement au métier d’enseignant. Car c’est <strong>un vrai métier !</strong> Les opérations de speeddating pour recruter des maîtres sont un scandale et dévalorisent la place sociale majeure de cette fonction si essentielle.</li>
</ul>
<ul>
<li>La seconde exigence est aussi <strong>d’abaisser le nombre d’élève en classe</strong> et pas seulement en zone prioritaire,( bien sûr d’abord là et pas seulement en CP et CE1 mais aussi au collège et au lycée), d’installer un vrai et solide système de remplacement des absences, d’arrêter les suppressions de postes de direction en regroupant les établissements, de remettre en place <strong>des postes de psychologues scolaires, de rééducateurs en psychomotricité, d’infirmières, mais aussi de surveillants etc.</strong> La baisse démographique qui s’annonce doit permettre d’atteindre ces objectifs. Cela va être un combat car la tentation de réduire le nombre de postes en s’appuyant sur la difficulté de recruter va être grande.</li>
<li>Enfin<strong> les moyens sont mal et très inégalement répartis</strong>, ce qui accroit les difficultés des secteurs et familles les plus en difficultés. C’est d’ailleurs ce que révèle aussi les classements Pisa. On le sait la mixité sociale est un atout pour la réussite de tous, permettant des échanges le plus souvent très enrichissants tant pour ceux dont le niveau culturel des familles est plus bas que pour les autres qui se renforcent de la compréhension des différences. Mais voilà <strong>depuis des années que cette mixité sociale recule de façon dramatique</strong> sous le double effet des ségrégations spatiales qui s’accroissent dans nos villes et du contournement de la carte scolaire en particulier avec une fuite vers le privé ! Il est urgent de contrecarrer cela. <strong>L’une des méthodes à utiliser est de moduler les financements, et d’attribuer les moyens des établissements scolaires en fonction de leur degré de mixité sociale. </strong>Cela devrait réduire la dotation de nombreux établissements privés et certains établissements publics, eux aussi plus favorisés, pour mieux financer les autres qui ont plus besoin d’être soutenu. Un récent rapport mettait en exergue la faible mixité sociale des écoles privées. On sait aussi que la plupart des collèges de Paris coûtent beaucoup plus cher à l’Etat que ceux de la Seine-Saint-Denis !</li>
<li><strong>Un grand plan pour l’enseignement des mathématiques et des sciences doit être engagé immédiatement.</strong> Ce qui est actuellement déployé est insuffisant. J’ai déjà fait de nombreuses propositions en ce sens. En plus de l’école, la généralisation des centres de culture scientifique et technique sur l’ensemble du territoire pourrait déclencher l’intérêt et la motivation de nombreux jeunes !</li>
</ul>
<p>  Les Français ont besoin de retrouver espoir et confiance dans l’école publique et l’Education Nationale, il en va de l’avenir de nos enfants, du pays (on sait que les évolutions technologiques exigent une élévation du niveau culturel pour y faire face et développer notre économie, induire de nouveaux progrès, assurer notre souveraineté c’est-à-dire la maitrise de notre destin). Il en va aussi de l’efficience de la promesse républicaine, indispensable à la cohésion nationale. Certes ce sursaut éducatif ne sera pas aisé mais il faut en faire une mobilisation générale et s’en donner les moyens !   </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>Le Drame de ParcourSup</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2023/04/le-drame-de-parcoursup/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Apr 2023 15:59:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education-Culture]]></category>
		<category><![CDATA[En vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[République]]></category>
		<category><![CDATA[Parcoursup]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La remise des dossiers en ligne avec ParcourSup vient de s&#8217;achever et comme les années précédentes, les lycéens et leurs familles ont subi une grave période d&#8217;angoisse et de tension. Le système est profondément inégalitaire et accroît les difficultés, en gérant la pénurie par l&#8217;usage d&#8217;algorithmes non transparents qui nous dépossèdent de notre compréhension et de notre [&#8230;]</p>
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<p style="text-align: justify;"><strong>La remise des dossiers en ligne avec ParcourSup vient de s&rsquo;achever</strong> et comme les années précédentes, <strong>les lycéens et leurs familles ont subi une grave période d&rsquo;angoisse et de tension</strong>. Le système est profondément inégalitaire et accroît les difficultés, en gérant la pénurie par l&rsquo;usage d&rsquo;algorithmes non transparents qui nous dépossèdent de notre compréhension et de notre capacité d&rsquo;agir. Il faut un plan université pour développer et mobiliser les compétences dont notre pays a besoin, plutôt que de décourager et de décevoir des pans entiers de notre jeunese.</p>
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		<title>Insuffisance de places pour former de futurs médecins et l’impossibilité de redoubler la première année d’études de médecine &#8211; question écrite au gouvernement, 15 novembre 2022</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2022 11:04:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[Education-Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Questions écrites au gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé Social]]></category>
		<category><![CDATA[Pénurie de médecins]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mme Marie-Noëlle Lienemann interpelle Mme la ministre de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche sur l’insuffisance de places pour former de futurs médecins et l’impossibilité de redoubler la première année d’études de médecine.Depuis la rentrée de septembre 2020, la première année commune aux études de santé (PACES) a laissé la place à deux nouvelles formations [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;">Mme Marie-Noëlle Lienemann interpelle Mme la ministre de l&rsquo;enseignement supérieur et de la recherche sur l’insuffisance de places pour former de futurs médecins et l’impossibilité de redoubler la première année d’études de médecine.<br />Depuis la rentrée de septembre 2020, la première année commune aux études de santé (PACES) a laissé la place à deux nouvelles formations : le PASS (parcours spécifique « accès santé ») et la L.AS (licence avec option « accès santé »). Cela a été présenté comme la fin du <em>numerus clausus</em> pour les études de médecine qui limitait le nombre d’étudiants admis en deuxième année des études de médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie (MMOPK).</p>
<p style="text-align: justify;">Or, outre le fait que cette réforme mettra évidemment plusieurs années à déboucher sur de nouveaux médecins ayant suivi l&rsquo;intégralité de ce nouveau cursus, elle a été en réalité l&rsquo;occasion d&rsquo;une sorte de tour de passe-passe préjudiciable au renouvellement de notre vivier de médecins à moyen et long termes.<br />D’abord, parce qu’<strong>en réalité le nombre de places de formation d’étudiants en médecine est dérisoire au regard des besoins.</strong> Il semble qu’en moyenne la hausse du nombre d’étudiants n’excède pas 13% et l’on peut prévoir que <strong>la pénurie va durer très longtemps si rien n’est fait pour élargir plus massivement le nombre de futurs médecins formés</strong>. C’est très inquiétant.<br />En second lieu, s&rsquo;il apparaissait clair dès l&rsquo;entrée en vigueur de la réforme que les étudiants ne pouvaient pas redoubler en PASS, rien n&rsquo;était moins sûr pour les L.AS. Or l&rsquo;arrêté du 21 décembre 2021 portant modification de plusieurs arrêtés relatifs aux formations de santé semble avoir été confus et empêcherait donc également le redoublement en L.AS, ce dont se sont faits échos plusieurs doyens de faculté de médecine.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;année de PASS comme celle de L.AS est unique. Pour tous les étudiants qui ne valideraient pas leur première année d&rsquo;études de santé, direction un redoublement en licence classique. « <em>Le redoublement est effectué au sein de la mention de licence correspondante sans possibilité de suivre ni de valider les ECTS relevant du domaine de la santé</em>« , précise l&rsquo;arrêté de décembre 2021. Les étudiants qui n&rsquo;ont pas obtenu la moyenne et qui ne peuvent valider leur PASS ou leur L.AS ne peuvent ni redoubler dans le cursus médical, ni entrer en deuxième année de MMOPK ou continuer vers une L.AS2. De surcroît, ces étudiants pour retrouver une autre licence devront repasser par Parcoursup.<br />Dans les faits, ce processus introduit une logique d’absence de redoublement réel, qui épuise les candidats et leur est particulièrement coûteuse et prive le pays de futurs médecins, motivés dont il aura bien besoin. D’ailleurs de nombreux jeunes partent ainsi poursuivre leurs études à l’étranger… c’est absurde. Comment s’étonner ensuite que notre jeunesse n’ait pas le sentiment de trouver toutes ses chances dans notre pays ?</p>
<p style="text-align: justify;">Mme Lienemann demande donc à Mme la Ministre de bien vouloir lui <strong>indiquer ce que compte faire le gouvernement pour résoudre ces incohérences et donc permettre enfin un redoublement efficient dans la première année d’études de médecine</strong>. Elle lui demande également ce que compte mettre en œuvre le gouvernement pour a<strong>ccroître fortement le nombre de place en médecine offerte aux étudiants et doter les universités de crédits suffisants à cet effet afin de ne pas laisser perdurer ce qui de fait est une situation de <em>numerus clausus</em> déguisé</strong>.</p>
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		<title>Pour réindustrialiser, nous avons besoin d&#8217;innover ; pour innover, nous avons besoin de chercheurs !</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2022/10/pour-reindustrialiser-nous-avons-besoin-dinnover-pour-innover-nous-avons-besoin-de-chercheurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Oct 2022 12:51:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Education-Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<category><![CDATA[En vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation et réindustrialisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jeudi 6 octobre 2022 après-midi, j&#8217;intervenais à la tribune du Sénat au nom du groupe CRCE dans le débat autour du Rapport intitulé « Transformer l&#8217;essai de l&#8217;innovation : un impératif pour réindustrialiser la France«  qui fait suite à l&#8217;excellent travail de la Mission d&#8217;information « Excellence de la recherche/innovation, pénurie de champions industriels : cherchez l&#8217;erreur française ». Nous [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4>Jeudi 6 octobre 2022 après-midi, j&rsquo;intervenais à la tribune du Sénat au nom du groupe CRCE dans le <strong>débat autour du Rapport intitulé « </strong><a href="http://www.senat.fr/notice-rapport/2021/r21-655-notice.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em><strong>Transformer l&rsquo;essai de l&rsquo;innovation : un impératif pour réindustrialiser la France</strong></em></a><strong>« </strong> qui fait suite à l&rsquo;excellent travail de la Mission d&rsquo;information « Excellence de la recherche/innovation, pénurie de champions industriels : cherchez l&rsquo;erreur française ». <strong>Nous en approuvons la plupart des préconisations et il devient urgentissime que le gouvernement les reprenne à son compte</strong> après la désastreuse loi de programmation pour la recherche de Mme Vidal et les terribles conséquences de la politique du calamiteux M. Blanquer sur la formation de nos jeunes.</h4>



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<p style="text-align: justify;">Je souhaite au préalable remercier notre collègue rapportrice et le président de notre mission qui ont fait un bon travail et réalisé un très bon rapport dont mon groupe approuve la plupart des conclusions.</p>
<p style="text-align: justify;">Merci à nos collègues qui ont initié cette démarche et nous permettent ainsi de débattre et &#8211; je l’espère &#8211; d’œuvrer à un sursaut bien nécessaire de la politique d’innovation de notre pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Car, Monsieur le Ministre, j’espère que le gouvernement va se saisir de ce rapport et mettre en œuvre ses préconisations, tant l’enjeu est majeur et que des décisions urgentes s’impose.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce rapport complète celui examiné hier soir sur la souveraineté économique et l’indispensable réindustrialisation. Oui, relancer l’innovation est essentiel pour souveraineté de la France, pour la capacité de notre pays à maitriser son destin et son avenir. Force est de constater que d’énormes retards ont été accumulés et qu’inverser les tendances négatives, qui ont prévalus depuis près de 30 ans, exige un véritable sursaut collectif, une mobilisation générale et des interventions publiques bien supérieures à ce qu’elles sont actuellement, des interventions publiques mieux orientées aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Développer l’innovation suppose un terreau fertile. Or ce terreau est terriblement appauvri. Ce terreau, c’est une appétence à la science, un haut niveau scientifique et technique de nos concitoyens et de notre jeunesse. Et là, comment ne pas être alarmé par la rapide détérioration ? Je suis persuadée qu’au-delà des effets sur notre compétitivité économique et industrielle, cela concourt à cette spirale dépressive qui mine notre pays et notre projet Républicain. Cela mériterait en soi un long débat.</p>
<p style="text-align: justify;">Aussi je me tiendrai à quelques sujets majeurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Le niveau en mathématiques des jeunes français a chuté au point que nous sommes désormais dans les classements internationaux le dernier pays d’Europe et l’avant dernier de ceux de l’OCDE derrière le Chili. L’affaire n’est pas nouvelle, le rapport Villani-Torossian le disait et les dispositions prises en 2018 ne suffisent pas à redresser la barre. Sans compter que la réforme du lycée engagée par le désastreux M. Blanquer aboutissait à ce qu’a peine plus de 58% des élèves étudiaient encore les Maths en terminale et seulement 14% en Maths experts, véritable filière scientifique. Un désastre ! Si 1h30 a été ajoutée cette année, nous n’avons aucune visibilité pour l’avenir. Il faut un plan complet, rapidement opérationnel pour retrouver un haut niveau de formation en mathématiques. C’est urgentissime.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus largement la situation de l’enseignement supérieur en France est, elle aussi, alarmante. J’approuve la demande d’une loi de programmation pluriannuelle pour l’enseignement supérieur. À condition, mais je sais que ce n’est pas l’intention de nos collègues, que ce ne soit pas une tartufferie comme l’est celle adoptée sous le précèdent gouvernement sur la Recherche.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours du débat qui a eu lieu lors de l’examen de cette loi, dans cet hémicycle, nous étions nombreux à la juger notoirement insuffisante dans ses montants puisqu’elle ne permet ni d’atteindre les 3% de PIB pour l’ensemble des dépenses de recherche ni les 1% de dépenses pour la recherche publique, même à l’horizon de 10 ans. Nous sommes actuellement tout juste dans la moyenne de l’Union Européenne, bien loin derrière l’Allemagne, par exemple. Or c’est un point majeur pour la compétitivité de la France, sans doute bien plus important que l’obsédant discours de votre gouvernement sur la baisse des « coûts du travail ». Le rapport relatif à la mise en œuvre de cette loi, par nos collègues Laure Darcos et Stéphane Piednoir, montre que L’Etat ne la respecte pas : la trajectoire d’emplois est nettement inférieure à ce qui était annoncé, seuls 376 emploi à temps plein ont été créés contre les 700 prévus.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut insister également sur la situation inacceptable des doctorants. La FAGE vient de publier une étude montrant qu’un quart des doctorants indique ne pas parvenir à subvenir à ses besoins. Cette situation explique pour une part part la perte de 10 000 doctorants en France en 10 ans .</p>
<p style="text-align: justify;">Comment tolérer qu’aujourd’hui des doctorants qui enseignent soient payés moins que le SMIC ?!?</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai plaidé au sein de notre mission pour une révision de la loi de programmation de recherche, et &#8211; cette fois-ci réellement en confiance avec les chercheurs eux-mêmes. Et je le maintiens ! Mais, en tout état de cause, j’insiste sur l’urgence de la revalorisation des rémunérations de tous doctorants afin qu’elles ne puissent être inférieures au SMIC et qu’elles prennent en compte leur niveau de qualification. Il faut que chaque docteur ait accès à un contrat doctoral financé : si notre pays ne met pas en place sans tarder une revalorisation structurelle du doctorat, les fuites de nos meilleurs éléments à l’étranger se poursuivront.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes les auditions que nous avons réalisées ont démontré que, sans un soutien et une qualité de la recherche fondamentale en France, le niveau de notre innovation ne s’améliorera pas. Et nombreux sont ceux qui nous ont décrit par le menu l’énergie perdue à remplir des dossiers pour des appels à projet alors même que le financement permanent des laboratoires et établissement de recherche s’étiolait.</p>
<p style="text-align: justify;">La précarité se poursuit dans notre système de recherche et cela contribue a sa perte d’attractivité.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors j’ai parlé du terreau qu’il faut vivifier et consolider. Il y a bien sûr les propositions du rapport sur les actions à entreprendre pour améliorer plus directement les interventions en faveur de l’innovation.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous approuvons totalement l’exigence de faire de la commande publique un levier essentiel de croissance pour les entreprises industrielles innovantes et je retiendrai en particulier l’idée de tripler le plafond de l’achat innovant à 300 000 euros.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous soutenons la nécessaire réorientation des aides fiscales en direction de l’innovation des PME&#8230; c’est un maillon faible de l’action publique alors qu’elle constitue un vivier fécond, qui plus est réparti sur l’ensemble du territoire. Nous soutenons la proposition de plafonner à 100 millions d’euros de dépenses de recherche pour bénéficier du crédit d’impôts recherche, ainsi que de la calculer au niveau de la <em>holding</em> de tête. Les crédits ainsi dégagés permettraient de mieux financer les recherches dans les PME. Notre groupe a toujours demandé une refonde du Crédit Impôt Recherche : cette proposition nous paraît une étape indispensable qui devrait permettre un large accord et nous le souhaitons un vote dès le Projet de Loi de Finances pour 2023.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes d’accord sur la demande expresse de voir élaborée une loi de programmation pluriannuelle de l’innovation, avec en particulier l’idée de conditionner le soutien financier aux <em>star-up</em> à des obligations en matière d’implantation industrielle en particulier en cas de rachat par une société étrangère.</p>
<p style="text-align: justify;">Je conclue enfin en rappelant que la plupart des préconisations du rapport ont le soutien du groupe CRCE.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2022/10/pour-reindustrialiser-nous-avons-besoin-dinnover-pour-innover-nous-avons-besoin-de-chercheurs/">Pour réindustrialiser, nous avons besoin d&rsquo;innover ; pour innover, nous avons besoin de chercheurs !</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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		<title>Précarité croissante des doctorantes et des doctorants &#8211; question écrite au gouvernement, 21 septembre 2022</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2022/09/precarite-croissante-des-doctorantes-et-des-doctorants-question-ecrite-au-gouvernement-21-septembre-2022/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 09:25:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Education-Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Questions écrites au gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement supérieur & Recherche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mme Marie-Noëlle Lienemann interpelle Mme la ministre de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche sur la précarité grandissante des doctorants. En effet, selon une étude publiée par la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) – première organisation représentative des étudiants – un quart des doctorants et doctorantes ne parvient pas à subvenir à ses besoins. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;">Mme Marie-Noëlle Lienemann interpelle Mme la ministre de l&rsquo;enseignement supérieur et de la recherche sur la précarité grandissante des doctorants.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, selon une étude publiée par la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) – première organisation représentative des étudiants – <strong>un quart des doctorants et doctorantes ne parvient pas à subvenir à ses besoins. Cette situation explique largement la perte de 10 000 inscrits en doctorat en 10 ans dans notre pays : c’est une une dissonance grave entre le discours de l&rsquo;excellence de la recherche tenu par le gouvernement et la réalité du terrain où la situation sociale et le financement de la recherche sont des enjeux profondément sous-estimés.</strong><br />Ainsi un quart des doctorants ne semble pas bénéficier d’un financement lors de leur première année de recherche. Les conditions de vie ont des répercussions sur leur travail de recherche et leur insertion professionnelle est majoritairement synonyme de stress. Comment tolérer qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui encore des doctorants qui enseignent soient payés en dessous du Smic ?</p>
<p style="text-align: justify;">Sur l&rsquo;année 2020-2021, l’étude indique que 74% des chercheurs ont reçu un financement pour effectuer leur thèse, tandis que 26% ont obtenu un financement ne leur permettant pas de subvenir à leurs besoins. 23% ont même dû travailler tout en rédigeant leur thèse, en majorité pour subvenir à leurs besoins quotidiens.<br />Mme Lienemann avait interpellé en mai 2020 la Ministre de l’enseignement supérieur (question écrite au gouvernement n° 16213) sur les conditions dégradées rencontrées par les doctorants au plus fort de la pandémie de COVID ; l’étude rendue publique par la FAGE démontre que la dégradation des conditions de recherches doctorales est en réalité systémique et qu’elle risque de déprécier à long terme les capacités de notre pays à tenir son rang international en la matière et donc à préparer l’avenir. D’ailleurs, une part non négligeable des doctorants indique vouloir partir à l’étranger une fois leur thèse acquise, considérant qu’ils y seront mieux considérés et mieux rémunérés. <strong>Nous avions à l’aune d’un diagnostic convergent dénoncé la loi de programmation pluriannuel pour la recherche</strong> qui ne mobilisait pas les moyens suffisants pour répondre à ces défis.</p>
<p style="text-align: justify;">Mme Lienemann demande à Mme la Ministre si le gouvernement compte avancer dans les plus brefs délais en faveur d’une <strong>revalorisation des rémunérations de tous les doctorants et doctorantes afin que non seulement elles ne ne puissent pas être inférieures au SMIC mais surtout prennent en compte leur niveau de qualification</strong>. Elle lui demande ensuite si le gouvernement compte <strong>faciliter le processus d’accès au troisième cycle en luttant contre les inégalités d’inscription grâce notamment à la création d’une plateforme nationale d’information et d&rsquo;orientation</strong>. Elle lui demande ce que le gouvernement compte mettre en œuvre pour <strong>garantir enfin que chaque chercheur ait accès à un contrat doctoral financé</strong>.<br />Enfin, elle demande à Mme la Ministre, au regard de la situation grave de la recherche et de l’enseignement supérieur de notre pays, si le gouvernement compte <strong>rouvrir un véritable travail collaboratif – qui tienne réellement compte des contributions des chercheurs – pour élaborer un nouveau projet de loi de programmation</strong>, capable de répondre aux défis urgents auxquels nous sommes confrontés.</p>
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		<title>Il faut revaloriser au plus les salaires des travailleurs !</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2022/07/il-faut-revaloriser-au-plus-les-salaires-des-travailleurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jul 2022 14:50:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Education-Culture]]></category>
		<category><![CDATA[En vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[République]]></category>
		<category><![CDATA[Services Publics]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir d&#039;achat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;étais l&#8217;invitée ce vendredi du débat d&#8217;Europe midi sur Europe 1 aux côtés du député Modem des Yvelines, Bruno Milienne. Nous avons débattu à propos de l&#8217;examen par le Parlement du projet de loi du gouvernement sur quelques mesures d&#8217;urgence sur le pouvoir d&#8217;achat : je pense qu&#8217;il faut engager une hausse rapide des salaires, la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2022/07/il-faut-revaloriser-au-plus-les-salaires-des-travailleurs/">Il faut revaloriser au plus les salaires des travailleurs !</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">J&rsquo;étais l&rsquo;invitée ce vendredi du débat d&rsquo;Europe midi sur Europe 1 aux côtés du député Modem des Yvelines, Bruno Milienne. Nous avons débattu à propos de l&rsquo;examen par le Parlement du projet de loi du gouvernement sur quelques mesures d&rsquo;urgence sur le pouvoir d&rsquo;achat : je pense qu&rsquo;il faut <strong>engager une hausse rapide des salaires</strong>, la droite et Emmanuel Macron rechignent à chaque fois sur cette priorité ! J&rsquo;ai défendu la nécessité de <strong>réformer le financement de l&rsquo;audiovisuel public</strong> avec deux impératifs : une recette spécifique, universelle, progressive et identifiée et un financement pérenne. Enfin, j&rsquo;ai rappelé que <strong>rien ne justifie </strong></span><strong>la violence : ni celle de policiers contre nos concitoyens, ni celles d&rsquo;une foule contre des agents de police&#8230;</strong></p>



<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ZXtQSHZlAm8" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
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		<title>Recrutement à la va-vite ! Mépris des enseignants ! Refus de mettre les moyens pour l’éducation et la dégringolade pour nos enfants !</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2022/06/recrutement-a-la-va-vite-mepris-des-enseignants-refus-de-mettre-les-moyens-pour-leducation-et-la-degringolade-pour-nos-enfants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jun 2022 08:52:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education-Culture]]></category>
		<category><![CDATA[République]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation nationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>GRAVISSIME NE LAISSONS PLUS FAIRE Peut-on raisonnablement imaginer qu’on recrute un enseignant avec de telles méthodes : L’académie de Versailles a organisé une première session de « job dating ». Pendant 30 min, un candidat titulaire d’un bac+3 plus ou moins en lien avec la matière à enseigner a dû convaincre un jury de ses [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;"><strong>GRAVISSIME NE LAISSONS PLUS FAIRE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Peut-on raisonnablement imaginer qu’on recrute un enseignant avec de telles méthodes : L’académie de Versailles a organisé une première session de « job dating ». Pendant 30 min, un candidat titulaire d’un bac+3 plus ou moins en lien avec la matière à enseigner a dû convaincre un jury de ses capacités à enseigner. Cette méthode choquante de recrutement est à nouveau un sparadrap que le gouvernement- qui peut croire que la ministre de l’Éducation n’a pas donné son aval à cette expérience-tente de coller sur une blessure profonde : le manque d’enseignant !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un sparadrap sur une jambe de bois</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu de répondre aux demandes de personnels de revaloriser leur traitement (en milieu de carrière un enseignant français gagne 20% de moins que la moyenne des pays membres de l’OCDE), d’améliorer les conditions de travail et d’accueil des élèves, de créer des postes de façon continue (le taux d’encadrement dans le secondaire s’est considérablement détérioré durant le premier quinquennat de Macron) le gouvernement cherche à recruter des personnels précaires et sous formés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce seront les élèves qui vont en subir les conséquences</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les lauréats de ce job dating pourront bénéficier d’un contrat à durée déterminée d’un an renouvelable (pour une durée maximale et au mieux de 6 ans). Ce nouveau type de contractuels aura moins de garanties professionnelles que les fonctionnaires, Ces nouveaux enseignants issus du « dating » ne bénéficieront pas non plus d’une formation et auront un niveau de formation initiale en deçà de celui de leurs futurs collègues, une rémunération moindre et moins de droits ! Évidemment comment imaginer que cela sera sans conséquence sur l’éducation des élèves. Par ailleurs il est fort à parier que ces enseignants seront plutôt envoyés dans les établissements les moins prisés !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une mesure qui aggrave la dévalorisation du métier d’enseignant pourtant si essentiel</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce nouveau type de contrat et de recrutement participe de la dévalorisation du métier d’enseignant et de son image. Il accroît la crise de vocation, les abandons en cours de carrière qui sont déjà un fléau redoutable. Rien n’est plus urgent que d’engager un double mouvement de revalorisation salariale, des conditions de travail des enseignants et créations de postes en particulier dans le secondaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Arrêtons les gadgets humiliants, arrêtons la chute du service public de l’éducation nationale.</strong></p>
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		<title>Sujet du Bac en spécialité Sciences économiques et sociales &#8211; question écrite au gouvernement, 20 mai 2022</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2022/05/sujet-du-bac-en-specialite-sciences-economiques-et-sociales-question-ecrite-au-gouvernement-20-mai-2022/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 May 2022 08:59:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Education-Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Questions écrites au gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Baccalauréat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mme Marie-Noëlle Lienemann attire l&#8217;attention de M. le ministre de l&#8217;éducation nationale, de la jeunesse et des sports sur le choix des sujets de baccalauréat en sciences économiques et sociales pour l’année scolaire 2021-2022. En effet, le sujet soumis le jeudi 11 mai 2022 dans cette spécialité présentaient les énoncés suivantes : « À partir [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;">Mme Marie-Noëlle Lienemann attire l&rsquo;attention de M. le ministre de l&rsquo;éducation nationale, de la jeunesse et des sports sur le choix des sujets de baccalauréat en sciences économiques et sociales pour l’année scolaire 2021-2022. <br />En effet, le sujet soumis le jeudi 11 mai 2022 dans cette spécialité présentaient les énoncés suivantes : «<em> À partir d’un exemple, vous montrerez que l’innovation peut aider à reculer les limites écologiques de la croissance</em> », «<em> À l’aide d’un exemple, vous montrerez que l’action des pouvoirs publics en faveur de la justice sociale peut produire des effets pervers</em> » ou encore «<em> À l’aide de vos connaissances et du dossier documentaire, vous montrerez que l’approche en terme de classe sociales, pour rendre compte de la société française, peut être remis en cause</em> ». La formulation de ces énoncés ne permet pas de suggérer différents points de vue ou d’exprimer une position critique.</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant la question sur les classes sociales, le programme demande de «<em> comprendre la pertinence d’une approche en termes de classes sociales pour rendre compte de la société française l’objet de débat théoriques et statistiques</em> » mais l’énoncé tranche en faveur d’une disparition des classes sociales. <br />L’énoncé sur l’innovation, tel qu’il est posé, oriente le candidat vers une option idéologique marquée, alors qu’il existe un intense débat chez les économistes entre la soutenabilité forte ou la soutenabilité faible.</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant la question sur la justice sociale, le programme demande de «<em> Comprendre que l’action des pouvoirs publics en matière de justice sociale fait l’objet de débats en termes d’efficacité de légitimité et de risque d’effets pervers</em> ». Là encore, le sujet tel qu’il est posé au candidat tranche en faveur des effets pervers, alors qu’entre économistes il existe des débats pour savoir si les prestations sociales créent ou non une désincitation à travailler.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas la première fois que les sujets du Baccalauréat dans cette matière posent question. En juin 2021, Mme Lienemann avait déjà interpellé M. le Ministre en déposant la <a href="https://www.mnlienemann.fr/2021/06/choix-des-sujets-au-baccalaureat-de-sciences-economiques-et-sociales-question-ecrite-au-gouvernement-11-juin-2021/" target="_blank" rel="noopener">question n°23373 publiée le 17 juin 2021</a> au JO. Il semble que les leçons n’aient pas été retenues puisque la rédaction de sujets de sciences économiques et sociales ne laissant aucune place à l’esprit critique fait l’objet d’une récidive. Mme Lienemann regrette fortement la réponse spécieuse apportée le 3 mars 2022 par M. le Ministre : « <em>l’élève ne se voit imposer aucun sujet</em> ». Cependant, cette année les 3 sujets étaient orientés dans le même sens politique sans toujours aucune possibilité de contraster sa réponse et de formuler une analyse critique alors même que ces sujets divisent les économistes entre eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mme Lienemann demande donc à nouveau à M. le Ministre <strong>s&rsquo;il est bien conforme à l&rsquo;éthique éducative de présenter ainsi aux candidats comme une vérité un point de vue largement contesté, même chez les économistes.</strong> <br />Elle lui demande <strong>si ce type de formulation ne met pas en cause les principes éducatifs de l&rsquo;esprit critique ainsi que la neutralité de l&rsquo;enseignement public</strong> alors même que le sujet tel qu&rsquo;il est formulé affiche comme une évidence ce qui relève plus d&rsquo;un choix politique que d&rsquo;un fait irréfutable. <br />Elle lui demande si le Gouvernement ne prend pas ainsi le <strong>risque d&rsquo;entacher l&rsquo;école républicaine de partialité</strong> et <strong>que cette dernière subisse l&rsquo;accusation d&rsquo;orienter abusivement les choix des élèves et des candidats aux examen alors que ce doit être la noblesse de l&rsquo;école publique et de l&rsquo;éducation nationale de ne pas le faire</strong>. <br />Attachée à ces exigences éthiques, elle lui demande enfin les dispositions qu&rsquo;il compte prendre effectivement pour <strong>éviter à l&rsquo;avenir que des sujets formulés de manière aussi tendancieuse finissent par entacher la confiance des Français dans nos institutions éducatives</strong>.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2022/05/sujet-du-bac-en-specialite-sciences-economiques-et-sociales-question-ecrite-au-gouvernement-20-mai-2022/">Sujet du Bac en spécialité Sciences économiques et sociales &#8211; question écrite au gouvernement, 20 mai 2022</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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		<item>
		<title>Suppressions de postes dans le Secondaire, fermetures de classes dans le Primaire : personne ne peut faire confiance à Macron et Blanquer</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2022/02/suppressions-de-postes-dans-le-secondaire-fermetures-de-classes-dans-le-primaire-personne-ne-peut-faire-confiance-a-macron-et-blanquer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Feb 2022 19:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Au Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[Education-Culture]]></category>
		<category><![CDATA[En vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[République]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation nationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;intervenais cet après-midi au Sénat pour les questions d&#8217;actualité au gouvernement. Monsieur le Ministre,Le gouvernement va supprimer à la rentrée 440 postes d’enseignants en collèges et lycées. Cela va détériorer davantage la qualité de la scolarité.Depuis votre arrivée, alors que le nombre d’élèves a augmenté dans le secondaire, vous avez supprimé 7900 postes soit l’équivalent [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2022/02/suppressions-de-postes-dans-le-secondaire-fermetures-de-classes-dans-le-primaire-personne-ne-peut-faire-confiance-a-macron-et-blanquer/">Suppressions de postes dans le Secondaire, fermetures de classes dans le Primaire : personne ne peut faire confiance à Macron et Blanquer</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>J&rsquo;intervenais cet après-midi au Sénat pour les questions d&rsquo;actualité au gouvernement.</p>



<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Q_ZPhu37ghg" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>



<p style="text-align: justify;">Monsieur le Ministre,<br />Le gouvernement va supprimer à la rentrée 440 postes d’enseignants en collèges et lycées. Cela va détériorer davantage la qualité de la scolarité.<br />Depuis votre arrivée, alors que le nombre d’élèves a augmenté dans le secondaire, vous avez supprimé 7900 postes soit l’équivalent de 166 collèges…<br />Toujours le même discours ! « On peut faire mieux avec moins ! » Vous l’avez dit pour l’Hôpital, on voit les effets !<br />Même logique en collèges et lycées et des dégradations constatées : suppression de cours en demi groupe, non remplacements généralisés …<br />Vous prétendez que ces suppressions seraient compensées par des Heures supplémentaires, ce n’est pas vrai ! De 20à 30 % ne sont pas réalisées et cela accroît les inégalités…<br />Votre autre prétexte est d’avoir privilégié le Primaire…<br />D’une part, la lutte contre l’échec scolaire exige d’agir tout au long de la scolarité ; d’autre part, vous fermez un nombre conséquent de classes en primaire à la rentrée ! Où est la priorité ?!?<br />Ce que vous appelez « vos réformes » a détérioré notre service public de l’Éducation Nationale, a découragé les enseignants et – hélas ! – une large partie de notre jeunesse…<br />Alors M. le Ministre,<br />Allez-vous suspendre ces suppressions de postes et fermetures de classes ?<br />(&#8230;)<br />Monsieur le Ministre,<br />Qui peut encore vous croire ?<br />Sur France Inter, le 2 mars 2021 vous disiez : « <em>il est exact que les suppressions de postes ne peuvent pas éternellement se réaliser dans l’enseignement secondaire ; c’est sur quoi je travaille pour le budget 2022&#8230;</em> »<br />C’est tout le contraire qui se passe aujourd’hui !!!</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2022/02/suppressions-de-postes-dans-le-secondaire-fermetures-de-classes-dans-le-primaire-personne-ne-peut-faire-confiance-a-macron-et-blanquer/">Suppressions de postes dans le Secondaire, fermetures de classes dans le Primaire : personne ne peut faire confiance à Macron et Blanquer</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Blanquer et le COVID ou Kafka à la tête de l’Éducation nationale</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2022/01/blanquer-et-le-covid-ou-kafka-a-la-tete-de-leducation-nationale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jan 2022 10:04:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Education-Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Santé Social]]></category>
		<category><![CDATA[Services Publics]]></category>
		<category><![CDATA[COVID]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Blanquer doit être un adepte de Kafka ! Il agit contre la raison, comme un techno-jupitérien au petits pieds qui s’emmêle les crayons et fragilise l’école. Comment peut-on en être arrivé à ce cirque et cette désorganisation totale ? On pourrait en rire si ce n’était les graves conséquences sur nos enfants, nos enseignants, les perturbations [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;">Blanquer doit être un adepte de Kafka ! Il agit contre la raison, comme un techno-jupitérien au petits pieds qui s’emmêle les crayons et fragilise l’école.</p>
<p style="text-align: justify;">Comment peut-on en être arrivé à ce cirque et cette désorganisation totale ? On pourrait en rire si ce n’était les graves conséquences sur nos enfants, nos enseignants, les perturbations majeures pour les parents.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a déjà depuis le début un défaut dramatique de méthode. Pour prévoir, agir le plus tôt possible et s’adapter aux évolutions parfois rapides (ce dont chacun convient), il faut mettre en place une structure permanente de travail, d’élaboration commune des stratégies, des actions à mener, du protocole entre le ministère de l’Éducation nationale et les enseignants avec des représentants des parents, de médecins, pédiatres, et d’élus locaux. Il faut une co-élaboration inscrite dans la durée car il faut dans bien des cas planifier (cela a tellement manqué ), prévenir , être sûr que ce qui est décidé est réellement applicable et ne pas croire qu’automatiquement l’intendance suivra. Il faut décalquer cette structure de travail au niveau départemental pour permettre un aller/retour entre la diversité des territoires et les décisions nationales dans les deux sens… Cette co-élaboration inscrite dans la durée face à ces situations inédites devrait être la règle. Mais Blanquer comme Macron ont une vision techno-jupitérienne qui voient les corps sociaux comme des empêcheurs de tournés en rond… on voit le bilan. Vite, il nous faut une Sixième République et un renouveau démocratique impliquant le corps social à l’action publique.</p>
<p style="text-align: justify;">Blanquer se contrefiche des enseignants et ce ne sont pas ses rituelles paroles pour les remercier qui peuvent cacher la réalité. Il n’a pris aucune disposition pour vraiment les protéger. Le comble étant atteint avec l’incapacité de leur fournir des masques protecteurs (chirurgicaux ou FFP2) : ils sont toujours dotés de masques tissus… Le protocole fondé sur des tests répétitifs (qui a créé un engorgement dans les pharmacies et une pénurie d’autotests) et l’allègement des mesures d’isolement fait peser sur eux, comme sur les élèves, des risques supplémentaires d’être malades… Selon Jean-Michel Blanquer, il y avait le 5 janvier 7% d&rsquo;enseignants absents et un pic attendu à 15%, mais le conseil scientifique avait estimé fin 2021 à « au moins » un tiers les professeurs qui pourraient être touchés par le virus d&rsquo;ici à la fin janvier, nous ne savons pas sur quels critères le ministre se fonde pour être aussi affirmatif. Depuis le début de la semaine, le ministère de l’Éducation nationale a recensé 47 453 positifs chez les élèves et 5 631 cas chez les adultes. Au total, 75 000 élèves et 3 000 adultes (personnels de tous bords) sont isolés. Par ailleurs, ce ne sont pas moins de 9 202 classes qui sont fermées en raison d’élèves ou enseignants positifs (chiffres actualisés à 13 heures, de précédents chiffres indiquant la fermeture de 10 800 classes et 25 000 enfants diagnostiqués positifs).</p>
<p style="text-align: justify;">Faute d’anticipations, il n’y a pas d’outils adaptés à un suivi de l’école à distance compatible avec le travail habituel des enseignants… C’est autant vrai pour les enfants qui ne sont pas égaux devant l’accès au numérique que pour les enseignants qui pourraient bénéficier de logiciels, d’accompagnement numérique, plus intuitifs et plus fluides, tant pour le suivi des élèves que les cours à distance. Ce travail ne serait pas vain car il pourrait être ensuite utile en période normale.</p>
<p style="text-align: justify;">Systématiquement, un manque d’anticipation… L’évolution numérique scolaire en est un exemple, mais l’absence de planification de l’installation détecteurs de CO2 et de purificateurs d’air dans toutes les classes et lieux périscolaires est un autre, particulièrement criant. Si on l’avait rendu obligatoire, voici 18 mois comme de nombreux acteurs l’avaient réclamé, et soutenu financièrement les communes, départements et régions pour ces investissements, la situation scolaire serait meilleure. On devrait aussi continuer à réduire le nombre d’élèves par classe, d’abord pour améliorer la réussite scolaire et aussi rendre plus aisée les distanciations physiques… En attendant les enseignants, dont les salaires n’ont pas été sérieusement revalorisés, sont découragés et à juste titre en colère. Les démissions se multiplient, les recrutements sont très difficiles et, avec cette politique, cela ne peut aller que de mal en pis.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne pas anticiper, c’est annoncer des tests qui ne seront pas réalisables et jamais suffisants. C’est négliger de renforcer la médecine scolaire, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Le comble, c’est que cette succession de protocoles, que personne ne comprend (sauf je ne sais quel aréopage de hauts fonctionnaires et de cabinets ministériels), est annoncée la veille pour le lendemain non parce que le virus modifie la donne mais parce que ce qui avait été décidé était absurde. Car Blanquer c’est l’anti-Raison… Maintenant si un enfant est positif, ses petits camarades sont cas contacts ; ils sont testés ; s’ils sont négatifs, ils retournent à l’école puis à nouveau testés J+2 et J+4 ; ils peuvent être négatifs à J+2, devenir positifs à J+4 et entre temps ils ont pu contaminer leurs camarades… et le virus se propage dans la classe et ailleurs…</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut voir le stress des élèves, notamment les plus jeunes (mais pas seulement), qui s’inquiètent, multiplient les tests et sont très marqués par tout ceci. Il faut voir le désarroi des parents qui doivent se précipiter à la sortie du travail pour pouvoir emmener leurs enfants à la pharmacie, ne sont même plus sûrs (selon les territoires) de pouvoir rapidement réaliser le test PCR et ne savent pas s’ils pourront travailler le lendemain … et par ailleurs reçoivent des courriers électroniques dans lesquels les informations et consignes changent en permanence. Cela entame sérieusement la confiance de nos concitoyens dans une institution aussi peu fiable. C’est une calamité !</p>
<p style="text-align: justify;">Alors si les enseignants font grève jeudi, tordons le cou à la propagande mobilisée contre eux et selon laquelle ils ajouteraient du chaos au chaos… Non ! ils sont des lanceurs d’alerte ! L’école publique ne peut plus tenir avec des bidouillages permanents, soit disant pour protéger l’économie… certes soutenir l’économie cela s’entend, mais pas aux prix de la désorganisation structurelle de l’école et d’une prise de risques évitable à l’égard des enfants et des enseignants.</p>
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