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	<title>Industrie &#8211; Marie-Noëlle Lienemann</title>
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	<title>Industrie &#8211; Marie-Noëlle Lienemann</title>
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		<title>ARCELOR-MITTAL: l&#8217;impuissance de l’État ça suffit! On peut nationaliser !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 May 2025 11:21:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Industrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Arrêtons les choix désastreux. Nous payons lourdement les erreurs accumulées par les libéraux en France et en Europe. Cela commence en 1995 quand le gouvernement Juppé, sous la présidence de Jacques Chirac, la privatisation d’Usinor. La nationalisation réalisée en 1982 avait permis de remettre sur les rails l’entreprise qui pâtissait du sous-investissement de la famille [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Arrêtons les choix désastreux</strong>.</p>



<p>Nous payons lourdement les erreurs accumulées par les libéraux en France et en Europe.</p>



<p><strong><em>Cela commence en 1995 quand le gouvernement Juppé, sous la présidence de Jacques Chirac, la privatisation d’Usinor<a>.</a></em></strong><a>  </a>La nationalisation réalisée en 1982 avait permis de remettre sur les rails l’entreprise qui pâtissait du sous-investissement de la famille De Wendel propriétaire alors.  Le groupe nationalisé avait dû faire face à de profondes réorganisations avec des douloureuses suppressions d’emplois. <strong> Il est alors le 3eme groupe sidérurgique mondial ! </strong> </p>



<p> A l’époque, l’État récupère 17 milliards de Francs qui partirons en fumée, et cette privatisation comme la plupart de celles réalisées au moment du grand basculement libéral va ouvrir la porte à la financiarisation de notre économie, et à la désindustrialisation, tout en appauvrissant l’Etat.  Dans le cas d’Usinor, cette privatisation va rendre le groupe particulièrement vulnérable lors de<strong> <em>la fusion européenne qui va aboutir à la création d’Arcelor avec une perte d’influence française. Et plus encore lors de l’OPA hostile de Mittal qui en prendra le contrôle en 2006</em></strong><em>.</em> Le gouvernement français se dit alors en désaccord mais les actionnaires ont le dernier mot et ne se préoccupent que de la valorisation de leurs actions !!</p>



<p> Déjà, déplorer ne servait à rien,<strong> il fallait ne pas laisser faire et renationaliser. Mais l’aveuglement idéologique sévit une fois de plus !</strong></p>



<p>Nous avons tous en mémoire la fermeture des hauts fourneaux à &nbsp;Florange en 2012 et de l’absurde décision de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault qui l’acceptent et se contentent de plans sociaux et du maintien d’activités à minima sur le site, en &nbsp;balayant d’un revers de main la proposition de nationalisation temporaire proposée par Arnaud Montebourg alors que d’autres repreneurs se disaient intéressés et qu’un rapport demande sur la filière acier montrait la viabilité de cette solution&nbsp;! Là encore la posture est d’abord idéologique avec cette phrase stupéfiante de JM Ayrault&nbsp;: on ne va pas refaire les mêmes erreurs qu’en 81&nbsp;! &nbsp;Dramatique et pathétique&nbsp;! Ce sera hélas le symbole des renoncements du quinquennat de François Hollande.</p>



<p>A la fois comme parlementaire et comme responsable du Parti Socialiste <strong><em>Je n’ai cessé, avec bien d’autres, d’alerter, de tenter de convaincre le pouvoir ! en vain !  Il faut se souvenir qu’au même moment aux USA Barack Obama, lui, nationalise Général Motors pour sauver l’industrie automobile !</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-marie-noelle-lienemann wp-block-embed-marie-noelle-lienemann"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="oceanwp-oembed-wrap clr"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EdW9NYbsZc"><a href="https://www.mnlienemann.fr/2012/11/ce-quobamah-a-fait-pour-lautomobile-francois-hollande-doit-le-faire-pour-lacier-et-florange-arnaud-montebourg-dans-la-bonne-directionil-faut-concretiser/">Ce qu&rsquo;Obama a fait pour l&rsquo;automobile , François Hollande doit le faire pour l&rsquo;acier et Florange.  Arnaud Montebourg dans la bonne direction,Il faut concrétiser</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted" title="« Ce qu&rsquo;Obama a fait pour l&rsquo;automobile , François Hollande doit le faire pour l&rsquo;acier et Florange.  Arnaud Montebourg dans la bonne direction,Il faut concrétiser » &#8212; Marie-Noëlle Lienemann" src="https://www.mnlienemann.fr/2012/11/ce-quobamah-a-fait-pour-lautomobile-francois-hollande-doit-le-faire-pour-lacier-et-florange-arnaud-montebourg-dans-la-bonne-directionil-faut-concretiser/embed/#?secret=EdW9NYbsZc" data-secret="EdW9NYbsZc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></div>
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<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-marie-noelle-lienemann wp-block-embed-marie-noelle-lienemann"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="oceanwp-oembed-wrap clr"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kxQ5fTn92x"><a href="https://www.mnlienemann.fr/2013/04/triste-journee-a-florange-un-reexamen-par-le-gouvernement-necessaire/">TRISTE JOURNEE A FLORANGE. Un  réexamen par le gouvernement nécessaire.</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted" title="« TRISTE JOURNEE A FLORANGE. Un  réexamen par le gouvernement nécessaire. » &#8212; Marie-Noëlle Lienemann" src="https://www.mnlienemann.fr/2013/04/triste-journee-a-florange-un-reexamen-par-le-gouvernement-necessaire/embed/#?secret=kxQ5fTn92x" data-secret="kxQ5fTn92x" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></div>
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<p><em><strong>Dès lors, Mittal a bien compris qu’il sera durablement en position dominante face aux pouvoirs publics français !</strong></em></p>



<p>Le comble est que de surcroit la famille Mittal bénéficiera de 100 millions des fonds de cohésion de l’UE entre 2014 et 2020&nbsp;! et d’ailleurs un aciériste américain aussi.</p>



<p>Mais tout cela sans stratégie globale de filière tant des Etats membres que de l’Union, alors que la concurrence mondiale s’exacerbe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-marie-noelle-lienemann wp-block-embed-marie-noelle-lienemann"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="oceanwp-oembed-wrap clr"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3DCmtTypgd"><a href="https://www.mnlienemann.fr/2021/06/lunion-europeenne-finance-ses-destructeurs-et-cela-doit-cesser-question-ecrite-au-gouvernement-17-juin-2021/">L’Union européenne finance ses destructeurs et cela doit cesser ! &#8211; question écrite au gouvernement, 17 juin 2021</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted" title="« L’Union européenne finance ses destructeurs et cela doit cesser ! &#8211; question écrite au gouvernement, 17 juin 2021 » &#8212; Marie-Noëlle Lienemann" src="https://www.mnlienemann.fr/2021/06/lunion-europeenne-finance-ses-destructeurs-et-cela-doit-cesser-question-ecrite-au-gouvernement-17-juin-2021/embed/#?secret=3DCmtTypgd" data-secret="3DCmtTypgd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></div>
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<p>&nbsp;Comme de coutume les instances européennes tergiverseront pour hausser les droits de douanes face au dumping chinois et surtout seront incapables d’organiser une riposte garantissant notre souveraineté dans ce secteur clé de l’acier alors même que des surcapacités internationales de production s’accumulent et que Mittal, comme d’autres producteurs mondiaux envisagent de fermer un grand nombre de sites en Europe&nbsp;!</p>



<p><strong>Face à cela, les Italiens ont  récemment réagi et annoncé la nationalisation d’un des plus importants hauts- fourneaux d’Europe !</strong></p>



<p><strong>Le parlement de Grande Bretagne vient de délibérer pour nationaliser leurs deux derniers hauts-fourneaux pesant ainsi sur le propriétaire indien qui voulait les fermer !</strong></p>



<p>Les menaces se profilent aussi en France et se concrétisent avec les récentes annonces de Mittal. Mais le gouvernement français semble n’avoir rien vu venir et nous fait croire qu’il espère obtenir des concessions de Mittal&nbsp;! D’une part on connait hélas la succession de promesses non tenues de la multinationale, d’autre part c’est reculer pour mieux sauter et rester prisonnier de ses intérêts.</p>



<p>Rappelons-nous, il y a peu encore, le groupe annonçait des investissements largement subventionnés par l’Etat pour la production décarbonée et maintenant on prévoit des réductions massives d’activités.</p>



<p>C’est pourquoi, il ne faut plus trainer, ni tourner autour du pot.</p>



<p><strong> Comme nos voisins italiens et britanniques il faut voter de toute urgence une loi permettant la nationalisation de tout ou partie des sites français d’Arcelor-Mittal.</strong></p>



<p>Une nationalisation qui peut avoir une vocation temporaire, qui peut prendre la forme d’une entrée décisive au capital et en tout cas permet de créer un rapport de force pour définir un cadre stable, durable pour l’avenir de la production d’acier en France , garantissant notre souveraineté et engageant sérieusement la décarbonation !</p>



<p>Le gouvernement va nous dire que nous n&rsquo;avons pas les moyens! mais la situation italienne ou britannique n&rsquo;est pas meilleure et des actions de cette entreprise ce n&rsquo;est pas une dette mais des actifs ! Qui plus est rapportent!</p>



<p>Il sera grand temps ensuite d’obtenir des instances européennes la définition d’une stratégie de filière en Europe, en déployant au mieux la complémentarité de nos savoir-faire et capacités. Cette démarche doit être intergouvernementale et engager les pays volontaires car sinon il va falloir attendre un siècle et nous aurons déjà perdu beaucoup d’usines, de capacités, de savoir-faire et d’emplois !</p>



<p><strong>Ne nous laissons pas endormir par les paroles lénifiantes du ministre de’ l’industrie, imposons la nationalisation !</strong></p>
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			</item>
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		<title>Des décisions majeures  pour stopper la nouvelle vague de désindustrialisation</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2024/11/des-decisions-majeures-pour-stopper-la-nouvelle-vague-de-desindustrialisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 21:34:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hélas, notre pays connait une nouvelle vague de désindustrialisation ! On voit là, les limites prévisibles – et que je n’ai cessé de dénoncer- des fanfaronnades d’Emmanuel Macron avec plus souvent des évènements de communication que des actions en profondeur et qu’une organisation systématique, pérenne, de la puissance publique pour accompagner et initier la défense [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Hélas, notre pays connait une nouvelle vague de désindustrialisation ! On voit là, les limites prévisibles – et que je n’ai cessé de dénoncer- des fanfaronnades d’Emmanuel Macron avec plus souvent des évènements de communication que des actions en profondeur et qu’une organisation systématique, pérenne, de la puissance publique pour accompagner et initier la défense de nos capacités productives, le soutien aux indispensables mutations et développer de nouvelles industries.  Certes le pays doit faire face à une conjoncture négative mais nous payons aussi l’absence de stratégie de réindustrialisation solide, durable, globale et à une logique et des actions à la fois trop parcellaires et qui se trompent de cible.</p>
<p>On aurait grand tord de se contenter d’une critique, pourtant justifiée, des 7 années de Macron et des précédentes (même s’il faut tirer les leçons des échecs et des quelques réussites) et de rester fataliste comme si l’on ne pouvait rien faire et devait se résigner. Au contraire, il faut réagir, prendre des décisions structurelles et bien sûr aussi des dispositions immédiates pour colmater toutes les brèches qui vont s’ouvrir. En tout cas, il faut rompre avec le ronron existant, avec le lamento qui accompagne le laisser faire, très souvent par ailleurs complaisant avec la recherche sans vergogne d’un profit toujours accru et souvent indécent pour les actionnaires, la plupart du temps indifférents à l’intérêt et à l’avenir de la France.  </p>
<p><strong>Vite un vrai ministère de l’industrie et indépendant de la tutelle de Bercy.</strong></p>
<p>Pour cela, il faut reconstituer très rapidement un véritable ministère de l’industrie avec des fonctionnaires motivés aux compétences industrielles et pas seulement financières comme c’est aujourd’hui le cas avec la tutelle de Bercy. Un ministère et pas seulement un ministre qui assure la continuité des interventions publiques, qui doit être présent sur les territoires, travailler avec les régions pour soutenir les PME, PMI, suivre l’évolution de la situation, mettre en place des plans de filières, assurer une veille des difficultés dès qu’on peut les prévoir ainsi qu’un vrai soutien aux initiatives émergeantes, mobiliser et adapter nos outils d’intervention à la diversité des besoins.  Avec un volontarisme qui doit se traduire dans les actes : ne pas laisser fermer de sites industriels, en prévenant, facilitant les transformations si besoin, faciliter les nouvelles implantations et créations. Et cela suppose un travail constant, une présence constructive, l’arrêt de cette idéologie de l’impuissance que les libéraux ont instillé avec leur dogme du désengagement de l’Etat : la baisse des impôts et du « coût du travail » suffiraient à rendre notre pays « compétitif » ! et cela n’est jamais assez ! Alors qu’on le sait, beaucoup d’autres critères sont déterminants pour la vigueur des entreprises industrielles (modernisation de l’outil, qualité de la recherche, des infrastructures et services publiques, compétences et formation des salariés , coût de l’énergie, capacité d’adaptation, système de financement,  marché intérieur etc .. )  </p>
<p> </p>
<p> Ces libéraux de droite et aussi parfois de gauche ont d’ailleurs théorisé cette orientation en supprimant un ministère et une administration de l’industrie et en se contentant d’une direction au sein du ministère de l’économie et des finances, consacrant ces abandons et la financiarisation acceptée au détriment de la souveraineté industrielle, de la création de richesses en France et de l’emploi.</p>
<p>Ce nouveau ministère devra agir avec les collectivités mais aussi tout le tissu productif du pays et les partenaires sociaux.  La mobilisation doit être générale et toutes les énergies stimulées, avec compréhension mutuelle, sans volonté de tout diriger mais de tout faire réussir.</p>
<p>Au fond, à travers cette création nous pourrions aussi engager une véritable renaissance, une sorte de refondation de l’Etat qui à l’évidence s’impose dans bien des domaines, tant trop souvent l’état apparait bureaucratisé, peu efficace et les fonctionnaires, eux-mêmes, désespèrent de ne pas pouvoir mener à bien leurs missions ou de mettre en œuvre des actions qui ne leur apparaissent pas essentielles </p>
<p><strong>Et immédiatement constitution d’une task force chargée de trouver des solutions pour le maintien des sites industriels menacés et faisant l’objet de projet de plans sociaux.</strong></p>
<p> Autant l’absence d’un véritable ministère de l’Industrie constitue un handicap majeur dont nous payons un lourd tribut aujourd’hui, autant sa création ne saurait suffire.</p>
<p>De surcroit, le reconstituer avec les moyens humains et territorialisés nécessaire prendra un certain temps et d’ailleurs cela plaide pour commencer très vite.</p>
<p>Néanmoins dés à présent au regard de la prévision d’un très grand nombre de plans sociaux (pas tous dans l’industrie) il est urgent de constituer une task force exceptionnelle chargé d’examiner toutes les solutions envisageables pour maintenir tous les sites industriels menacés et le maximum d’emplois.  Elle doit associer tous les partenaires mobilisables et bien sur les partenaires sociaux. Même si la menace est à bas bruit ( et peut être plus encore dans ce cas où il est plus facile de prévenir que guérir) , rien ne doit être négligé , en particulier les contrepropositions syndicales ou de salariés.</p>
<p><strong>Il faut bien sûr une stratégie plus complète et quelques réponses indispensables très rapidement.  </strong></p>
<p>Il n’est pas facile de définir ici l’ensemble de la stratégie, mais je veux soutenir quelques propositions :</p>
<p><em> </em></p>
<ul>
<li><strong><em>Il faut faire baisser le prix de l’énergie car sa hausse importante récente constitue un ébranlement majeur pour notre tissu productif.</em></strong></li>
</ul>
<p>Bon nombre d’entreprises industrielles qui étaient viables auparavant sont gravement menacée aujourd’hui. Et d’ailleurs lorsqu’on discute avec ces chefs d’entreprise, ils estiment que le coût de l’électricité est un critère primordial de la compétitivité, souvent bien plus que le fameux « coût du travail » !</p>
<p>Il faut rouvrir le dossier européen dont le chef de l’Etat expliquait qu’il devrait permettre un prix de l’électricité conforme au prix de production en France. Or, il n’en est rien. Et si l’on attend la destruction des industries ne sera pas rattrapable. Il faut donc prendre des décisions françaises qui a comme l’Espagne et le Portugal s’écarter des règles du grand marché européen et de jouer aussi sur la fiscalité.</p>
<p>Continuons notre combat pour sortir du marché européen de l’industrie. Je le rappelle n’est pas une remise en cause de l’interconnexion des réseaux qui a toujours existé, mais devrait autoriser les Etats à fixer leur tarif.  </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<ul>
<li><strong><em>Des plans de filières</em></strong> avec l’ensemble des entreprises et des sous-traitants et des aides ciblées, des garanties de commandes publiques, des incitations et engagements réciproques. Et pourquoi ne pas renouer quelques programmes emblématiques très soutenus par l’Etat comme la production de petites voitures électrique à bon marché comme le suggère les syndicats! Il y a urgence à les mettre en œuvre au moins dans trois secteurs clés ; l’automobile et les médicaments ou l’industrie de défense. Au-delà, aucune filière ne doit être négligée. Car ce serait une grande erreur que de dépendre de seulement quelques domaines. La diversité de la réindustrialisation est indispensable pour reconstituer un réseau productif robuste et bénéficier des interactions génératrices d’innovation. Pour aussi assurer un bon maillage territorial. C’est  un enjeu de souveraineté car dans un certain nombre de domaines, nous n’avons plus aucune fabrication en France. Le commissariat général au Plan en a donné plusieurs exemples, sans d’ailleurs que la moindre suite soit donnée à leur travaux. D’autant que certains secteurs font l’objet d’importants financements publics.</li>
</ul>
<p> </p>
<ul>
<li><strong><em>un plan exceptionnel de sauvegarde et développement de l&rsquo;industrie française Des dispositions renforcées (réglementaires et législatives) pour que les achats publics privilégient le « made in France ». </em></strong>Il y a d’abord les règles des marchés publics ou parfois la France surtranspose le droit européen mais il faut absolument pouvoir introduire un critère de proximité et de bilan carbone dans les appels d’offre. D’une manière plus générale la France doit faire valoir après de l’UE des clauses de sauvegarde pour la réindustrialisation ou d’ailleurs contre les délocalisations. N’oublions pas que si Michelin dénonce à juste titre la concurrence de la Chine, une partie des machines des entreprises fermées en France sont envoyées pour une production en Hongrie !!! dans l’Union européenne…</li>
</ul>
<p> </p>
<ul>
<li><strong><em>De nouveaux financements et accès à du capital est déterminant.</em></strong></li>
</ul>
<p> </p>
<p><u>Restaurer du capital public</u>, force de frappe Emmanuel Macron a tout parié sur la recherche d’investissements étrangers en France. Le discours selon laquelle la France serait le premier pays pour ces investissements est trompeur, en particulier il prend en compte le nombre de projets et non pas les sommes investies. Il élude les fermetures d’usines faute d’accès à des financements français. La BPI (belle réalisation de la gauche) mais elle n’est pas suffisamment offensive et vient trop souvent en garantie des banques et insuffisamment comme acteur capable de prendre des « risques » pour soutenir l’activité.</p>
<p>Contrairement à ce que propose Gérald Darmanin et quelques comparses, il ne faut pas réduire la voilure du capital public. Au contraire. Il faut l’accroitre et sans doute le gérer de façon plus agile, avec des débats parlementaires annuels pour veiller à ce que les arbitrages soient bien fait pour la réindustrialisation, la production et non pour le seul rendement financier.</p>
<p>Il faut tout à la fois orienter l’épargne des Français vers ces objectifs et créer des fonds souverains nationaux et régionaux.</p>
<ul>
<li><u>Un fond de reprise et de développement coopératif.</u></li>
</ul>
<p>On a vu dans l’actualité récente, que la reprise coopérative permettait de sauver des entreprises comme Duralex ou Bergères de France. Souvent, ces reprises sont délicates car il est long et difficile de mobiliser les financements disponibles. La création d’un fond dédié (maintes fois   demandé par le monde coopératif) est vraiment indispensable.</p>
<p> </p>
<p>Il faut sortir de la torpeur collective devant ce qui constitue un nouveau séisme de désindustrialisation. On subit les effets néfastes du néolibéralisme, des orientations de l’UE, de la mondialisation. Aussi sur le terrain politique, un peu partout dans le Monde, car la démocratie est forcément menacée lorsque les pouvoirs publics , les citoyens sont impuissants à faire prévaloir des orientations qu’ils choisissent, pour peser sur leur destin individuel et national, lorsque le progrès social et humain n’est plus au rendez-vous !  </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="276" height="183" src="https://www.mnlienemann.fr/wp-content/uploads/2024/11/michelin.jpg" alt="" class="wp-image-15608"/></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>DÉPÔT AU SÉNAT D’UNE PROPOSITION DE LOI TRANSPARTISANE POUR « RECONQUÉRIR NOTRE SOUVERAINETÉ GRÂCE A L’INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE »</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2023/09/depot-au-senat-dune-proposition-de-loi-transpartisane-pour-reconquerir-notre-souverainete-grace-a-lintelligence-economique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Sep 2023 10:35:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence économique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>ALSTOM, PECHINEY, TECHNIP, ALCATEL ou EXXELIA plus récemment… Depuis deux décennies, plusieurs fleurons de l’industrie française ou leurs filiales sont passées sous pavillon étranger avec tous les risques inhérents à l’éloignement des centres de décision du sol français. Résolus à mettre fin aux risques de perte d’expertises, de compétences et d’emplois, les sénateurs Marie-Noëlle LIENEMANN [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2023/09/depot-au-senat-dune-proposition-de-loi-transpartisane-pour-reconquerir-notre-souverainete-grace-a-lintelligence-economique/">DÉPÔT AU SÉNAT D’UNE PROPOSITION DE LOI TRANSPARTISANE POUR « RECONQUÉRIR NOTRE SOUVERAINETÉ GRÂCE A L’INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE »</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;">ALSTOM, PECHINEY, TECHNIP, ALCATEL ou EXXELIA plus récemment… Depuis deux décennies, plusieurs fleurons de l’industrie française ou leurs filiales sont passées sous pavillon étranger avec tous les risques inhérents à l’éloignement des centres de décision du sol français.</p>
<p style="text-align: justify;">Résolus à mettre fin aux risques de perte d’expertises, de compétences et d’emplois, les sénateurs Marie-Noëlle LIENEMANN (GRS, Groupe CRCE) et Jean-Baptiste LEMOYNE (Renaissance, Groupe RDPI), ont déposé une proposition de loi transpartisane intitulée « Reconquérir notre souveraineté grâce à l&rsquo;intelligence économique ». S’y sont associés leurs collègues Serge BABARY (Groupe LR) et Franck MONTAUGÉ (Groupe SER) qui ont activement participé aux travaux de la mission d’information.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette proposition de loi reprend les principales dispositions législatives proposées dans leur rapport « Anticiper, adapter, influencer : l&rsquo;intelligence économique comme outil de reconquête de notre souveraineté », dont les 23 propositions avaient été adoptées à l’unanimité de la commission des affaires économiques du Sénat le 12 juillet 2023.<br />Dans la continuité de ces travaux, cette proposition de loi entend poser les fondations d&rsquo;une culture mieux diffusée et mieux partagée de l&rsquo;intelligence économique en France au bénéfice d&rsquo;une souveraineté renforcée.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela doit notamment reposer sur la définition d&rsquo;une stratégie claire allant au-delà de l&rsquo;actuelle politique publique de sécurité économique pour doter cette politique d&rsquo;intelligence économique d’un volet offensif et non plus seulement défensif.<br />Cette stratégie devra être pilotée par une structure interministérielle dédiée, placée sous l’autorité du Premier ministre, dont l&rsquo;inscription dans la loi garantira la pérennité. Cette stratégie devra faire, enfin, de l&rsquo;intelligence économique une pratique commune et partagée par tous les acteurs : État, collectivités territoriales, entreprises, opérateurs économiques, partenaires sociaux et organismes de formation et de recherche notamment.</p>
<p style="text-align: justify;">La restauration d’une souveraineté renforcée est capitale dans un monde ouvert où la compétition s’exacerbe entre puissances comme entre acteurs économiques ou géopolitiques : il y a urgence à engager une nouvelle étape de notre mobilisation, c’est l’objet de cette proposition de loi réunissant des parlementaires issus de différents groupes parlementaires.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.senat.fr/leg/ppl22-928.html" target="_blank" rel="noopener">Retrouver la proposition de loi Reconquérir notre souveraineté grâce à l&rsquo;intelligence économique (senat.fr)</a></p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2023/09/depot-au-senat-dune-proposition-de-loi-transpartisane-pour-reconquerir-notre-souverainete-grace-a-lintelligence-economique/">DÉPÔT AU SÉNAT D’UNE PROPOSITION DE LOI TRANSPARTISANE POUR « RECONQUÉRIR NOTRE SOUVERAINETÉ GRÂCE A L’INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE »</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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		<title>« La France ne se défend pas assez contre la spoliation de ses richesses » &#8211; entretien dans Marianne</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2023/07/la-france-ne-se-defend-pas-assez-contre-la-spoliation-de-ses-richesses-entretien-dans-marianne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jul 2023 07:26:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au Sénat]]></category>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>entretien accordé par Marie-Noëlle Lienemann à Marianne, publié le mercredi 19 juillet à 14h12 &#8211; propos recueillis par Pierre Lann L&#8217;Hexagone doit combler son retard en matière d&#8217;intelligence économique s&#8217;il veut retrouver le chemin de la souveraineté, selon un récent rapport parlementaire. « La France a été hypernaïve et elle manque encore de capacité à [&#8230;]</p>
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<p>entretien accordé par Marie-Noëlle Lienemann à Marianne, publié le mercredi 19 juillet à 14h12 &#8211; propos recueillis par Pierre Lann</p>



<h4>L&rsquo;Hexagone doit combler son retard en matière d&rsquo;intelligence économique s&rsquo;il veut retrouver le chemin de la souveraineté, selon un récent rapport parlementaire. « <em>La France a été hypernaïve et elle manque encore de capacité à anticiper les menaces qui pèsent sur ses entreprises</em> », explique à <em>Marianne </em>la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann (Groupe CRCE), co-rapporteure de ce document avec Jean-Baptiste Lemoyne (Renaissance).</h4>



<p style="text-align: justify;"><strong>La France est à la traîne lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de défendre et de protéger ses entreprises face à une concurrence internationale de plus en plus virulente. Selon les sénateurs Marie-Noëlle Lienemann (CRCE) et Jean-Baptiste Lemoyne (Renaissance), cette faiblesse tient notamment au manque d&rsquo;engagement français dans l&rsquo;intelligence économique, compris comme la capacité à comprendre et à influer dans les rapports de force qui gouvernent l&rsquo;économie mondiale, un domaine où les États-Unis ou l&rsquo;Allemagne sont bien plus avancés. Pour y remédier, les deux parlementaires formulent une liste de recommandations dans un rapport et déposeront à la rentrée une proposition de loi. Entretien.</strong></p>



<h3><em>Marianne </em>: Selon votre rapport, la reconquête de la souveraineté française nécessite de combler le retard de l&rsquo;Hexagone en matière d&rsquo;intelligence économique. Qu&rsquo;est-ce que cela veut dire ?</h3>



<p style="text-align: justify;"><strong>Marie-Noëlle Lienemann :</strong> L&rsquo;intelligence économique, c&rsquo;est la défense des intérêts économiques d&rsquo;un pays, donc de sa capacité à protéger ses emplois et sa capacité à produire des richesses. Cela comprend un volet défensif pour tenter de mettre en échec les stratégies d&rsquo;acteurs étrangers.<br />Les menaces sont en augmentation, 694 alertes de sécurité économique ont été enregistrées et traitées en 2022 par la Direction générale aux entreprises (DGE). Une hausse de 45 % par rapport à 2021. Et la France ne se défend pas assez contre la spoliation de ses richesses. Nous l&rsquo;avons vu avec le cas emblématique de la vente des turbines d&rsquo;Alstom (en 2014) à l&rsquo;américain <em>General Electric</em> en 2015. Alstom avait clairement fait l&rsquo;objet d&rsquo;une offensive pilotée par l&rsquo;État américain en lien avec <em>General Electric</em>.<br />Au cours de nos travaux, des spécialistes de l&rsquo;intelligence économique nous ont aussi beaucoup parlé de l&rsquo;échec de la vente des sous-marins à l&rsquo;Australie en 2021. Selon ces spécialistes, le retournement australien aurait pu être compris en amont si certains signaux faibles, notamment dans la presse australienne, avaient été captés en France.<br />Nous manquons de capacité à anticiper. En ce moment, il faut se préparer au fait que la Chine prépare un système d&rsquo;extraterritorialité de son droit comme l&rsquo;ont déjà fait les États-Unis. Nous devrions être en éveil permanent dans tous les secteurs d&rsquo;activité, et notamment dans les laboratoires de recherches universitaires, pour définir les menaces et les trouver les moyens de s&rsquo;en prémunir. Ce n&rsquo;est pas tout. L&rsquo;intelligence économique, c&rsquo;est aussi un volet offensif <em>via</em> les jeux d&rsquo;influence dans les instances internationales. La France devrait plus peser dans les rapports de force, en particulier dans le domaine normatif. Par exemple, quand le secteur automobile définit des normes sur tel ou tel type de pièce, il faudrait être beaucoup plus présent dans les instances et se donner les moyens d&rsquo;y peser pour défendre les intérêts des acteurs français.</p>



<h3>C&rsquo;est un domaine où l&rsquo;Allemagne semble plus efficace que la France. Pourquoi ?</h3>



<p style="text-align: justify;">L&rsquo;Allemagne est beaucoup plus présente dans les instances de régulation. On a négligé l&rsquo;influence. En France, on est obnubilé par le coût du travail. Mais ce n&rsquo;est pas grand-chose dans la compétition économique, où les normes et la recherche comptent beaucoup plus.</p>



<h3>Ce constat n&rsquo;est pas nouveau. Vous rappelez que la plupart des lacunes pointées par deux anciens rapports – rédigés en 1994 et en 2003 – existent toujours. Comment l&rsquo;expliquer ?</h3>



<p style="text-align: justify;">Pendant très longtemps, la France a été hypernaïve. On a fait des progrès, notamment dans le contrôle des investissements étrangers mais il y a eu beaucoup d&rsquo;hésitations. Il n&rsquo;y a toujours pas de cadre législatif pérenne. Il n&rsquo;y a ni mémoire ni compétence installée. Et, trop souvent, le sujet est monopolisé par le ministère de l&rsquo;Économie.</p>



<h3>Que préconisez-vous ?</h3>



<p style="text-align: justify;">Nous déposerons une proposition de loi trans-partisane à la rentrée qui suggère notamment la création d&rsquo;une structure stable et interministérielle, un secrétariat général, qui soit rattaché à la Première ministre. Il devrait être adossé à une stratégie nationale, si possible élaborée de manière trans-partisane, devant faire l&rsquo;objet de débats parlementaires réguliers. À notre sens, c&rsquo;est cela qui permettra de développer une véritable culture de l&rsquo;intelligence économique. Au sein de ce secrétariat général, il faudrait associer le plus d&rsquo;acteurs possibles pour améliorer le partage des informations et que chacun se mette en alerte.<br />Par exemple, les syndicats sont souvent très utiles pour signaler très tôt des entrées au capital d&rsquo;une entreprise.<br />Il y a également un énorme travail de formation à faire, en particulier dans les laboratoires de recherche pour éviter de se faire piller de la connaissance. On a aussi un vrai problème sur les questions de compliance [terme anglais pour désigner le domaine de la conformité réglementaire des entreprises]. Quand les États-Unis estiment qu&rsquo;une entreprise française ne respecte pas leurs réglementations, ils lui infligent une amende et une obligation de se mettre en conformité. En fait, ils obligent la boîte française à faire appel à des cabinets spécialisés, qui sont majoritairement anglo-saxons. Ces cabinets collectent alors une masse considérable d&rsquo;informations, parfois très sensibles, qui ne tombent pas forcément dans l&rsquo;oreille d&rsquo;un sourd. Pour se protéger, il est crucial de développer une filière française et fiable.</p>
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		<title>Ne pas laisser faire les délocalisations chez Valeo &#8211; question écrite au gouvernement, 18 juillet 2023</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2023/07/ne-pas-laisser-faire-les-delocalisations-chez-valeo-question-ecrite-au-gouvernement-18-juillet-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Jul 2023 09:58:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mme Marie-Noëlle Lienemann attire l&#8217;attention de M. le ministre de l&#8217;économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation de l’usine Valeo d’Amiens. Le mercredi 5 juillet 2023, la direction de l’usine Valeo a présenté un plan de sauvegarde de l’emploi aux représentants des salariés. Ce plan prévoit la suppression de [&#8230;]</p>
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<p style="text-align: justify;">Mme Marie-Noëlle Lienemann attire l&rsquo;attention de M. le ministre de l&rsquo;économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation de l’usine Valeo d’Amiens.</p>
<p style="text-align: justify;">Le mercredi 5 juillet 2023, la direction de l’usine Valeo a présenté un plan de sauvegarde de l’emploi aux représentants des salariés. Ce plan prévoit la suppression de 89 emplois sur le site d’Amiens et la délocalisation de l’activité de production des « embrayages pour boîtes manuelles simples » vers des sites en Espagne et en Turquie.</p>
<p style="text-align: justify;">L’usine d’Amiens était pourtant présentée depuis 2021 comme un fleuron français spécialisé dans la production d’embrayages ; elle avait su négocier avec Mercedes un contrat de production pour les véhicules hybrides. Elle s’était alors érigée en modèle des usines française à la pointe du progrès. Pourtant, la production de ces embrayages n’a toujours pas débuté aujourd’hui et ne devrait être lancée qu’en 2025.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette usine a été mise en avant comme un exemple d’adaptabilité et s’inscrit toujours en tant qu’acteur stratégique et incontournable pour la transition écologique et la réindustrialisation du pays. Mais il faut s’en donner les moyens et la délocalisation d’une partie de l’activité serait un signal négatif au moment où l’accord avec Mercedes n’est pas encore entré dans sa phase concrète.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’heure de la réindustrialisation annoncée par le gouvernement, on ne perçoit pour l’instant que la continuité de la grande délocalisation qui ne cesse de toucher l’ensemble de nos secteurs d’activité depuis 20 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Les représentants des salariés sont aujourd’hui inquiets, car ils perçoivent cette décision comme une fragilité qui pourrait à terme peser sur les 1100 emplois du site Valeo d’Amiens. Au-delà de cette usine, ils s’inquiètent que d’autres sites en France puissent dans l’avenir être la cible de nouvelles délocalisations. Or, si la maison mère a promis de pérenniser leurs investissements futurs, rien n’est concrètement mis en place pour s’en assurer !</p>
<p style="text-align: justify;">L’État étant le premier actionnaire du groupe Valeo, sa position stratégique devrait permettre d’éviter de telles situations.</p>
<p style="text-align: justify;">Mme Lienemann demande donc à M. le Ministre quelles garanties comptent apporter aux salariés du groupe Valeo pour démontrer la pérennité des investissements annoncés et le maintien des emplois et des savoir-faire sur notre territoire national. Elle lui demande également ce que compte faire le gouvernement pour s’assurer que les 89 salariés de l’usine soient réinsérés dans leur secteur d’activités ou au sein des autres installations du groupe Valeo en France.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2023/07/ne-pas-laisser-faire-les-delocalisations-chez-valeo-question-ecrite-au-gouvernement-18-juillet-2023/">Ne pas laisser faire les délocalisations chez Valeo &#8211; question écrite au gouvernement, 18 juillet 2023</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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		<title>Anticiper, adapter, influencer : l&#8217;intelligence économique comme outil de reconquête de notre souveraineté</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2023/07/anticiper-adapter-influencer-lintelligence-economique-comme-outil-de-reconquete-de-notre-souverainete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jul 2023 12:32:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au Sénat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La France ne doit plus être naïve. Nous vivons à l&#8217;échelle mondiale une véritable guerre économique. Les attitudes prédatrices et hégémonistes de pays comme les USA ou la Chine, et de leurs entreprises, apparaissent de plus en plus clairement. Mais même au sein de l&#8217;Union européenne, la compétition est rude et bien des Etats mettent [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2023/07/anticiper-adapter-influencer-lintelligence-economique-comme-outil-de-reconquete-de-notre-souverainete/">Anticiper, adapter, influencer : l&rsquo;intelligence économique comme outil de reconquête de notre souveraineté</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;">La France ne doit plus être naïve.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous vivons à l&rsquo;échelle mondiale une véritable guerre économique. Les attitudes prédatrices et hégémonistes de pays comme les USA ou la Chine, et de leurs entreprises, apparaissent de plus en plus clairement. Mais même au sein de l&rsquo;Union européenne, la compétition est rude et bien des Etats mettent en place de véritables stratégies offensives en direction des autres membres. Or si nous sommes alliés, nous devons enfin prendre conscience que nous sommes aussi concurrents.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;intelligence économique est à la fois un outil de veille face aux risques, aux menaces, un outil d&rsquo;analyse et d&rsquo;échanges d&rsquo;informations pour y faire face, un outil d&rsquo;influence pour valoriser notre pays, ses compétences et son tissu économique.</p>
<p style="text-align: justify;">Sensibilisée depuis de nombreuses années à ces sujets, alertée par les acteurs économiques et les syndicats sur l&rsquo;urgence croissante d&rsquo;une réaction, j&rsquo;avais déposé dès le 25 mars 2021 (avec le soutien du groupe CRCE) une <a href="https://www.senat.fr/leg/ppl20-489.html" target="_blank" rel="noopener">proposition de loi visant à la création d’un programme national d’intelligence économique</a>. C&rsquo;est à la suite de ce premier travail parlementaire que la Commission des affaires économiques du Sénat a décidé d&rsquo;une Mission d&rsquo;information dont j&rsquo;étais la rapportrice avec Jean-Baptiste Lemoyne (RDPI), avec le soutien affirmé de Franck Montaugé (PS) et Serge Babary (LR), qui vient de remettre son rapport qui propose une accélération dans la stratégie d&rsquo;intelligence économique de la France. Ce rapport a été adopté ce matin à l&rsquo;unanimité par la Commission des affaires économiques du Sénat.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;actualité récente témoigne encore de l&rsquo;urgence d&rsquo;agir, alors que nous avons été marqués par des affaires lourdes dans le passé : la vente des turbines d&rsquo;Alstom à l&rsquo;Américain General Electric ; la vente de Technip, leader mondial d&rsquo;ingénierie pétrolière et sous-marine à un autre groupe américain ; le projet de cession des Chantiers de l&rsquo;Atlantique à l&rsquo;Italien Fincantieri associé à un conglomérat public chinois&#8230; Manifestement notre pays n&rsquo;a pas su anticiper et parfois réagir à temps. Des spécialistes de l&rsquo;Intelligence économique soulignent également que dans l&rsquo;affaire de l&rsquo;annulation de la vente de sous-marins à l&rsquo;Australie, des « signaux faibles » n&rsquo;ont pas été clairement perçus.</p>
<p style="text-align: justify;">On voit l&rsquo;importance de la veille stratégique mais aussi informationnelle de la capacité à anticiper.</p>
<p style="text-align: justify;">Si, aujourd&rsquo;hui, il existe au sein du ministère de l&rsquo;économie et des finances une organisation autour de la sécurité économique des secteurs hyper-stratégiques, elle reste essentiellement défensive, et elle ne prend malheureusement pas en compte la globalité de l&rsquo;enjeu Intelligence économique, tant dans son volet offensif que défensif. C&rsquo;est la raison pour laquelle notre première recommandation vise à <strong>concevoir une stratégie nationale d’intelligence économique</strong> (SNIE) <strong>intégrant les volets défensif et offensif de l’intelligence économique au sein d’un document validé au niveau interministériel. Le pilotage de cette SNIE serait confié à un Secrétariat général à l’intelligence économique</strong> (SGIE), <strong>structure interministérielle rattachée directement au Premier ministre. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce rapport est une première étape, il est nécessaire d&rsquo;inscrire désormais dans la loi cette nouvelle stratégie et sa gouvernance. C&rsquo;est pourquoi nous déposerons en septembre avec mes collègues une nouvelle proposition transpartisane de loi afin de concrétiser nos travaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rapport est consultable sur le site du Sénat et vous le retrouverez ci-dessous, ainsi que les 14 autres recommandations du Rapport.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Recommandation n° 2 :</span> proroger au-delà du 31 décembre 2023, voire pérenniser, l’abaissement de 25 % à 10 % du seuil des droits de vote déclenchant le contrôle des investissements réalisés par des investisseurs tiers à l’Union européenne au sein de sociétés cotées.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Recommandation n° 3 :</span> assurer le suivi dans le temps des engagements des investisseurs dont l’autorisation d’investissement est assortie de conditions en confiant cette mission à la direction générale du Trésor.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Recommandation n° 4 :</span> instaurer un débat annuel sur l’intelligence économique au Parlement qui prendra en compte la publication du rapport annuel de la direction générale du Trésor sur le contrôle des investissements étrangers en France (IEF) et le respect des engagements des investisseurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Recommandation n° 5 :</span> inciter chaque organisme de recherche à se doter d’un schéma directeur pour l’intelligence économique – à l’instar de ce qui a été mis en place au sein du CEA – à l’aide d’un référentiel commun aux organismes de recherche sur les risques de captation des informations scientifiques et technologiques. Les inciter également à nommer un référent pour l’intelligence économique.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Recommandation n° 6 :</span> définir au sein de la SNIE la stratégie française de normalisation et les sujets prioritaires pour la France.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Recommandation n° 7 :</span> dans le cadre de la réforme annoncée du CIR, intégrer dans l’assiette les dépenses des TPE-PME liées à l’adaptation à la normalisation et augmenter le plafond de la prise en charge actuelle des dépenses de participation aux réunions de normalisation.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Recommandation n° 8 :</span> donner pour mission aux services de renseignement d’établir un rapport annuel national déclassifié cartographiant les menaces pesant sur la France, sur le modèle du rapport ATA aux États-Unis dédié à l’évaluation annuelle des menaces. Ce rapport inclurait, en lien avec le Haut-commissariat au Plan et France Stratégie, des informations sur les menaces économiques, technologiques et scientifiques ainsi que sur l’impact des normes et des législations extraterritoriales.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Recommandation n° 9 :</span> renforcer le cadre déontologique applicable aux mobilités vers le secteur privé des fonctionnaires et des contractuels ayant occupé des postes dans des domaines souverains, dans des services de renseignement ou faisant partie des domaines stratégiques en matière d’intelligence économique tels que définis par la SNIE, en restreignant fortement leur mobilité vers des entreprises contrôlées par des puissances étrangères voire vers les États étrangers eux-mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Recommandation n° 10 :</span> Donner une mission de pilotage de la stratégie nationale d’intelligence économique à un Secrétariat général à l’intelligence économique (SGIE) dont la pérennité serait garantie par son inscription au sein de la loi. Ce SGIE devrait présenter les caractéristiques suivantes :</p>
<p style="text-align: justify;">• être doté d’une équipe pluridisciplinaire dédiée ;</p>
<p style="text-align: justify;">• être dirigé par un Secrétaire général qui soit également Conseiller du Premier ministre sur les questions d’intelligence économique, sur le modèle du Secrétariat général aux affaires européennes (SGAE) ;</p>
<p style="text-align: justify;">• disposer d’un adjoint au SGIE qui soit le chef du service de l’information stratégique et de la sécurité économique (SISSE) afin d’assurer une bonne coordination avec la politique de sécurité économique pilotée par les ministères économiques et financiers (MEF) ;</p>
<p style="text-align: justify;">• disposer de relais au sein de chaque ministère avec des correspondants ministériels à l’intelligence économique et à la normalisation.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Recommandation n° 11 :</span> former des correspondants « intelligence économique » au niveau des compagnies de gendarmerie (arrondissements) pour démultiplier les capteurs et les habiliter à conduire des visites de sensibilisation afin de toucher les PME-TPE au plus près des territoires.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Recommandation n° 12 :</span> constituer un réseau de sous-préfets référents à l’intelligence économique désignés par les préfets de département et de référents à l’intelligence économique au sein de chaque administration déconcentrée de l’État chargée d’une mission économique ou financière.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Recommandation n° 13 :</span> afin de renforcer la coopération État-régions au service de la SNIE, systématiser la création dans chaque région d’un comité régional à l’intelligence économique (CRIE) qui assurerait le pilotage de la déclinaison territoriale de la politique publique d’intelligence économique (PPIE) et rassemblerait les représentants des services de l’État, des collectivités, des opérateurs économiques, de la recherche et des entreprises. Ce CRIE pourrait avoir deux formations :</p>
<p style="text-align: justify;">• une formation « plénière », qui serait coprésidée par les préfets de région et les présidents de conseils régionaux. Elle serait réunie au moins une fois par an et accueillerait tous les acteurs de l’intelligence économique ;</p>
<p style="text-align: justify;">• une formation « restreinte », dédiée à la sécurité économique, qui associerait le conseil régional et se réunirait plus fréquemment sur des sujets opérationnels, notamment les menaces pesant sur les entreprises du territoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Recommandation n° 14 :</span> introduire un volet « intelligence économique » dans tous les schémas régionaux de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII).</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Recommandation n° 15 :</span> introduire systématiquement dans les nouveaux contrats d’objectifs et de performance entre l’État et CCI France un volet « intelligence économique » accompagné des moyens adéquats afin d’en faire une priorité du réseau des CCI.</p>


<div class="_df_book df-lite" id="df_15350"  data-title="rapport-intelligence-economique-12-juillet-2023" _slug="rapport-intelligence-economique-12-juillet-2023" wpoptions="true" thumbtype="bg" ><p class="df-raw-loading">Please wait while flipbook is loading. For more related info, FAQs and issues please refer to <a href="https://wordpress.org/plugins/3d-flipbook-dflip-lite/#installation">DearFlip WordPress Flipbook Plugin Help</a> documentation.</p></div><script class="df-shortcode-script" type="application/javascript">window.option_df_15350 = {"outline":[],"forceFit":"true","autoEnableOutline":"false","autoEnableThumbnail":"false","overwritePDFOutline":"false","direction":"1","pageSize":"0","source":"https:\/\/www.mnlienemann.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/r22-8721.pdf","wpOptions":"true"}; if(window.DFLIP && window.DFLIP.parseBooks){window.DFLIP.parseBooks();}</script>


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		<title>Intégrer la normalisation volontaire dans notre stratégie de reconquête économique &#8211; questions écrites au gouvernement, 11 juillet 2023</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2023/07/integrer-la-normalisation-volontaire-dans-notre-strategie-de-reconquete-economique-questions-ecrites-au-gouvernement-11-juillet-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 13:34:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Questions écrites au gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Reconquête industrielle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Normalisation volontaire et crédit-impôt recherche Mme Marie-Noëlle Lienemann attire l&#8217;attention de Mme la ministre de l&#8217;enseignement supérieur et de la recherche sur le rapport de l’AFNOR de janvier 2022 qui souligne les propositions de simplification d’élaboration des normes volontaires que la France gagnerait à adopter pour une plus grande efficacité dans les prochaines années. On [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2>Normalisation volontaire et crédit-impôt recherche</h2>



<p>Mme Marie-Noëlle Lienemann attire l&rsquo;attention de Mme la ministre de l&rsquo;enseignement supérieur et de la recherche sur le rapport de l’AFNOR de janvier 2022 qui souligne les propositions de simplification d’élaboration des normes volontaires que la France gagnerait à adopter pour une plus grande efficacité dans les prochaines années.</p>



<p>On ne doit pas opposer dans notre pays recherche fondamentale et recherche appliquée. L’une et l’autre se nourrissent réciproquement.</p>



<p>Par contre, le fait de donner un débouché économique et productif au résultat de la recherche fondamentale et appliquée est un enjeu déterminant pour la réindustrialisation de notre pays et sa compétitivité.</p>



<p>Dans cette perspective, la réflexion sur la production des normes qui nous donneraient un avantage comparatif à des produits innovant français est essentielle.</p>



<p>Dans ce contexte, la normalisation volontaire tient une place prépondérante en raison de sa mission d’encadrement, de maîtrise et d’accompagnement des progrès techniques et s’inscrit pleinement dans les prérogatives de nos entreprises et de l’ensemble des acteurs de la recherche publique et privée.</p>



<p>L’AFNOR souligne cependant dans son rapport l’absence de la normalisation volontaire parmi les critères d’obtention du crédit-impôt recherche. C’est un défaut qu’il nous faut résoudre au plus vite si l’on veut favoriser les débouchés opérationnels concrets de la recherche et de la R&amp;D.</p>



<p>Madame Lienemann demande donc à Madame la ministre ce que prévoit le gouvernement pour réformer du crédit-impôt recherche en ce sens.</p>



<h2>Normalisation volontaire et appels à projets</h2>



<p>Madame Marie Noëlle Lienemann attire l’attention de M. le ministre de la transformation et de lafFonction publique sur le rapport de l’AFNOR de janvier 2022 qui souligne les propositions de simplification d’élaboration des normes volontaires que la France gagnerait à adopter pour une plus grande efficacité dans les prochaines années.</p>



<p>Les appels à projets sont aujourd’hui au cœur du dispositif des politiques publiques, fixant aux acteurs économique et public le cadre pour participer à la mise en œuvre de l’action des pouvoirs publics.</p>



<p>Les appels à projet sont principalement construits sur des critères économiques et de coûts de mise en œuvre. Quand il s’agit de réplicabilité et de faisabilité des projets, la question des normes volontaire est cependant absente des discussions et des critères d’évaluation du projet présenté par les entités répondant aux appels à projet.</p>



<p>Il est nécessaire d’y ajouter des éléments obligeant à démontrer le caractère normatif des nouvelles technologies mise en œuvre. Il me paraîtrait utile d’ajouter des éléments pré-normatifs dans la présentation des dossiers répondants aux appels à projets.</p>



<p>Marie Noëlle Lienemann demande donc à M. le ministre si le gouvernement prévoit une réforme des critères requis pour l’évaluation des appels à projets. Elle lui demande également si le gouvernement compte obliger les candidats à fournir des éléments pré-normatifs dans leurs réponses aux appels à projets publics.</p>



<h2>Cadre législatif de la normalisation volontaire</h2>



<p>Mme Marie-Noëlle Lienemann attire l&rsquo;attention de M. le ministre de l&rsquo;économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le rapport de l’AFNOR de Janvier 2022 qui souligne les propositions de simplification d’élaboration des normes volontaires que la France gagnerait à adopter pour une plus grande efficacité dans les prochaines années.</p>



<p>Ce rapport fait état de la nécessité pour notre pays de se doter d’un cadre législatif qui guide les besoins de normalisation pour nos entreprises, afin de réviser la loi de 1941 qui ne répond plus aujourd’hui à nos besoins.<br>Cette évolution tiendrait un rôle important en vue d’améliorer la compétitivité de nos entreprises et de rééquilibrer nos échanges internationaux. D’ailleurs, ce travail avait déjà été initié par la loi PACTE en 2019 sans malheureusement faire l’objet d’un débat approfondi au parlement. Depuis cette date, les dispositions contenues dans ce qui aurait dû être son article 170, retoqué par le conseil constitutionnel pour raison de forme procédurale le 16 mai 2019, n’ont pour le moment pas été réintroduites par le biais d’un projet de loi ad hoc.</p>



<p>À l’heure où l&rsquo;Union européenne semble reprendre la main sur cette question en poussant depuis 2022 ce qu’elle appelle une « nouvelle approche », l’objectif de la France doit être de se doter des outils législatifs adaptés pour contrer la centralisation des pouvoirs juridiques et décisionnels aux mains d’acteurs de poids tels que les Etats-Unis et la Chine. La France et l&rsquo;Union européenne doivent affirmer la primauté des normes européennes au sein du marché commun. À terme, cela pourrait donner la capacité à l’Europe à la fois de réguler son marché, mais également de s’imposer au niveau normatif. Aussi apparaît-il clairement que la France doit rattraper le retard accumulé et affirmer son propre cadre normatif pour préserver sa souveraineté et réaffirmer ses principes.</p>



<p>Madame Marie-Noëlle Lienemann demande donc à M. le ministre ce que compte faire le gouvernement pour répondre aux recommandations de l’AFNOR et pour rattraper le retard accumulé depuis 1941 au niveau législatif. Elle lui demande également si le gouvernement compte abroger la loi de 1941 et proposer un nouveau projet de loi qui reprendra les dispositions proposées par l’ancien article 170 de la loi PACTE.</p>



<h2>Normalisation volontaire et formation des agents de la fonction publique</h2>



<p>Mme Marie-Noëlle Lienemann attire l&rsquo;attention de M. le ministre de la transformation et de la fonction publiques sur le rapport de l’AFNOR de janvier 2022 qui souligne les propositions de simplification d’élaboration des normes volontaires que la France gagnerait à adopter pour une plus grande efficacité dans les prochaines années.</p>



<p>Les normes volontaires s’inscrivent à part entière dans le processus des politiques publiques, elles sont un cadre de référence qui vise à fournir des lignes directrices, des prescriptions techniques ou qualitatives pour des produits, services ou pratiques au service de l’intérêt général. Elles sont le fruit d’une co-production entre les professionnels et les utilisateurs qui se sont engagés dans leur élaboration. Ainsi, les cadres et techniciens des entreprises tout comme les fonctionnaires participent aux choix des normes et à leur application, que ce soit dans la mise en œuvre de politiques publiques ou l’élaboration de nouvelles normes. Ce processus est donc au cœur du travail de l’ensemble de nos services publics.</p>



<p>Pourtant, aujourd’hui, aucune formation &#8211; que ce soit dans les écoles de la haute fonction publique d’Etat et territoriales ou au cœur des formations de nos cadres administratifs et agents techniques ne propose des cours sur la normalisation volontaire.<br>C’est pourtant un élément central, qui devrait figurer parmi les apports en culture générale et en compétence juridique de nos agents et futurs agents, cette absence pose question sur la manière dont nous appréhendons actuellement l’avenir et la pérennité de l’action publique.</p>



<p>Madame Marie-Noëlle Lienemann demande à M. le ministre ce que compte faire le gouvernement pour mettre fin à l’absence de la normalisation volontaire dans le parcours de formation des fonctionnaires. Elle lui demande ce que le gouvernement prévoit pour réviser le programme des grandes écoles publiques pour y intégrer un cursus dédié à la normalisation volontaire.</p>



<h2>Guide légistique et normalisation volontaire</h2>



<p>Mme Marie-Noëlle Lienemann attire l&rsquo;attention de M. le ministre de l&rsquo;économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le rapport de l’AFNOR de janvier 2022 qui souligne les propositions de simplification d’élaboration des normes volontaires que la France gagnerait à adopter pour une plus grande efficacité dans les prochaines années.<br>Comme le rappelle l’AFNOR, le secrétariat général du Premier ministre publie en France de manière régulière un guide légistique à destination des rédacteurs de projets de textes législatifs ou réglementaires et des personnes qui interviennent à différents titres dans l’élaboration de la loi.</p>



<p>Ce guide énonce et illustre par des exemples et contre-exemples les techniques de conception et de rédaction des textes et leurs principes juridiques. Il rappelle les principales règles de procédure applicables, en y intégrant également des développements sur les mesures individuelles et les textes internationaux.</p>



<p>Ce guide légistique est un outil incontournable pour de nombreux acteurs et un atout pour le travail des Hauts Fonctionnaires.<br>Les fonctionnaires dans leur ensemble se retrouvent en première ligne face à la problématique des normes volontaires par leur collaboration avec le monde de l’entreprise, à leur application dans l’ensemble des politiques publiques qu’elles soient territoriales ou nationales, notamment lors des appels à projets.<br>Le plus étonnant est que l’AFNOR a souligné dans son rapport l’absence de référence dans ce guide à l’élaboration des normes volontaires, là où l&rsquo;Union européenne a déjà inscrit ces problématiques dans le guide légistique à destination du Parlement européen depuis de nombreuses années.</p>



<p>Mme Lienemann demande donc à M. le ministre ce que compte faire le gouvernement pour améliorer la diffusion des connaissances juridiques en matière de norme volontaire. Elle lui demande également si le gouvernement a prévu de mettre à jour le guide légistique et d’y inscrire le bon usage de la normalisation volontaire à l’image de ce qu’a entrepris l&rsquo;Union européenne avant nous.</p>



<h2>Enseignants-chercheurs et normalisation volontaire</h2>



<p>Mme Marie-Noëlle Lienemann attire l&rsquo;attention de Mme la ministre de l&rsquo;enseignement supérieur et de la recherche sur le rapport de l’AFNOR de janvier 2022 qui souligne les propositions de simplification d’élaboration des normes volontaires que la France gagnerait à adopter pour une plus grande efficacité dans les prochaines années.</p>



<p>À l’heure de la réindustrialisation et du changement climatique, les enseignants-chercheurs en France sont de plus en plus sollicités dans la recherche et dans le développement des technologies d’avenir. La concurrence économique dérégulée et le progrès technique ne cessent de placer nos scientifiques en premier ligne, dans une confrontation avec les autres universités et acteurs privés dans le monde.</p>



<p>Dans cette course contre la montre, la nécessité d’accompagner convenablement ces transformations devrait apparaître comme naturelle. Malgré cela, les statuts et critères d’évaluation des enseignants-chercheurs ne semblent pas aujourd’hui prendre en compte tous les aspects de leur engagement.</p>



<p>En effet, le secteur public et le secteur privé de la recherche étant de plus en plus amenés à travailler en complémentarité, cette collaboration implique de donner une plus grande importance à la normalisation volontaire. Cependant, l’implication des enseignants-chercheurs dans ce processus n’est toujours pas reconnue que ce soit dans leurs statuts ou dans leurs critères d’évaluation, posant une question de fond sur notre manière d’appréhender cette normalisation. Cette non-reconnaissance du rôle majeur des enseignants-chercheurs dans le processus conduit à donner l’impression d’un monopole du secteur privé ce qui n’est pas la réalité.</p>



<p>Madame Lienemann demande donc à Madame la ministre si le gouvernement prévoit une réforme du statut et des critères d’évaluation des enseignants-chercheurs pour corriger cette situation. Elle lui demande notamment que soit reconnu l’élaboration de la normalisation volontaire comme une de leurs prérogatives.</p>
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		<title>Fermeture récente de l&#8217;usine de médicaments Synthexim de Calais &#8211; question écrite au gouvernement, 23 juin 2023</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2023/06/fermeture-recente-de-lusine-de-medicaments-synthexim-de-calais-question-ecrite-au-gouvernement-23-juin-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jun 2023 16:31:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Questions écrites au gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[Santé Social]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté sanitaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mme Marie-Noëlle Lienemann demande à M. le ministre de l&#8217;économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique d&#8217;agir au plus vite suite à la fermeture de l&#8217;usine Synthexim de Calais.Au début du mois de mai, le tribunal de commerce d&#8217;Orléans a prononcé la liquidation judiciaire de Synthexim, usine fabricant des principes actifs et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;">Mme Marie-Noëlle Lienemann demande à M. le ministre de l&rsquo;économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique d&rsquo;agir au plus vite suite à la fermeture de l&rsquo;usine Synthexim de Calais.<br />Au début du mois de mai, le tribunal de commerce d&rsquo;Orléans a prononcé la liquidation judiciaire de Synthexim, usine fabricant des principes actifs et intermédiaires de synthèse organique destinés à l’industrie pharmaceutique à Calais (Pas-de-Calais). Elle a fermé définitivement ses portes ce 31 mai 2023, 120 ans après sa création.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2013, alors qu&rsquo;elle s&rsquo;appelait encore Calaire Chimie, l&rsquo;entreprise faisait déjà face à un risque de liquidation. Reprise par la société Synthexim, filiale du groupe Axyntis, elle avait alors supprimé 111 postes. Les 110 salariés restants du site sont abasourdis face à la liquidation judiciaire de leur entreprise. Deux repreneurs, l&rsquo;un français et l&rsquo;autre italien, avaient pourtant manifesté leur intérêt mais aucun n&rsquo;a finalement déposé d&rsquo;offre de reprise.<br />Entendu le 10 mai 2023 au Sénat par la commission d&rsquo;enquête sur les pénuries de médicaments, le PDG David Simmonet, a expliqué, entre autres, que l&rsquo;inaccessibilité du fret ferroviaire a eu des conséquences sur la logistique du site : «Les pertes se sont accumulées. Le groupe a financé le maintien en conditions industrielles en anticipant une forte hausse de l’activité pharmaceutique». Ces pertes seraient évaluées à 26 millions d&rsquo;euros en dix ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, les pouvoirs publics auraient pu agir notamment, comme cela a été proposé par les élus du territoire, en mobilisant l&rsquo;usine face aux difficultés d&rsquo;approvisionnement en Ritaline, médicament utilisé pour soigner les personnes atteintes de trouble du déficit de l&rsquo;attention avec hyperactivité.</p>
<p style="text-align: justify;">Or le 13 juin dernier en Ardèche, le président de la République a annoncé la relocalisation de la production de médicaments essentiels et notamment la production de principes actifs, dont la moitié des produits considérés comme prioritaires doivent voir leur fabrication relocalisée ou considérablement augmentée dans les 5 années à venir.</p>
<p style="text-align: justify;">Il serait absurde que la fermeture récente de l&rsquo;usine Synthexim de Calais ne soit pas prise en compte en urgence : les locaux existent, les savoir-faire et les compétences sont encore sur le territoire avec des salariés qui ne demandent qu&rsquo;à reprendre leur activité et, enfin, à notre connaissance, les lignes de production du site n&rsquo;ont pas encore été déménagées.<br />Il faut agir et vite !</p>
<p style="text-align: justify;">Mme Lienemann demande donc à M. le Ministre ce que compte faire le gouvernement pour empêcher la dégradation du site industriel, pour éviter le déménagement de l&rsquo;outil de production et pour réinstaller au plus vite une activité de production de principes actifs en employant les salariés compétents de l&rsquo;usine Synthexim de Calais.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2023/06/fermeture-recente-de-lusine-de-medicaments-synthexim-de-calais-question-ecrite-au-gouvernement-23-juin-2023/">Fermeture récente de l&rsquo;usine de médicaments Synthexim de Calais &#8211; question écrite au gouvernement, 23 juin 2023</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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		<title>Industrie Verte : une loi qui ne va pas à l&#8217;essentiel</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2023/06/industrie-verte-une-loi-qui-ne-va-pas-a-lessentiel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jun 2023 10:22:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie & transition écologique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Sénat a fini d&#8217;examiner hier le projet de loi « industrie verte » et je publierai rapidement quelques unes de mes interventions. J&#8217;avais dès l&#8217;examen en commission exprimé mon point de vue sur ce texte qui ne nuit pas mais ne résout rien. Je voudrais insister sur le fait qu&#8217;en réduisant la réindustrialisation à une branche [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;">Le Sénat a fini d&rsquo;examiner hier le projet de loi « industrie verte » et je publierai rapidement quelques unes de mes interventions. J&rsquo;avais dès l&rsquo;examen en commission exprimé mon point de vue sur ce texte qui ne nuit pas mais ne résout rien.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voudrais insister sur le fait qu&rsquo;en réduisant la réindustrialisation à une branche de l&rsquo;industrie verte, nous passons à côté du point essentiel : c&rsquo;est bien plutôt la réindustrialisation globale du pays, accompagnée d&rsquo;une décarbonation, qui constitue une pratique écologique. Réimplanter en France des industries qui sont aujourd&rsquo;hui à l&rsquo;étranger signifie rapprocher le consommateur et l&rsquo;usage, et donc rompre avec la logique actuelle de mondialisation, même intra-européenne. M. Gay est bien optimiste sur ce sujet, car la France a en effet subi beaucoup de délocalisations en faveur des pays de l&rsquo;est de l&rsquo;Europe et de l&rsquo;Espagne.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut a minima changer de titre du projet de loi. L&rsquo;industrie française a bien souvent concentré ses efforts sur deux ou trois secteurs, et notre réussite dans ces derniers nous donne l&rsquo;illusion que nous sommes en train de réindustrialiser. Ce mode de pensée, notamment, nous a fragilisés, lors de la désindustrialisation. La réindustrialisation doit être globale.</p>
<p style="text-align: justify;">Concernant le financement des TPE et des PME, ce texte n&rsquo;est pas sérieux ! Si on ne prend pas conscience de l&rsquo;ampleur du financement à mobiliser pour assurer une industrie décarbonée, pour éviter les délocalisations et pour relocaliser, si on ne mène pas une réflexion holistique, on s&#8217;empêche de trouver les leviers stratégiques pour retrouver de notre souveraineté économique.</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai toujours soutenu l&rsquo;idée d&rsquo;une aide fiscale pour accélérer la robotisation, c&rsquo;est un réel enjeu, mais il s&rsquo;agit d&rsquo;un sujet restreint au regard des besoins. Aucune réflexion n&rsquo;est menée sur les moyens à mobiliser, la manière de les mobiliser, et leur fléchage. Par exemple, nous n&rsquo;avons jamais donné suite à cette vieille idée d&rsquo;utiliser l&rsquo;assurance-vie des particuliers pour financer la réindustrialisation. La banque publique d&rsquo;investissement (BPI) n&rsquo;est finalement qu&rsquo;un « air-bag des banques », permettant de partager les risques.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, le projet de loi ne contient aucune mesure concernant l&rsquo;association des salariés, par le biais de leurs associations syndicales. Souvent, les organisations syndicales jouent les lanceurs d&rsquo;alerte sur les risques. Certes, on a instauré le Beges, mais a-t-on assez de fonctionnaires pour en vérifier la conformité ? De même, le ministère de l&rsquo;économie ne contrôle guère les prix de transfert. Il me paraît donc nécessaire de réfléchir à une codétermination, de déléguer des droits d&rsquo;alerte, d&rsquo;informations et d&rsquo;intervention.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, la France devrait mieux utiliser les règles européennes et créer un rapport de force pour se laisser une marge de manœuvre, notamment en ce qui concerne le bilan carbone et le principe de proximité. Ce dernier n&rsquo;est jamais appliqué aujourd&rsquo;hui, alors même qu&rsquo;il aurait constitué un bon équivalent économique au principe de subsidiarité. On a refusé cette bataille, on en paie le prix fort.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette loi n&rsquo;est pas dramatique, mais elle ne résout rien.</p>
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		<title>« Industrie Verte » : aveuglement volontaire sur les marchés publics, les règles européennes et les négociations sociales</title>
		<link>https://www.mnlienemann.fr/2023/06/industrie-verte-aveuglement-volontaire-sur-les-marches-publics-les-regles-europeennes-et-les-negociations-sociales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mnlienemann]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[En vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie]]></category>
		<category><![CDATA[Industrie & transition écologique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mardi 20 juin en fin d&#8217;après-midi, je suis intervenue à plusieurs reprises dans le débat en séance au Sénat lors de l&#8217;examen du projet de loi dit « industrie verte ». Retrouvez ces interventions ci-dessous. Les travailleurs sont au cœur des transformations à venir, et doivent donc en être les acteurs. Sans contrôle social, les entreprises ne [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;">Mardi 20 juin en fin d&rsquo;après-midi, je suis intervenue à plusieurs reprises dans le débat en séance au Sénat lors de l&rsquo;examen du projet de loi dit « industrie verte ». Retrouvez ces interventions ci-dessous.</p>



<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/6Wf-nWVLxMg" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen=""></iframe>



<p style="text-align: justify;">Les travailleurs sont au cœur des transformations à venir, et doivent donc en être les acteurs. Sans contrôle social, les entreprises ne sont pas incitées à être vertueuses.</p>
<p style="text-align: justify;">Elles doivent mettre en œuvre leurs obligations en matière de BEGES. Dans la pratique, le dialogue social est le levier le plus efficace pour que l&rsquo;entreprise suive une trajectoire de décarbonation, par souci d&rsquo;acceptabilité sociale. Pour anticiper les risques, il faut négocier avec les représentants des salariés. À défaut d&rsquo;aboutissement de la négociation, le plan est soumis à un avis conforme du comité social et économique (CSE). Les organisations syndicales doivent être parties prenantes et garantes des transformations écologiques.</p>
<p style="text-align: justify;">En matière de négociation salariale, il n&rsquo;y a pas de surtransposition. Chez nombre de nos voisins, à commencer par l&rsquo;Allemagne, il existe, au-delà du devoir de transparence, un principe de codécision. Le Gouvernement prétend être attaché à la négociation, mais, sur un sujet pourtant peu conflictuel, il refuse d&rsquo;avancer vers plus de démocratie sociale&#8230; Quelle occasion manquée !</p>



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<p style="text-align: justify;">Je comprends l&rsquo;argument de Bruno Le Maire sur les conséquences d&rsquo;une obligation imposée dès aujourd&rsquo;hui pour l&rsquo;émergence de filières françaises. Nous sommes toujours confrontés à l&rsquo;impossibilité d&rsquo;imposer un critère de proximité alors que c&rsquo;est un élément écologique, puisqu&rsquo;il limite le transport.</p>
<p style="text-align: justify;">Tant que le gouvernement français ne créera pas de rapport de force en Europe sur ce sujet, nous aurons le plus grand mal à faire émerger les filières françaises. Quand je siégeais au Parlement européen, j&rsquo;entendais mes collègues chanter à tout bout de champ les louanges de la subsidiarité &#8230; sauf concernant les marchés ! Le grand marché devait faire baisser les prix &#8211; ce qui n&rsquo;est jamais arrivé, et la France s&rsquo;est désindustrialisée.</p>
<p style="text-align: justify;">Or selon M. Le Maire, le Gouvernement et le Parlement français devraient attendre gentiment que le droit européen évolue&#8230; Mais il est dans notre rôle d&rsquo;envoyer un message à nos amis européens ! Pendant des années, appeler à privilégier les achats européens était un crime de lèse-majesté ; maintenant, c&rsquo;est à la mode, car l&rsquo;échec du grand déménagement du monde est patent.</p>
<p style="text-align: justify;">Je connais ce discours de l&rsquo;achat européen, mais l&rsquo;industrie française est constituée de nains : si nous ne prenons pas des mesures pour l&rsquo;avantager, nous ne ferons que renforcer l&rsquo;Allemagne et les pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, vers lesquels le gros des délocalisations françaises a été dirigé. Si nous n&rsquo;agissons pas, nous resterons des nains industriels. Et je doute fort que la petite entreprise des Vosges réponde à beaucoup d&rsquo;appels d&rsquo;offres publics en Pologne&#8230;</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr/2023/06/industrie-verte-aveuglement-volontaire-sur-les-marches-publics-les-regles-europeennes-et-les-negociations-sociales/">« Industrie Verte » : aveuglement volontaire sur les marchés publics, les règles européennes et les négociations sociales</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mnlienemann.fr">Marie-Noëlle Lienemann</a>.</p>
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