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« Macron veut tirer les institutions vers une hyperprésidentialisation »

MNL_03-07-2017Public Sénat  – le lundi 3 juillet 2017

La sénatrice PS de Paris Marie-Noëlle Lienemann était au micro de Public Sénat avant son départ pour Versailles, où elle assistera au discours d’Emmanuel Macron devant le Parlement réuni en Congrès.

Marie-Noëlle Lienemann : « Macron veut tirer… par publicsenat

Contrairement aux députés de La France insoumise et aux parlementaires communistes, qui ont décidé de boycotter l’évènement, Marie-Noëlle Lienemann a choisi d’y assister. Si elle assure « pouvoir les comprendre », elle se dit plus « traditionaliste », au sens où « on mène des combats hors et dans les institutions ». « Ceux qui ne viennent pas sont assez d’accord sur le diagnostic », ajoute-t-elle.

La sénatrice se dit « sans illusions », et même « un peu en colère sur la manière dont Macron veut tirer les institutions vers une hyperprésidentialisation ». Elle est « déterminée à combattre d’abord cette lecture des institutions » et sera « attentive à ses annonces dont (elle) redoute le contenu au regard de son programme ».

« Cette Ve République ne peut pas durer ainsi. On peut engager une procédure de référendum d’initiative populaire pour dire qu’on veut changer nos institutions, qu’il faut les transformer dans un sens plus respectueux du peuple et donc du Parlement », propose Marie-Noëlle Lienemann.

Emmanuel Macron a choisi de s’exprimer la veille de la déclaration de politique générale de son premier ministre, Edouard Philippe. Encore une marque de la présidentialisation du régime, mais aussi une relégation du Premier ministre à un rôle de simple « exécutant » comme le souligne la sénatrice de Paris. « Si ceux qui soutiennent Edouard Philippe versent des larmes de crocodile, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes, il n’est pas obligé de rester. »

« On croit  que rien n’est grave à l’instant T et on se rend compte a posteriori que c’est grave », prévient Marie-Noëlle Lienemann.

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